29 février 2012

Fanfarlo - Rooms Filled With Light

C'est le retour des Arcade Fire version britannique. J'ai nommé Fanfarlo - dont le nom est tiré d'une nouvelle de Charles Baudelaire. Après un premier album remarqué (notamment ici), ils nous reviennent avec "Rooms Filled With Light", toujours dans la même veine. Une fois de plus, ça ne révolutionnera rien, mais c'est diablement bien fichu. (Il faudra au passage que j'arrive à les voir sur scène) Il se dégage de cette musique une évidente énergie communicatrice qui rappelle bien sûr le "Funeral" de qui vous savez. Les mélodies jouent parfois au flipper comme sur les irrésistibles "Deconstruction" et "Tightrope". On espère que leur carrière pourra enfin décoller en dehors du cercle restreint des amateurs de rock indépendant, car ces chansons ont un potentiel fédérateur indéniable. Hormis un léger fléchissement en fin d'album, ils parviennent à maintenir le rythme, sans titres plus faibles.
Bref, "Rooms Filled With Light" est plus qu'une confirmation. Ces anglais-là constituent bel et bien une des plus réjouissantes machines de pop à danser du moment.

Clip de "Replicate" :

Clip de "Shiny Things" :

Album en écoute intégrale sur NPR.

27 février 2012

Beth Jeans Houghton - Yours Truly, Cellophane Nose

Beth Jeans Houghton est une toute jeune "songwriter" anglaise d'à peine plus de 20 ans et elle pourrait rapidement faire parler d'elle avec ce premier album réussi. Sa musique est pop, légère, entêtante, facile d'accès, avec juste ce qu'il faut de folie. Elle a, de plus, un joli brin de voix. C'est aussi elle-même qui réalise ses propres clips. Bref, elle a tout pour réussir, s'il n'était ce côté que d'aucuns trouveront prétentieux, ce look à la Gwen Stefani, cette attitude nonchalante qu'on devine savamment étudiée. Je n'irai pas jusqu'à la défendre envers et contre tout, jusqu'au ridicule, comme ce texte idiot de Beauvallet sur Lana Del Rey. Non, chacun ses choix, chacun ses critères. Mais il serait dommage de passer à côté de cette Beth Jeans Houghton sous des prétextes purement visuels, car ici contrairement à la sus-mentionnée qui relève plus de la poupée gonflable (qui risque de se dégonfler rapidement?) que du véritable fantasme musical, il y a des chansons. Des vraies. De celles qu'on peut écouter sans les photos et vidéos qui vont avec.
L'anglaise est juste une jeune femme bien de sa génération, zappeuse, libre, prenant son inspiration là où bon lui semble et qui, dans un monde de communication à outrance, veut maîtriser tous les aspects de son image. Peut-on lui en faire le reproche ?

Clip de "Liliputt" :

Clip de "Docecahedron" :
Clip de "Sweet Tooth Bird" :

23 février 2012

Cocteau Twins - Lorelei (1984)

Deux courants musicaux issus du rock indépendant des années 80 connaissent depuis quelques années un regain d'intérêt. Les groupes phares à l'origine de ces mouvements sont d'ailleurs tous deux venus d'Ecosse, le shoegaze avec Jesus and Mary Chain, et la dreampop avec les Cocteau Twins. Une synthèse sera ensuite réalisée au début des années 90 par les légendaires My Bloody Valentine, mariant intelligemment l'aspect bruitiste des premiers avec le côté éthéré des seconds. Mais revenons à ce qui nous intéresse, les Cocteau Twins, dont le nom proviendrait d'une obscure chanson des irlandais écossais de... Simple Minds. Malgré les nombreux suiveurs (Blonde Redhead ou Beach House) qui s'inspireront de leur univers, ils restent aujourd'hui encore atypiques dans leur approche de la musique surtout en raison de la voix si particulière d'Elizabeth Fraser. Son chant haut perché donne souvent l'impression que les paroles sont uniquement constitués d'onomatopées. Elle réussit à inventer un langage qui n'appartient qu'à elle, la preuve avec ce mémorable "Lorelei", extrait de "Treasure", leur meilleur disque. Si le groupe s'est séparé (définitivement ?) en 1997, les deux acolytes de la chanteuse, Robin Guthrie - qui est était accessoirement son compagnon - et Simon Raymonde sont aussi responsables d'un des labels de pop-folk les plus passionnants de ces dernières années : Bella Union (Andrew Bird, Fleet Foxes, Midlake, Lift To Experience, The Czars, etc). Bref, les Cocteau Twins sont devenus au fil des années une référence incontournable.

Can't look out, can't look in
Can't kiss right
Get yourself get right
Lift up your toes, in my mouth
We'll make love and we can go

And we can go
And we can go

We're covered by the sacred fire
But when you cut me, you cut me to the bone

(repeat verse)

Without a doubt 


We're covered by the sacred fire
But when you cut me, you cut me to the bone

Can't look in
Guilty boy, guilty girl
Cause you're both cursed
Lift up your toes in my mouth
We'll make love and we can go

Can't look in
Guilty boy, guilty girl
Cause you're both cursed
Lift up your toes in my mouth
We'll make love and we can go

20 février 2012

Peter Broderick - http://www.itstartshear.com

Peter Broderick est un jeune américain de 25 ans tout juste et pourtant, il a déjà une longue discographie derrière lui. Et ce n'est même pas à cause du fait qu'il ait commencé tôt. Son premier album solo ne date seulement que de 2007. Mais depuis, tous les ans, il en sort 3 ou 4 - même s'il considère que celui-ci est son deuxième véritable. Il a aussi collaboré avec le groupe pop danois Efterklang ou la chanteuse folk Laura Gibson. Bref, le gaillard est un bourreau de travail. Bien sûr, dans le lot, il faut trier. Mais quitte à choisir un disque, pourquoi pas ce nouveau au titre de site internet "http://www.itstartshear.com", formidable recueil de pop douce et aérienne, avec la participation au piano de son copain de jeu du moment, l'allemand Nils Frahm (le début de "Bad Words" est d'ailleurs chanté dans la langue de Goethe). Il y a quelques mois seulement, les deux hommes avaient déjà planché sur un projet commun baptisé Oliveray.
Sur "http://www.itstartshear.com", piano, guitare, violon s'entremêlent harmonieusement tout au long des dix morceaux. Broderick, à sa manière plus modeste, peut être affilié à cette nouvelle pop classieuse venue d'outre-Atlantique, de Sufjan Stevens à Owen Pallett. Bref, encore une belle signature de chez Bella Union, le label fondé par les Cocteau Twins. On aura d'ailleurs l'occasion d'en reparler très bientôt, car les excellentes nouveautés s'enchaînent à une cadence effrénée là-bas...

Clip de "It Starts Hear" :

Album en écoute intégrale sur le site The Line Of Best Fit.

16 février 2012

Tindersticks - Buried Bones (1997)

Je sais que la Saint-Valentin est déjà passée depuis deux jours, mais comme on dit souvent, quand on aime, c'est tous les jours. Et quand on aime, il y a les Tindersticks. Forcément. Un dîner à deux, aux chandelles et leur musique en sourdine. Pas besoin d'en rajouter. L'ambiance est posée, suave et électrique. Stuart A. Staples est le plus grand crooner anglais de ces vingt dernières années, "Curtains" est le plus grand disque du groupe - enfin, mon préféré, de loin -, malgré la sortie imminente de "The Something Rain" en début de semaine prochaine. Parce que, pour une fois, un album des Tindersticks ne me fait pas bailler au bout de quelques chansons. Pour une fois, le groupe mettait un peu de kitsch et de légèreté dans sa mélancolie un poil neurasthénique. Comme sur ce magnifique "Buried Bones" chanté en duo avec l'actrice Ann Magnuson - la formation de Staples aime décidément le cinéma car il y avait déjà eu "A Marriage Made In Heaven" avec l'actrice lynchienne Isabella Rossellini et ensuite, il y aura des bandes sons pour les films de Claire Denis. Dans "Buried Bones", les Tindersticks nous parlent bien sûr d'amour, mais aussi de folie et de mort, symbolisés par les roses de la pochette et leurs épines. Evidemment. Tout est dit. Rideau.

I could take all the craziness out of you
That's what I loved you for
Take away all the oranges, greens and blues
That's what I loved you for

Take a look at me
You think it really could be that easy?
I mean, take a look at me
You think it really could be that easy for you?

I know about guys, I know where they live

And you're just the same
The ones that matter fight against themselves

But it's so hard to change
Hey, I could love you
Take all that love away from you
Hey, I could love you
Put you in this box I've made for two

Buried Bones by Tindersticks on Grooveshark 

So you could take all this craziness out of me
That's what you love me for
Well, I don't mean to laugh
But if you know all this
You must be halfway there

Well, like that dress tonight, you won't know as it falls from you
Turn around and it's winter, darling
Look in the mirror and it won't be you

So you're an old, old dog
You've been around the block

So many times
And it's the same old turns
Same old feelings straight down the line

Yeah, I can love you
Grab that leash and drag you to a place you'd never know

I know where my bones are buried
May take me a while, but I'd find my way home

13 février 2012

Shearwater - Animal Joy

Shearwater est un groupe assez inclassable. Leur précédent disque, "The Golden Archipelago" se noyait dans le rock progressif, faisant souvent étalage d'une technicité gonflante. Du coup, il n'était guère étonnant que leur musique fasse même des adeptes parmi les fans de metal. Par contre, le fait qu'ils soient désormais signés sur Sub Pop Records, le label historique du grunge l'est davantage. Juste avant, il y avait pourtant eu "Rook", l'album et surtout la chanson (ou plutôt "Rooks"), une des plus belles de ses dernières années, où des arrangements délicats se mariaient pour une fois admirablement avec la voix magnifique de Jonathan Meiburg. C'est ce que j'ai souvent reproché à Shearwater (et aussi à l'ancienne formation de son chanteur, Okkervil River), cette difficulté à concocter une musique raffinée alors qu'ils en ont tous les ingrédients.
Ce nouveau "Animal Joy", loin de convaincre totalement, contient toujours son lot de chansons au potentiel émotionnel évident ("Animal Life", "You As You Were") mais aussi de trucs plus lourdingues et inutiles ("Insolence"). Il me réconcilie pourtant avec Shearwater. Un peu. Même si je reste persuadé que le groupe aurait les moyens de proposer tellement mieux. 

Album en écoute intégrale sur Deezer.

10 février 2012

Mes victoires de la musique 2012


Dans la série, on ne change pas un concept qui marche, voici les nommés pour les victoires de la musique à papa 2012 ! L'année dernière, vous étiez environ une centaine à avoir participé (ben oui, je me réjouis de peu), j'espère que cette année, les votes seront encore plus nombreux. Alors, qui pour succéder à Arnaud Fleurent-Didier, Karaocake, Katerine et la surprenante Faustine Seilman ? A vous de jouer. Vous avez jusqu'au 3 mars prochain (date de la cérémonie officielle). Attention, un seul choix est possible... Pour les non initiés (mais y en a-t-il vraiment à venir ici?), j'ai mis quelques titres en écoute. Pour le reste, une recherche sur ce blog ou sur l'ensemble de la toile devrait vous permettre d'en savoir plus sur les artistes nommés. Bonne écoute et à vos clics !

Artiste interprète masculin :






Artiste interprète féminine :






Artiste ou groupe révélation :






Album de l'année :






Chanson de l'année :
 

Clip de l'année :

8 février 2012

Joy Division - Love Will Tear Us Apart (1980)

Impossible de passer à côté de celle-là. Impossible de ne pas mentionner l'un des plus grands titres de l'histoire du rock dans cette rubrique. La grande chanson pop d'un ténébreux groupe de petites frappes venues de Manchester. Le magnifique chant du cygne du troublant (et très troublé) Ian Curtis, tiraillé entre deux femmes, sa maladie (il était épileptique) et les débuts du succès de Joy Division (une tournée américaine était prévue). Tout le monde connaît la triste fin de l'histoire, l'écoute de "The Idiot" de Iggy Pop et Bowie pendant les derniers instants. Le chanteur est depuis devenu l'un de ses martyrs dont le rock raffole. Incapable de trouver sa place, il a préféré s'en aller. Pourtant, tout son mal être était là, contenu en filigrane à l'intérieur même de ses chansons. Même ses proches n'ont rien vu ou n'ont pas voulu voir. Pendant que désormais, le marketing bat plus que jamais son plein autour de son fantôme, qu'on ne compte plus les groupes "suiveurs" qui ont été influencés par cette musique-là, l'une des rares de l'épisode new-wave à avoir aussi bien survécu, que d'excellents films (dont "Control" de Anton Corbijn) retraçant le parcours de la mythique formation mancunienne sont venus apporter de l'eau au moulin de la légende, une vérité demeure. "Love Will Tear Us Apart". Malheureusement. Quand une histoire personnelle rencontre celle de tout le monde.

When routine bites hard
And ambitions are low,
And resentment rides high,
But emotions won't grow,
And we're changing our ways,
Taking different roads.

Then love, love will tear us apart again.
Love, love will tear us apart again.

 

Why is the bedroom so cold?
You've turned away on your side.
Is my timing that flawed?
Our respect runs so dry.
Yet there's still this appeal
That we've kept through our lives.

But love, love will tear us apart again.
Love, love will tear us apart again.

You cry out in your sleep,
All my failings exposed.
And there's a taste in my mouth,
As desperation takes hold.
Just that something so good
Just can't function no more.

But love, love will tear us apart again.
Love, love will tear us apart again.
Love, love will tear us apart again.
Love, love will tear us apart again.

6 février 2012

of Montreal - Paralytic Stalks

Depuis quelques années, of Montreal, le groupe de Kevin Barnes peut être considéré comme un monstre à deux têtes, alternant le bon, voire l'excellent, et le plus dispensable. Après la jolie collection de tubes soul pop sucrée de "False Priest", "Paralytic Stalks" marque le retour à une musique moins avenante et lisible, surtout dans sa deuxième partie. Plus dans l'esprit d'un "Skeletal Lamping", c'est à nouveau le désordre intérieur dans le cerveau un brin malade de Barnes (sur lequel un blogueur fait une intéressante analyse). Les mélodies jouent toujours au flipper avec quelques belles réussites (le premier single "Dour Pourcentage" notamment), même si c'est parfois à la limite de l'overdose de sons. Les instruments se font plus variés (le tordu "Wintered Debts" avec son poignant final), mais n'hésitent pas à créer le malaise avec beaucoup de dissonances ("Exorcismic Breeding Knife"). Les morceaux dont quelques uns très longs n'ont, une fois de plus, pas vraiment de ligne directrice.
Mais, comme beaucoup d'artistes en marge, on se dit tout de même que la sortie d'un nouveau disque d'of Montreal permet souvent de réévaluer le précédent. Il faudra donc peut être attendre la parution du prochain pour apprécier pleinement celui-là. De toute façon, on a beau s'habituer au style, Barnes arrive à chaque fois à déstabiliser. Preuve que malgré l'évidente esbroufe de sa démarche, sa musique reste une des plus passionnantes de ces dernières années. Je ne suis donc pas encore prêt de lâcher l'affaire...
Paralytic Stalks by Vincent on Grooveshark

3 février 2012

Hospitality - Hospitality

Après Django Django, c'est la deuxième nouveauté sélectionnée par mes soins cette semaine, comme quoi, les sorties intéressantes commencent enfin à affluer en 2012. Hospitality est un gentil trio venu de New York comme il en existe des tas, mais leur premier disque est un brillant recueil de pop songs douces, légères et mélodiques comme on n'en entend pas si souvent. On pense aux groupes de la récente vague de pop azimutée comme Architecture in Helsinki, Los Campesinos ou I'm From Barcelona. Mais là où ces derniers ont tous pêchés par excès de bariolage,  "Hospitality" reste cantonné dans un style "ligne claire", gardant cette modération exemplaire sur chacun des morceaux. Leur nom même affiche les vertus prônées par le groupe.
Car si les autres formations susnommées essaient de se faire passer pour ce qu'ils ne sont pas - I'm From Barcelona sont suédois, Architecture in Helsinki australiens, Los Campesinos gallois -, pas de ça chez les New-Yorkais, d'autant plus que les paroles racontent toutes des petites histoires de jeunes gens bien de chez eux. Bref, au fil des nombreuses écoutes répétées, l'aimable groupe emmené par la chanteuse Amber Patini est devenu ma petite faiblesse du moment.

Clip de "Friends of Friends" :

1 février 2012

Dominique A - Théâtre de la Ville de Paris, 27 janvier 2012

Il y a parfois de drôle de coïncidences dans la vie. L'homme qui a lancé Dominique A avec feu son label Lithium est un quasi homonyme. Il ne s'en faut de pas grand chose. Une lettre tout au plus. Oui, pour une fois, j'avance moins masqué... Et, depuis quelques années, le chanteur est devenu pour moi une référence incontournable, le meilleur de l'hexagone, réconciliant parfaitement l'écriture littéraire à la française à un rock plus dur à la sauce anglo-saxonne. Ce vendredi soir, il était au théâtre de la ville de Paris dans le cadre d'un concert exceptionnel, à l'occasion des vingt ans de son premier album, le mythique "La Fossette". Sortant la chanson de chez nous de l'ornière dans laquelle elle était tombée à l'époque, ce disque a marqué toute une génération de musiciens et plus généralement de fans. D'ailleurs, la majorité du public a quelque part entre 35 et 45 ans, c'est-à-dire à peu près l'âge de leur artiste favori, peut-être à peine moins. Pas vraiment l'endroit et le truc pour djeuns donc. En tout cas, très belle idée d'avoir ainsi séparé le concert en 2 parties distinctes - hier et aujourd'hui -, comme au théâtre par un entracte. Dans la première, Dominique revisite "La Fossette" dans l'ordre et en intégralité et donc pour la nième fois, son fameux "Courage des oiseaux", chanson "sans laquelle il ne serait pas là, devant nous, ce soir". Si, contrairement à beaucoup de spectateurs, ce disque n'est pas mon préféré de l'auteur, loin de là, je dois avouer que les nouvelles interprétations sont assez bluffantes. Moins "home made" que les originales, elles en conservent tout de même l'esprit minimaliste.
S'en suit alors la pause et le passage à nettement plus de musiciens sur scène (10 au lieu de 3 avant), avec notamment un quintet à vents, pour ce qui sera une deuxième partie - pour ma part, la plus attendue - constituée uniquement de morceaux du nouvel album "Vers Les Lueurs" dont la sortie est programmée pour la fin du mois de mars. Il y aura une quinzaine de titres en tout, un peu plus que ce que devrait comporter le disque au final. Si le concert commence de manière presque classique - il faut bien faire entendre le fameux quintet recruté pour l'occasion -, s'ensuit rapidement des morceaux beaucoup plus rock ("Close West" impressionnant, "Mainstream"), quelques "tubes" potentiels ("Quelques lumières"), mais aussi d'autres plus décevants à l'écriture un peu simpliste ("Rendez-nous la lumière", "Parce que tu étais là") ou à rallonge ("Le Convoi"). Mais je garde le sentiment de tenir malgré tout, en faisant un peu de tri, un nouvel "Horizon", dans l'esprit de celui de 2006, un de mes albums préférés. Vivement fin mars, donc. Il y aura aussi deux rappels composés d'anciennes chansons, toujours aussi magistralement interprétées : "En secret", "Le métier de faussaire", "Le sens", et pour finir, "Pour la peau" seul, à la guitare, puis sans, uniquement à cappela. Les frissons qui parcourent la peau, puis le silence, implacable. Après plus de 2h30 de concert, chapeau ! Nombreuses standing ovations méritées...

Ci-dessous, deux vidéos filmées du concert de la veille dans le même lieu (malgré la qualité moyenne, merci à contrebandier d'avoir su sauvegarder un peu de jolis souvenirs):