Accéder au contenu principal

YACHT - See Mystery Lights


Voilà sans doute le groupe d'un seul tube, un peu à l'image des récents Passion Pit et de leur entêtant "Sleepyhead". Les américains Yacht viennent de sortir "Psychic City" et c'est le genre de morceau qui fait irrésistiblement dodeliner de la tête, comme ça, sans qu'on y prenne gare. Pour le reste de leur album "See Mystery Girls", je trouve que cela ressemble beaucoup à du remplissage. Le premier titre "Ring My Bell" est quand même sympa, assez évolutif, mélangeant agréablement les genres. Le début de "It's Boring / You Can Live Anywhere You Want" est pêchu à souhait avec de bonnes grosses guitares et puis ... Et pis, c'est tout, comme dirait l'autre. Pas de quoi fouetter un chat, encore moins de crier au génie. Ce n'est pas LCD Soundsystem non plus. Ni même Metronomy ou The Rapture. Même si c'est un peu dans le même esprit. Normal, me direz-vous, c'est publié sur le label New-Yorkais DFA. La musique de Yacht est plus basique, s'adresse plus au corps qu'à l'intellect. Plus physique, elle est donc plus immédiate mais forcément plus vite oubliée aussi. Mais "Psychic City", franchement, quel tube ! (MySpace)

5/10

Chroniques :
Fluctuat.net
Chroniques électroniques
Indiepoprock.net

Commentaires

  1. Pas mal du tout cet îlot du musique. Bravo à toi pour ton blog pas piqué des hannetons du tout. Même si j'ai pas vu dans ton bilan 2008 l'excelent album de Get well soon. Enfin bon les Goûts et couleurs. Bravo à toi.

    Alex

    RépondreSupprimer
  2. Get well soon, j'ai mis un titre dans une de mes compils de l'année 2008, je crois ...
    Quant à l'album dans son entier, c'est bien, mais je n'en ferais pas des folies non plus.
    En tout cas, merci pour ces encouragements ...
    Effectivement, c'est exactement ça, ce blog, un petit îlot de musique ;-)
    A bientôt, j'espère ...

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Destroyer - Ken

Découvert réellement au moment de son dernier et magnifique "Poison Season" - très bien classé dans mon top albums 2015 - Destroyer est déjà en passe de devenir un de mes groupes préférés. Son nouveau disque "Ken" a une étonnante référence : c'est le titre original du très beau "The Wild Ones" de Suede. Pourtant, l'univers musical de Dan Bejar est assez éloigné de celui de Brett Anderson, même si tous les deux puisent plus leur inspiration en Angleterre qu'en Amérique. La musique, assez proche de son "Kaputt" - son disque le plus adulé par la critique - revient à des sonorités eighties. On croirait entendre une sorte de New Order (les synthés sur "In The Morning" ou "Tinseltown Swimming in Blood") ou de Pet Shop Boys pas dansant, plus précieux et orchestré, qui ferait davantage de bien à la tête qu'aux pieds. "Sky's Grey" fait aussi penser à la classe et l'épure de son précédent album et bea…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

John Maus - Screen Memories

Cela faisait un bail qu'on n'avait pas eu de nouvelles du doux illuminé de John Maus. Depuis son magnifique et intransigeant "We must become the pitiless censors of ourselves" sorti en 2011 et une compilation de vieux titres parue un an après. La musique est toujours la même, sorte d'Ariel Pink, avec qui il a travaillé autrefois, en version cold wave. La chanson "Time to live" sur l'album "Dedicated to Bobby Jameson" de ce dernier fait d'ailleurs beaucoup penser à du John Maus. Comme si Pink était la version joyeuse et Maus la version sombre d'une seule et même idée de la pop musique. Il n'y a pas sur "Screen Memories" de titres aussi monumentaux que "Believer". C'est plutôt le genre de disque assez homogène qui s'écoute d'une traite, sans sauter de morceaux, parce que la qualité et le style restent constants.  Le gars aime toujours autant bidouiller des sons synthétiques sur ses machines, créan…