Accéder au contenu principal

Emilie Simon - The Big Machine


Voici l'album français de la semaine avec un peu de retard. Il s'agit d'un album chanté presque entièrement en ... anglais : le nouveau disque d'Emilie Simon, la sur-diplômée de la musique de chez nous, notre équivalent national de Björk en terme de bizarreries musicales électroniques. Sauf que cette fois-ci, de bizarrerie, il n'y a pas. Loin de là. C'est plutôt du côté de la pop classique de Kate Bush qu'il faut aller chercher l'inspiration. Car difficile de ne pas y faire référence en parlant de "The Big Machine" tellement son ombre est derrière chaque morceau, chaque intonation, chaque mélodie. On peut d'ailleurs dire que dans l'ensemble, c'est assez réussi comme imitation, ça vaut largement un bon disque de l'anglaise. "Rainbow" par exemple, le titre en ouverture est plutôt bon. Mais n'étant pas un grand fan de Kate Bush, ce disque ne m'a pas spécialement emballé non plus. En tout cas, cette Emilie Simon n'est décidément jamais là où on l'attend, car si, ces précédents disques étaient glacials et froids (référence à la BO de "La Marche de l'Empereur"), celui-là est presque trop léger et immédiat. De la pop dans le premier sens du terme donc, dans tout ce qu'elle peut avoir de facilement accessible et populaire. La consécration du grand public et pas de victoire de la musique pour une fois ? Histoire de changer un peu des habitudes. (Site officiel)

6/10

Chroniques :
Playlist Society
La musique est une histoire sans fin
Culturopoing

Commentaires

  1. Je suis un petit peu déçue pour ma part.. Cet album surf sur la vague déjà bien établie du 'revival80's' et suivre le courant n'était pas vraiment dans ses habitudes. Et puis on ne trouve plus tous ces petits bruits et murmures bien à elle, fabriqués de toutes pièce... Oui, on me dira que c'est la grosse machine, sure :)

    RépondreSupprimer
  2. C'est un album qui nécessite plusieurs écoutes, mais les sonorités electro sont bel et bien là !
    Commercial...non, Emilie Simon, oui toujours.
    Une merveilleuse évolution.
    A voir en concert absolument ( où le côté electro est bien présent justement).
    Merci Emilie !

    RépondreSupprimer

Publier un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

The Monochrome Set - Fabula Mendax

Le Monochrome Set existe depuis bientôt 40 ans. Il a connu une période faste à ses débuts, à l'orée des années 70 et 80, durant laquelle le groupe inventait une pop à nulle autre pareille, bien éloignée du mouvement post-punk alors en plein essor ou de la new-wave balbutiante. La formation menée par Ganesh Seshadri, alias Bid, un soit-disant authentique prince indien, est à l'origine de beaucoup de vocations, notamment Morrissey ou Edwyn Collins. Le groupe arrivé trop tôt, reviendra trop tard dans les années 90, à l'heure de la brit-pop. Leurs mélodies précieuses et délicates n'avaient pas grand chose à voir avec le rock direct et un peu simplet de Oasis et consorts. Puis, il y a eu une nouvelle reformation à la fin des années 2000, après 10 nouvelles années de disette. Celle-ci ne semblait plus rien vouloir du tout, ne surfant pas avec une quelconque mode par essence éphémère. On sait déjà que le succès n'arrivera jamais, d'autant que la formation londonienne…

Temples - Hot Motion

Si le rock était encore à la mode, les anglais de Temples pourraient assurément emporter la mise, renvoyant les australiens de Tame Impala dans leur 22, avec ce "Hot Motion", troisième album encore plus direct et calibré que les précédents. Après avoir (un peu) délaissé les guitares pour les claviers, le temps de "Volcano", ils reviennent à un style plus "classique" et proche de leur premier essai, l'excellent "Sun Structures". C'est toujours la même recette : des mélodies accrocheuses dans la plus pure tradition anglaise, relevées par des arrangements très psychédéliques avec un bon gros son qui claque. Si on flirte parfois avec la facilité, comme sur "The Howl", ces jeunes anglais chics et très (trop?) stylés arrivent toujours à faire passer la pilule avec un petit changement de direction imprévu.  Car si le chemin d'ensemble est bien balisé, le groupe s'autorise de légères sorties de route qui font que ce "Hot …

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…