Accéder au contenu principal

The Wave Machines - Wave If You're Really There


Voilà ce qui pourrait être la réponse anglaise à MGMT. L'album qu'Empire Of The Sun n'a pas réussi à faire. De la pop façon variété mélangeant allègrement les styles. Ils s'appellent The Wave Machines et montrent décidément que le mot "wave" est à la mode en ce moment, après The Wave Pictures ou Wavves. Surtout sur ce blog d'ailleurs ;-) Le principal problème, c'est qu'ils viennent de Liverpool. Et Liverpool, depuis les Beatles, est une ville maudite. Combien de groupes qui auraient mérité le succès et qui y sont restés à la porte : The Coral, Echo and the Bunnymen, The La's, The Pale Fountains ou encore The Boo Radleys ? J'ai bien peur qu'ils ne faillent désormais rajouter ce groupe. Leur album "Wave If You're Really There" (encore "Wave" ?) est une vraie compilation de petites perles pop façon eighties, parfaites pour danser, fraîches et légères. Il n'y a pas de moments faibles, comme on dit. Chaque titre possède son style, ce qui fait qu'au final, on ne se lasse pas si facilement de ses mélodies qui, au premier abord, peuvent paraître sans danger. Car danger il y a. C'est celui de ne plus pouvoir s'en passer et de se surprendre malgré tout à chanter ces quelques refrains toute la journée ... Un vrai bon disque d'été, une vague de bonheur simple et immédiat. Et si pour cette rentrée 2009, les meilleurs disques n'étaient pas forcément ceux auxquels tout le monde s'attendait ? (MySpace)

8/10

Chroniques :
Les Inrocks
Sound Of Violence
NME

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Destroyer - Ken

Découvert réellement au moment de son dernier et magnifique "Poison Season" - très bien classé dans mon top albums 2015 - Destroyer est déjà en passe de devenir un de mes groupes préférés. Son nouveau disque "Ken" a une étonnante référence : c'est le titre original du très beau "The Wild Ones" de Suede. Pourtant, l'univers musical de Dan Bejar est assez éloigné de celui de Brett Anderson, même si tous les deux puisent plus leur inspiration en Angleterre qu'en Amérique. La musique, assez proche de son "Kaputt" - son disque le plus adulé par la critique - revient à des sonorités eighties. On croirait entendre une sorte de New Order (les synthés sur "In The Morning" ou "Tinseltown Swimming in Blood") ou de Pet Shop Boys pas dansant, plus précieux et orchestré, qui ferait davantage de bien à la tête qu'aux pieds. "Sky's Grey" fait aussi penser à la classe et l'épure de son précédent album et bea…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

John Maus - Screen Memories

Cela faisait un bail qu'on n'avait pas eu de nouvelles du doux illuminé de John Maus. Depuis son magnifique et intransigeant "We must become the pitiless censors of ourselves" sorti en 2011 et une compilation de vieux titres parue un an après. La musique est toujours la même, sorte d'Ariel Pink, avec qui il a travaillé autrefois, en version cold wave. La chanson "Time to live" sur l'album "Dedicated to Bobby Jameson" de ce dernier fait d'ailleurs beaucoup penser à du John Maus. Comme si Pink était la version joyeuse et Maus la version sombre d'une seule et même idée de la pop musique. Il n'y a pas sur "Screen Memories" de titres aussi monumentaux que "Believer". C'est plutôt le genre de disque assez homogène qui s'écoute d'une traite, sans sauter de morceaux, parce que la qualité et le style restent constants.  Le gars aime toujours autant bidouiller des sons synthétiques sur ses machines, créan…