Accéder au contenu principal

"Haïti, never free"


 
L'actualité en ce début d'année est décidément bien morose. Alors qu'on ne compte déjà plus sur les doigts d'une seule main le nombre de chanteurs et chanteuses morts ces dernières semaines, nous avons eu droit en plus à une catastrophe d'une toute autre ampleur en Haïti, pays déjà  parmi les pauvres de la planète : un horrible tremblement de terre. Oui, je sais, je ne vous apprends rien, bien sûr. D'ailleurs, j'arrive un peu après l'extinction des feux, comme on dit, au moment même où chacun est déjà peut-être arrivé à saturation sur le sujet - les médias en premier. Enfin bref, il n'est jamais trop tard pour bien faire et notamment pour collecter de l'argent afin de venir en aide aux personnes sinistrées. Les membres d'Arcade Fire l'ont d'ailleurs bien compris en signant une petite bafouille en Une de leur site internet, ici. Arcade Fire, responsable d'une excellente chanson portant le nom d'"Haïti" justement, sur leur premier chef d'oeuvre "Funeral", se devait sans doute d'agir. Des concerts de soutien sont aussi annoncés au Bataclan ce week-end. L'occasion en tout cas pour moi de recenser un peu toutes les causes (ou presque) pour lesquelles le monde de la chanson s'est bougé un tant soit peu pour récolter des fonds à des fins humanitaires. C'est évidemment un beau geste qu'il paraît bien difficile de contredire. Par contre, pas sûr qu'au niveau artistique, on en garde toujours un bon souvenir ... Je vous laisse écouter la playlist ci-dessous. En résumé, le fond : oui, la forme ...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Iggy Pop - Post Pop Depression

Après la mort de l'icône Bowie, c'est plus fort que nous, on essaie de faire le point. Que sont devenus nos idoles ? Ces modèles, ces personnages incontournables de l'histoire du rock. Ces artistes qui ont su traverser les générations, en restant aujourd'hui encore des références pour les plus jeunes. Iggy Pop est évidemment de ceux-là. Même si la figure tutélaire du punk, l'iguane, a pris du plomb dans l'aile depuis pas mal d'années, jusqu'à apparaître dans des spots publicitaires, en parodie de l'éternel rebelle. Comme s'il était le seul à parler à tout le monde dans les chanteurs dits un tant soit peu transgressifs. Mais l'époque de "I Wanna Be Your Dog" ou autres "Penetration" est bien révolue. Le monde a changé, plus très apte à s'offusquer à la première chanson un peu trop crue écoutée. Iggy lui même a vieilli, il l'avoue. Il ne se sent pas rivaliser avec la nouvelle génération. D'ailleurs, où est la re…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

Baxter Dury - Prince of Tears

Revoilà Baxter, fils de, et petit prince d'une pop douce-amère aux intonations cockney. Dès les premières notes de "Miami", on reconnait son style si caractéristique, son côté dandy cynique et passablement misanthrope. Dury est adepte de l'humour British : cacher sous une apparente nonchalance (et sans doute quelques verres d'alcool) une profonde mélancolie. Depuis la terrible "Happy Soup", le chanteur est un habitué de mes tops de fin d'année. Ce "Prince of Tears" ou l'éternel sujet du comment se sortir par la musique d'un douloureux chagrin d'amour, devrait ne pas déroger à la règle. Ce disque n'a finalement qu'un seul défaut, celui d'être trop court. Il s'y dégage cette habituelle impression de facilité, comme si ces mélodies allaient de soi. Un peu comme Gainsbourg, dont l'anglais n'a jamais été aussi proche, en son temps. Les arrangements font régulièrement penser à l'auteur de "Melody Nel…