2 octobre 2009

L'empire des sens

Cette semaine, pour ma chronique honteuse, j'ai envie de vous parler de ... sexe. Et bien, oui, allons-y carrément, c'est bientôt le week-end ! Et puis, c'est assez vendeur, un peu de cul, comme on dit, non ? Le but est lâché : faire un maximum de visites sur mon blog. Et alors, le sexe en musique, ça donne quoi ? ça donne quand même quelques classiques, comme l'inusable "Je t'aime, moi non plus" de Gainsbourg, par exemple :

C'est sans doute sa chanson la plus célèbre à l'étranger. Justement, parce qu'elle est ... osée. So French ...
Dans les mêmes années en France, Polnareff, pourtant, plus soft, avec "L'amour avec toi" avait fait l'objet de censures sur les radios par chez nous. Avec le recul, c'est plutôt gentillet comme paroles :

Désolé, pour l'affreux clip mais c'est tout ce que j'ai trouvé ... Non, ce n'est pas le Captain Samouraï Flower, mais une bien triste réincarnation de Polnareff. Vous me direz, c'est un peu la même chose ...
Mais comment ne pas parler de celui qui avait mis le cul en poésie, la première grand-mère à moustache : Georges Brassens. Voici la célèbre "Fernande" reprise ici par la première dame de F., épouse de qui vous savez, et accessoirement grosse cochonne. On voit mal Bernadette chanter la même chose ... ça y est, je fais des allusions misogynes. D'habitude, je ne suis pas comme ça, c'est uniquement quand je n'aime pas. Après Barbelivien et Pagny, voici Bruni. Si c'est pas la honte, tout ça ? Georges, si tu nous entends, là où tu es : désolé.

Dans le même registre, mais en un peu plus populaire et vulgarisateur, Pierre Perret (à ne pas confondre, avec Peter du même nom, auteur du fameux "Another Girl, Another Planet" ...) expliquait le zizi aux enfants.

Plus récemment, à la fin des années 80, la déconne dans le sexe, c'était les très poétiques Elmer Food Beat et leur culcultissime "Danièla".

C'est fin, ça se mange sans faim, comme dirait l'autre. Et des chansons comme ça, ils en avaient des albums entiers. Disons que le sexe, c'était tout simplement leur créneau. Malheureusement pour eux, après "Le plastique, c'est fantastique", le public s'est lassé. Pas grave, à vrai dire.

Mais le sexe, c'est aussi synonyme d'esthétisme. D'érotisme, que dis-je. Et il y en a une qui s'y connaît là-dedans, c'est Mylène Farmer. Son succès actuel et ses deux Stade de France remplis en 48 heures, elle les doit en grande partie à ça :

Là aussi, on aurait peut-être bien aimé que le public se lasse un peu plus ...
A l'étranger, le compatriote de Nikos, George Michael avait aussi sorti, il y a quelques années, un titre on ne peut plus sexplicite pour un clip assez ... hot.

Pas très subtil non plus, mais indéniablement vendeur.
Mais alors, chanter le sexe n'aurait-il d'autres buts que de faire vendre en faisant parler de soi ?
Pas forcément, écoutez donc plutôt ce qui est pour moi, l'une des meilleurs chansons sur le sujet par Iggy et ses Stooges : "Penetration", tout un programme, on s'y croirait ;-)


Sur cette chronique graveleuse, bon week-end à tous et faites de beaux rêves ;-)

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