Accéder au contenu principal

Wilco - Wilco (The Album)


Alors voilà typiquement le genre de groupes qui pourraient tout à fait correspondre au titre de mon blog : "La musique à papa". Parce que justement je trouve leur musique assez "pépère". Et là, je sens déjà poindre la fronde des fans de Wilco. Car, en parcourant un peu les blogs à droite à gauche, je me suis rendu compte que le groupe de Jeff Tweedy avait son petit lot non négligeable d'admirateurs sur la toile. Là-dessus, je me suis donc dit qu'il fallait illico que je réécoute mieux Wilco car j'avais dû passer à côté de quelque chose. Indéniablement. J'ai alors profité de la sortie de leur dernier disque "Wilco (The Album)" - dis donc, ils ne sont pas foulés pour le titre - pour me replonger dans leur univers - mot devenu particulièrement à la mode depuis une certaine émission de télé-réalité de M6. Malheureusement, après plusieurs écoutes répétées, mon verdict est toujours le même : Wilco a beau faire de la musique intemporelle dans la pure lignée d'un Neil Young par exemple (Encore lui ! Décidément, ce type-là est l'inspiration principale de la moitié des groupes indie rock actuels) ou d'un Brian Wilson, je trouve cela plat, ça ne décolle pas, ça manque de folie, c'est gentillet, sans surprise. Et pourtant j'avoue que c'est très bien arrangé, que c'est de la vraie dentelle même. De la musique de vieux, belle et sans prise de risques. Un peu comme ces routes de l'ouest américain : les paysages sont très beaux mais ces longues lignes droites franchement monotones. Chacun son truc, mais pour ma part, je préfère les choses un peu plus tortueuses ou plus aériennes. Mais je dois sans doute me tromper ... en réécoutant leurs vieux disques peut-être ... (Site officiel)
5/10

Chroniques :
Bon pour les oreilles
Words and Sounds
Télérama

Commentaires

  1. Ecoute le double album live "Kicking Television". C'est celui qui m'a convaincu (ou converti, faut voir...).

    RépondreSupprimer
  2. C'est sûr que c'est pas leur meilleur, c'est même sans doute le moins bon (mais c'est Wilco quand même donc le moins bon ça reste un bon album!)

    RépondreSupprimer
  3. Je me faisais charrier quand je disais que j'aimais ce groupe avant. Même que ça m'énervait. Et pourtant, sur le fond, cette chronique dit vrai. C'est une musique pépère (un peu moins quand même que les Jayhawks par exemple) pour gens calmes. Cela étant dit, écoute la guitare électrique de "at least that's what you said". Juste ça.

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

The Monochrome Set - Fabula Mendax

Le Monochrome Set existe depuis bientôt 40 ans. Il a connu une période faste à ses débuts, à l'orée des années 70 et 80, durant laquelle le groupe inventait une pop à nulle autre pareille, bien éloignée du mouvement post-punk alors en plein essor ou de la new-wave balbutiante. La formation menée par Ganesh Seshadri, alias Bid, un soit-disant authentique prince indien, est à l'origine de beaucoup de vocations, notamment Morrissey ou Edwyn Collins. Le groupe arrivé trop tôt, reviendra trop tard dans les années 90, à l'heure de la brit-pop. Leurs mélodies précieuses et délicates n'avaient pas grand chose à voir avec le rock direct et un peu simplet de Oasis et consorts. Puis, il y a eu une nouvelle reformation à la fin des années 2000, après 10 nouvelles années de disette. Celle-ci ne semblait plus rien vouloir du tout, ne surfant pas avec une quelconque mode par essence éphémère. On sait déjà que le succès n'arrivera jamais, d'autant que la formation londonienne…

Temples - Hot Motion

Si le rock était encore à la mode, les anglais de Temples pourraient assurément emporter la mise, renvoyant les australiens de Tame Impala dans leur 22, avec ce "Hot Motion", troisième album encore plus direct et calibré que les précédents. Après avoir (un peu) délaissé les guitares pour les claviers, le temps de "Volcano", ils reviennent à un style plus "classique" et proche de leur premier essai, l'excellent "Sun Structures". C'est toujours la même recette : des mélodies accrocheuses dans la plus pure tradition anglaise, relevées par des arrangements très psychédéliques avec un bon gros son qui claque. Si on flirte parfois avec la facilité, comme sur "The Howl", ces jeunes anglais chics et très (trop?) stylés arrivent toujours à faire passer la pilule avec un petit changement de direction imprévu.  Car si le chemin d'ensemble est bien balisé, le groupe s'autorise de légères sorties de route qui font que ce "Hot …

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…