23 janvier 2009

White Lies - To Lose My Life Or Lose My Love

Alors, voici un nouveau groupe anglais encensé par le NME, un de plus, me direz-vous. Et à l'écoute de leur musique, on constate rapidement qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. A croire décidément que l'Angleterre ne produit rien de neuf en matière de rock depuis belle lurette. Et bien, oui, car la musique des White Lies ressemble à s'y méprendre à celle de tous ces nouveaux groupes inspirés par la new-wave tendance gothique du début des années 80, celle de Joy Division et des Cure. Et si Interpol était du sous-Joy Division, les Editors du sous-Interpol, les White Lies pourraient être considérés comme du sous-Editors, se rapprochant par moment des pénibles Killers (américains cette fois-ci). Bon, c'est vrai, je suis un peu méchant avec ce groupe, car il trouvera sans doute ses fans. Et il y a quand même quelques titres efficaces, pour peu qu'on soit disposé à écouter ce genre de musique pompière, prête à enflammer les stades. Mais la recette commence à être archi-connue : un zest de noirceur dans les paroles (le mot "dead" ou "kill" doit être employé dans à peu près tous les morceaux), une basse bien lourde, un chanteur à voix grave et une attitude de poseurs ... Bref, ça ne suffit pas. (Site officiel)

4/10

Chroniques :
Les Inrocks
NME
Pitchfork



2 commentaires:

  1. C'est exactement ce que je me suis dit, du "sous-Editors". Pourtant j'aime bien Editors.

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  2. Les Editors, c'est vrai qu'en concert c'est pas mal, mais sur disque, je trouve ça assez quelconque finalement.
    Mais tout ça ne vaut pas bien sûr Joy Division : "She's lost control again" ;-)

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