Accéder au contenu principal

Regina Spektor - Far


Bon, que les choses soient claires tout de suite, je vais encore dire du mal d'une chanteuse. A croire que j'en veuille particulièrement à la gente féminine ... A moins que je ne sois tout simplement plus sévère lorsqu'il s'agit d'une femme. Toujours est-il que je n'ai jamais franchement été emballé par la musique de Regina Spektor. Et ce n'est pas ce nouveau disque "Far" qui va changer la donne. Pourtant, à la première écoute, j'y croyais ... mais je me suis vite lassé. Pourquoi ? J'avoue que j'ai du mal à l'expliquer. Peut-être tout simplement, parce que je trouve sa musique un peu fade, un peu facile, trop commune. Même si on sent que de temps en temps, elle veut casser tout cela, avec sa voix notamment, qui peut subrepticement partir dans les aigus. Bon, je sais, c'est méchant, Regina Spektor, ce n'est quand même pas de la "soupe commerciale", mais bizarrement, je trouve que ça manque de personnalité. Un peu trop Kate Bush ou Tori Amos pour être foncièrement honnête. Pourtant, j'entends partout qu'elle a un caractère fort et qu'elle dépote en concert, ce qui à l'écoute de ses disques me paraît assez paradoxal. Et si finalement, les journalistes qui en disent du bien (Télérama ou Les Inrocks entre autres) ne seraient-ils pas avant tout tombé sous le charme de la femme plutôt que de celui de l'artiste ? (MySpace)

5/10

Chroniques :
Slash-taste
Rolling Stones
Les Inrocks

Commentaires

  1. Bon je ne suis pas d'accord avec toi sur le point de vue strictement musical, son dernier opus est celui que je préfère depuis ses débuts très jazzy.

    Par contre je suis d'accord avec toi toi concernant son charme fou, je suis une fille et pourtant je ne peux m'empêcher de la trouver irrésistible, il suffit de visionner son clip Fidelity pour être accro à sa beauté !

    RépondreSupprimer
  2. Un seul smiley, on va pas être copain ;)

    Bon tu dis que tu n'as jamais été emballé par sa musique, donc forcément ce n'est pas avec les deux derniers albums que cela va s'améliorer (oui désolé Saab, mais Far est au mieux le prolongement de Begin to Hope).

    Là où je ne suis absolument pas d'accord avec toi, c'est sur le manque de personnalité (d'ailleurs le pour caractère fort c'est un peu exagéré) son album, et tous les autres, c'est elle totalement, à 100%. Mais ça ne correspondait peut être pas à la personnalité que tu attendais.

    Je comprends sa démarche et son envie de s'amuser et de faire quelque chose de différent en studio, travailler avec pleins de producteurs et musiciens différents, mais il faut l'avouer, elle n'est pas faite pour faire des disques, ses deux premiers albums sont parfaits car autoproduit (le deuxième a même été enregistré en 1 prise), Regina est faite pour jouer sur scène (je le pense depuis longtemps et peux le dire maintenant que je l'ai vue)

    RépondreSupprimer
  3. D'après ce que j'ai effectivement entendu, ce serait plutôt une artiste de scène. Car sur disque, je n'adhère pas vraiment, désolé.

    RépondreSupprimer
  4. Pas du tout ?, même si j'ai des tendances à dire que l'album est moyen, y'a quand même de grand moment, notamment Machine ou elle joue sur l'incroyable piano-building de David Byrne.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Exposition Electro - de Kraftwerk à Daft Punk - samedi 13 juillet 2019

De Kraftwerk à Daft Punk : tout un programme ! Comment résumer la musique électronique ? Question difficile à laquelle la nouvelle exposition de la Philharmonie de Paris ne répond pas vraiment. Mais le propre de tout mouvement est d'être en perpétuelle évolution. Il y a un avant en terme de techniques, d'instruments, ici assez bien raconté avec quelques antiquités électroniques, datant pour certaines de plus d'un siècle. On peut aussi y entendre Jean-Michel Jarre plus gros rassembleur de l'histoire avec des concerts de plus d'un million de spectateurs, parler de son incroyable matériel, la musique devenant une science, résultat de savants calculs incompréhensibles du commun des mortels. Il n'y a par contre pas d'avant et après en terme d'évolution musicale, il y a juste des influences multiples et diffuses, des styles divers et variés. Des villes qui ont créé des vocations comme Detroit (la techno), Chicago (la house) ou Berlin. Des artistes majeurs co…

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…

Kishi Bashi - Omoiyari

"Omoiyari" est un équivalent japonais d'empathie. Kaoru Ishibashi alias Kishi Bashi, est un américain d'origine japonaise. Comme beaucoup, l'arrivée au pouvoir de Donald Trump l'a fait réfléchir sur l'avenir de son pays en se remémorant son passé. Notamment celui particulièrement sanglant entre ses deux patries, celle de ses parents et la sienne. Celui de l'été 1942 ("Summer of 42") par exemple, peu de temps après l'attaque japonaise de Pearl Harbor et avant la riposte américaine qui culminera avec les bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki. Cette Histoire tragique qu'on voudrait tous oublier mais qui refait irrémédiablement surface quand on retrouve, à la tête des états, des personnes qui ont su gagner par la haine de l'autre, en voulant construire des murs par exemple. Un peu d'empathie, voilà ce dont le monde a besoin. Les oiseaux de la pochette sont à l'image de nous autres, humains, des êtres variés et fragiles.…