Accéder au contenu principal

The Antlers - Hospice


Voici un groupe qui commence à faire pas mal parler de lui dans le milieu de la blogosphère. Leur nouveau disque s'appelle "Hospice"et pourtant leur musique n'a pas grand chose à voir avec un truc pour vieux, encore que ... Pour les situer un peu, je vais reprendre ce qui se dit régulièrement à leur sujet : c'est Bon Iver qui reprend Arcade Fire. Avec un tel programme, forcément on en salive d'avance ... Malheureusement, même si effectivement, le chanteur possède une très belle voix, les mélodies ne sont pas renversantes et l'émotion ne passe pas souvent. Mais cet avis n'engage bien sûr que moi, car vu le nombres de critiques dithyrambiques sur "Hospice", je ne suis pas sûr (une fois de plus ?) de faire l'unanimité. Pourtant, j'avoue même m'ennuyer un peu à l'écoute de ce disque. Les titres sont assez longs et finalement pas très évolutifs. Du Arcade Fire, peut-être, mais un peu mou. Il faudra attendre encore un peu avant de trouver la perle rare de la rentrée, mais je ne désespère pas ... depuis le temps que je n'ai pas mis un petit 8 ... (MySpace)

6/10


Chroniques :
Fluctuat.net
Pitchfork
Midzik

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Destroyer - Ken

Découvert réellement au moment de son dernier et magnifique "Poison Season" - très bien classé dans mon top albums 2015 - Destroyer est déjà en passe de devenir un de mes groupes préférés. Son nouveau disque "Ken" a une étonnante référence : c'est le titre original du très beau "The Wild Ones" de Suede. Pourtant, l'univers musical de Dan Bejar est assez éloigné de celui de Brett Anderson, même si tous les deux puisent plus leur inspiration en Angleterre qu'en Amérique. La musique, assez proche de son "Kaputt" - son disque le plus adulé par la critique - revient à des sonorités eighties. On croirait entendre une sorte de New Order (les synthés sur "In The Morning" ou "Tinseltown Swimming in Blood") ou de Pet Shop Boys pas dansant, plus précieux et orchestré, qui ferait davantage de bien à la tête qu'aux pieds. "Sky's Grey" fait aussi penser à la classe et l'épure de son précédent album et bea…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

John Maus - Screen Memories

Cela faisait un bail qu'on n'avait pas eu de nouvelles du doux illuminé de John Maus. Depuis son magnifique et intransigeant "We must become the pitiless censors of ourselves" sorti en 2011 et une compilation de vieux titres parue un an après. La musique est toujours la même, sorte d'Ariel Pink, avec qui il a travaillé autrefois, en version cold wave. La chanson "Time to live" sur l'album "Dedicated to Bobby Jameson" de ce dernier fait d'ailleurs beaucoup penser à du John Maus. Comme si Pink était la version joyeuse et Maus la version sombre d'une seule et même idée de la pop musique. Il n'y a pas sur "Screen Memories" de titres aussi monumentaux que "Believer". C'est plutôt le genre de disque assez homogène qui s'écoute d'une traite, sans sauter de morceaux, parce que la qualité et le style restent constants.  Le gars aime toujours autant bidouiller des sons synthétiques sur ses machines, créan…