Accéder au contenu principal

Baxter Dury - Paris, Point Ephémère - 23 septembre 2011

(crédits photo : Robert Gil)
Retour aujourd'hui sur le dernier passage à Paris de Baxter Dury, dont le "Happy Soup" reste l'un des albums les plus réjouissants de 2011. Le concert avait lieu dans le cadre exigu du Point Ephémère, l'une des rares salles parisiennes où l'on peut toucher ou presque ses idoles tellement le public est proche de la scène. En première partie, nous avons droit au sympathique groupe français We Are Evergreen, responsable pour l'instant d'un seul EP paru il y a maintenant deux ans et qui enchaîne depuis les concerts, histoire de se faire la main et surtout de se faire remarquer pour enregistrer enfin un premier LP. Il le mérite car même si, l'absence de batterie se fait sentir par moments, ils se débrouillent plutôt pas mal en bidouillant leurs percussions. Ils font penser (souvent) à Vampire Weekend  pour la musique bien sûr, mais aussi pour le look de jeunes premiers, ainsi qu'à Animal Collective (parfois). Bref, c'est assez référencé, plutôt bien fichu, mais il leur manque encore le petit truc en plus qui ferait qu'on y croit vraiment. Un style bien à eux, sans doute. Le propre de beaucoup de groupes français chantant dans la langue de Shakespeare finalement.

Clip de "Vintage Car" :


Puis arrive la "star" de la soirée, le droopy du rock anglais, plutôt classe dans son costume trois pièces. En dandy détaché, il balance la sauce d'emblée, feignant de scruter la salle d'un air absent, avec un "Francesca's Party" du meilleur effet. Une heure durant, il alignera ainsi quasiment tous les titres de son récent "Happy Soup" ainsi que quelques (trop rares) morceaux des deux précédents. Le chanteur ponctuera le set de quelques répliques décalées et "pince-sans-rire" typiquement british, à l'image de ce que pourrait faire un Jarvis Cocker par exemple. Les musiciens qui l'accompagnent ont l'air jeunes, comme Madeleine Hart au clavier et aux (jolis) choeurs, voire très jeunes comme le bassiste qui semble à peine sorti du lycée. Mais pas autant pourtant qu'une de nos voisines qui n'avait, semble-t-il, pas encore atteint sa première dizaine. Nous savons, maman et moi, que ce n'est pas toujours facile de trouver des moyens de garde mais une salle de concert (rock) n'est assurément pas un endroit pour de jeunes enfants. Pendant ce temps-là, le fils de Ian Dury - à cause de mon tee-shirt, une voisine me demande si c'est le fils de Ian Curtis...- boucle sa prestation impeccable sans qu'on s'en aperçoive vraiment. Il n'y a qu'un unique rappel d'une seule chanson : "Cocaine Man", excellent titre de son précédent "Floorshow", dans la pure lignée (sans mauvais jeu de mots) du "Waiting For The Man" du Velvet Underground. Nous n'avons pas vu le temps passé. "You know what ? I'm happy (soup?)" comme dirait l'autre...

"Happy Soup" :

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Top albums 2017

Vous l'attendiez tous - si, si, ne dites pas le contraire - mon top albums 2017 ! Ce ne fut une fois de plus pas chose aisée, même aux toutes premières places, car aucun disque ne se dégageait facilement du lot. Pas de grande révélation pour moi cette année, on retrouve donc dans ce classement, des habitués. La principale déception, même si toute relative car l'album est quand même très bon, reste le retour de LCD Soundsystem. Le groupe devait normalement écraser la concurrence, il n'en fut rien. Leur musique est devenue plus réfléchie et moins dansante. Moins marquante donc pour moi. Sinon, dans ceux qui sont restés à la porte de ce top 10 et qui n'ont pas démérité, il y a Babx, Destroyer, Alex Cameron, Xiu Xiu ou Feist. Mais trève de discours, voici donc, en toute subjectivité, mes 10 disques préférés de l'année écoulée.

10. Snapped Ankles - Come Play The Trees
Les anglais de Snapped Ankles pratiquent une sorte de musique hybride, mélange de post-punk, d'élect…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

Montero - Performer

"Performer" est le deuxième album de Bjenny Montero, australien d'une quarantaine d'années, plus connu dans le milieu du rock indépendant pour ses talents de dessinateur que ceux de chanteur ou musicien. Il a notamment travaillé pour des artistes comme Mac Demarco - dont il a aussi fait la première partie - Ariel Pink ou Pond, soit pour les pochettes de disques soit pour des tee-shirts. Le gars avait même presque tiré un trait sur sa carrière musicale, d'une part parce qu'il avoue préférer le dessin, d'autre part parce qu'il sait qu'il ne rencontrera jamais le succès dans ce domaine. Dis comme ça, on ne peut s'empêcher d'avoir un peu d'affection pour le bonhomme, sorte de loser revendiqué, un brin fantaisiste et jemenfoutiste.
Surtout que "Performer" est un excellent disque de soft-rock, quelque part entre MGMT pour le côté mélodique et psychédélique et Ariel Pink pour le côté kitsch assumé et bricolé et l'inspiration ne…