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Maston - Shadows

Décidément Trouble In Mind Records, ce petit label originaire de Chicago n'a pas son pareil pour dégoter de jolies nouveautés de pop psychédélique. Après la révélation Jacco Gardner, voici celle de Maston - du nom de leur leader Franck - dont le disque "Shadows" est pourtant sorti un peu avant. C'est grâce au dernier vide-poches, loin de ressembler à des fonds de tiroir, de la Blogothèque que j'ai eu connaissance du groupe. Il faut dire que le webzine, désormais mondialement réputé dans le milieu grâce à ses "concerts à emporter", est le repère d'une bande de passionnés, à l'affût de la moindre découverte qui sortirait des sentiers battus. Et me voilà, une fois de plus, à rattraper le retard que j'ai pu prendre les semaines précédentes, un lundi, comme pour les formidables Alpine Decline. L'influence est à aller chercher du côté des sixties californiennes, des Beach Boys sous acide, de Phil Spector, voire de Love, mais y en ajoutant une pointe de modernité dans les sonorités - on pense parfois à Animal Collective, à Beach House, voire même à la musique façon cirque d'un Yann Tiersen -, à l'inverse du néerlandais précité, dont la reproduction des modèles pouvait paraître sur la longueur un poil convenu, malgré l'évident talent.
 
Le disque est court - à peine trente minutes -, en partie musical, mais regorge de mélodies délicates comme l'entraînant "Mirror" qui vous feraient facilement croire que tout pourrait recommencer, comme il y a bientôt cinquante ans. Car une fois que l'album est fini, on a envie que d'une chose, le remettre, inlassablement. Et la semaine de commencer de bien belle manière...

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