Accéder au contenu principal

Holden : Hold them !

En fait, je ne sais pas pourquoi je vous parle de ce groupe aujourd'hui et pourquoi je vais vous dire de les aider en participant indirectement à la création de leur nouvel album. En effet, la seule fois où j'ai pu les voir en concert ne m'a pas laissé un souvenir très agréable. Pourtant, sur le papier, cela avait l'air plutôt sympa, champêtre. C'était très récemment dans le cadre du festival Kiosquorama. Je voulais même en faire un petit compte rendu au travers d'un post ici même... Et puis, finalement, non. Holden jouait avec Reza et Cléo T. dans un square du XIème arrondissement de Paris. Vous savez, ce genre de lieux habituellement surpeuplés d'enfants braillards et courants dans tous les sens. L'endroit typique que les gens sans marmaille fuient forcément, de peur d'être pris d'accès folie, prenant un gamin au hasard pour en frapper un autre. Pour ma part, étant déjà deux fois papa (par masochisme?), je me suis bêtement dit que c'était au contraire l'occasion idéale d'écouter de la bonne musique, en famille, "pendant que les enfants jouent", comme dirait l'autre. J'avais oublié une chose, les enfants ne jouent pas. Enfin, pas vraiment. Non, ils se blessent, cassent, piquent les jouets des autres, font un peu n'importe quoi. Et pendant ce temps-là, nous, parents, on les surveille. Et il est alors bien difficile de vaquer tranquillement à nos occupations. Surtout, quand un square rempli de poussettes se transforme d'un coup, d'un seul, en salle de concert, mais extérieur oblige, avec fumée de cigarettes en supplément. Et voilà, je fais mon vieux réac'...Enfin, bref, c'était une mauvaise idée et un dimanche après-midi qui s'annonçait radieux, contentant tout le monde, a fini en plan galère.

Bien sûr, le groupe Holden n'était pas responsable. Restant désespérément cantonnés dans l'ombre depuis leurs débuts discographiques, ils méritent, de plus, bien qu'on les aide un peu. Ils font aujourd'hui appel à la générosité des internautes afin de récolter 15 000 euros pour l'enregistrement de leur nouveau disque "Sidération". Quand on voit qu'une chanteuse comme la délurée et fatigante Amanda Palmer a réussi à engranger 1 million de dollars, on se dit qu'en comparaison nos petits français ne réclament pas grand chose. Alors, à votre bon coeur, messieurs, dames, (ça se passe ici) surtout qu'à hauteur de votre engagement, vous aurez droit à un joli cadeau. En tout cas, on hâte d'écouter leur déjà cinquième disque... 

Commentaires

  1. titre inoxydable pour moué :"La Machine", sur leur premier album.
    Comme une métaphore de l'époque au fer rouge dans le bubble-gum de mon cerveau.
    Impossible de les confondre avec Heldon après ça, uh uh...

    RépondreSupprimer
  2. VaporFi is the most recommended electronic cigarettes supplier out there.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Iggy Pop - Post Pop Depression

Après la mort de l'icône Bowie, c'est plus fort que nous, on essaie de faire le point. Que sont devenus nos idoles ? Ces modèles, ces personnages incontournables de l'histoire du rock. Ces artistes qui ont su traverser les générations, en restant aujourd'hui encore des références pour les plus jeunes. Iggy Pop est évidemment de ceux-là. Même si la figure tutélaire du punk, l'iguane, a pris du plomb dans l'aile depuis pas mal d'années, jusqu'à apparaître dans des spots publicitaires, en parodie de l'éternel rebelle. Comme s'il était le seul à parler à tout le monde dans les chanteurs dits un tant soit peu transgressifs. Mais l'époque de "I Wanna Be Your Dog" ou autres "Penetration" est bien révolue. Le monde a changé, plus très apte à s'offusquer à la première chanson un peu trop crue écoutée. Iggy lui même a vieilli, il l'avoue. Il ne se sent pas rivaliser avec la nouvelle génération. D'ailleurs, où est la re…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

Baxter Dury - Prince of Tears

Revoilà Baxter, fils de, et petit prince d'une pop douce-amère aux intonations cockney. Dès les premières notes de "Miami", on reconnait son style si caractéristique, son côté dandy cynique et passablement misanthrope. Dury est adepte de l'humour British : cacher sous une apparente nonchalance (et sans doute quelques verres d'alcool) une profonde mélancolie. Depuis la terrible "Happy Soup", le chanteur est un habitué de mes tops de fin d'année. Ce "Prince of Tears" ou l'éternel sujet du comment se sortir par la musique d'un douloureux chagrin d'amour, devrait ne pas déroger à la règle. Ce disque n'a finalement qu'un seul défaut, celui d'être trop court. Il s'y dégage cette habituelle impression de facilité, comme si ces mélodies allaient de soi. Un peu comme Gainsbourg, dont l'anglais n'a jamais été aussi proche, en son temps. Les arrangements font régulièrement penser à l'auteur de "Melody Nel…