25 janvier 2011

Mes indispensables : Echo And The Bunnymen - Ocean Rain (1984)

Comme Anna Calvi m'avait fait ressortir "Grace" de Jeff Buckley de mes étagères à CD, les Crocodiles français m'ont donné l'envie de me replonger dans Echo And The Bunnymen. Et de Echo And The Bunnymen, plus que de leurs débuts post-punk et cold-wave, je garderai surtout ce "Ocean Rain" de 1984. Tout d'abord, parce qu'il contient ce qui est unanimement  (et par McCulloch lui-même) considéré comme leur plus grande chanson : "The Killing Moon", superbe ballade romantique et ténébreuse. Mais aussi parce que le reste est de la même veine et constitue leur disque le plus ouvragé, le mieux orchestré, celui où ils semblent avoir réussi à trouver la formule magique, mariant à merveille la guitare cristalline de Will Sergeant et la voix profonde et magnétique de Ian McCulloch. D'ailleurs, après "Ocean Rain", le groupe sombrera rapidement, en publiant tout d'abord un disque particulièrement dispensable, malgré la présence de Ray Manzarek, ancien organiste des Doors, influence évidente et revendiquée du groupe. Ils perdront ensuite leur âme en la personne de leur chanteur charismatique, parti poursuivre une carrière solo dès 1988 mais aussi, et de manière nettement plus tragique,  leur batteur Pete de Freitas, qui décédera quelques temps après d'un accident de moto. C'en est trop pour le reste des membres qui finiront par jeter l'éponge en 1992.
Après l'intermède Electrafixion qui a vu McCulloch et Sergeant se réconcilier, le groupe se reforme pourtant en 1997, surfant sur le succès de la vague brit-pop. Malgré le fait que certains y ont vu un vrai retour en grâce, approchant par moments l'indépassable "Ocean Rain", je suis toujours resté scotché à ce dernier. Parce que le style était déjà bien affirmé et qu'il n'y avait de toute façon rien à ajouter. Je l'ai déjà dit, je ne suis pas de ceux qui suive la carrière d'un groupe de manière systématique, j'ai plutôt tendance à picorer, à droite, à gauche, et me lasser assez rapidement. La plupart des artistes ont d'ailleurs la fâcheuse habitude de tourner en rond, une fois qu'ils ont trouvé la formule idéale. Et dans le cas d'Echo And The Bunnymen, "Ocean Rain" correspond donc à cette formule, bien plus intemporelle et moins boursouflée (l'effet Liverpool ?) que celle de leurs homologues de l'époque, les Ecossais de Simple Minds (qui portent bien leur nom ?) ou même les Irlandais de U2, à qui on les associe malheureusement trop souvent.

Clip de "The Killing Moon" :

Clip de "Seven Seas" :

2 commentaires:

  1. Alors là je m'incline, finie la mini-guéguerre "j'aime pas anna calvi", ou "moi c'est iron & wine qui m'ennnuie" ;-)

    Avec cet album d'Écho, tu rends hommage à l'un de mes albums préférés, un authentique classique du rock liverpudlien et un chef-d'oeuvre lyrique de la new wave 80's.. j'en avais parlé d'ailleurs parlé l'an dernier ici : http://leschroniquesdeblake.blogspot.com/2010/08/memory-of-80s-bis-echo-bunnymen.html

    Combien de fois ai-je vibré sur "The Killing Moon", " My Kingdom" ou "Nocturnal Me" (un sommet d'atmopshère!) et regretté que ce cossard de McCulloch n'ai jamais donné de suite du même niveau à cet album quasi-parfait ?
    Respect total, Mr Vincent ...

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