9 mars 2012

The Rolling Stones - Paint It, Black (1966)

Je ne sais pas si vous avez vu, lu ou entendu, mais il paraît que les Rolling Stones fêtent leur 50ème anniversaire en 2012. Oui, à vrai dire, on s'en fout un peu. Il faut admettre que ça fait bien longtemps qu'ils ne passionnent plus grand monde, hormis les fans purs et durs, ceux qui sont toujours persuadés qu'en matière de rock, on n'a pas fait mieux depuis (Philippe Manoeuvre ?). Pour d'autres, les choses intéressantes se sont arrêtées quelque part au début des années 70, après "Exile On Main Street", grand manifeste de blues-rock débraillé, fourre-tout délivré sous l'emprise évidente de drogues de toute sorte. C'est alors la fin de l'esprit "sex & drugs & rock'n'roll" cher à leur guitariste Keith Richards et le début d'une carrière au marketing savamment orchestré par Mick Jagger. N'étant pas un grand amateur des "pierres qui roulent" (à traduire d'ailleurs plutôt par "vagabonds" comme dans la célèbre chanson de Dylan), j'irais même jusqu'à dire que c'est dès la mort de l'ange blond Brian Jones, en 1969, que quelque chose s'est cassé. Même si toutes les chansons étaient déjà créditées par la paire Richards/Jagger, Jones apportait une note différente, comme cette sitar au début de "Paint It, Black". Une touche personnelle qui faisait toute l'originalité du groupe, ce tiraillement incessant entre le blues de la guitare et des arrangements plus pop (proche ici des Beatles et de l'intérêt de Harrison pour la musique indienne). "Paint It, Black" aussi, et ce souvenir éternel de la première vision de "Full Metal Jacket", lorsqu'à la fin, Matthew Modine se réjouit d'être toujours vivant tout en déplorant vivre dans un monde de merde. On n'a jamais fait une meilleure illustration du classique des Stones. En effet, difficile de faire plus noir.

I see a red door and I want it painted black
No colors anymore I want them to turn black
I see the girls walk by dressed in their summer clothes
I have to turn my head until my darkness goes

I see a line of cars and they're all painted black
With flowers and my love, both never to come back
I see people turn their heads and quickly look away
Like a newborn baby it just happens ev'ryday


I look inside myself and see my heart is black
I see my red door and it has been painted black
Maybe then I'll fade away and not have to face the facts
It's not easy facing up when your whole world is black




No more will my green sea go turn a deeper blue
I could not forsee this thing happening to you
If I look hard enough into the setting sun
My love will laugh with me before the morning comes

 
I see a red door and I want it painted black
No colors anymore I want them to turn black
I see the girls walk by dressed in their summer clothes
I have to turn my head until my darkness goes

Hmm, hmm, hmm...

I wanna see it painted black, painted black
Black as night, black as coal
I wanna see the sun, blotted out from the sky
I wanna see it painted, painted, painted, painted black
Yeah

Hmm, hmm, hmm...

1 commentaire:

  1. Indémodable classique ! Aaaah les Stones des premiers albums, je pense que je ne m'en lasserai jamais. Malheureusement ils n'ont pas suivi l'exemple des Beatles et n'ont pas daigné exploser en plein vol.

    Quand on pense que maintenant pour leur 50 ans de carrière ils sont en partenariat avec Carrefour, il n'y a rien de plus à ajouter je pense...

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