Accéder au contenu principal

Maston - Shadows

Décidément Trouble In Mind Records, ce petit label originaire de Chicago n'a pas son pareil pour dégoter de jolies nouveautés de pop psychédélique. Après la révélation Jacco Gardner, voici celle de Maston - du nom de leur leader Franck - dont le disque "Shadows" est pourtant sorti un peu avant. C'est grâce au dernier vide-poches, loin de ressembler à des fonds de tiroir, de la Blogothèque que j'ai eu connaissance du groupe. Il faut dire que le webzine, désormais mondialement réputé dans le milieu grâce à ses "concerts à emporter", est le repère d'une bande de passionnés, à l'affût de la moindre découverte qui sortirait des sentiers battus. Et me voilà, une fois de plus, à rattraper le retard que j'ai pu prendre les semaines précédentes, un lundi, comme pour les formidables Alpine Decline. L'influence est à aller chercher du côté des sixties californiennes, des Beach Boys sous acide, de Phil Spector, voire de Love, mais y en ajoutant une pointe de modernité dans les sonorités - on pense parfois à Animal Collective, à Beach House, voire même à la musique façon cirque d'un Yann Tiersen -, à l'inverse du néerlandais précité, dont la reproduction des modèles pouvait paraître sur la longueur un poil convenu, malgré l'évident talent.
 
Le disque est court - à peine trente minutes -, en partie musical, mais regorge de mélodies délicates comme l'entraînant "Mirror" qui vous feraient facilement croire que tout pourrait recommencer, comme il y a bientôt cinquante ans. Car une fois que l'album est fini, on a envie que d'une chose, le remettre, inlassablement. Et la semaine de commencer de bien belle manière...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

The Monochrome Set - Fabula Mendax

Le Monochrome Set existe depuis bientôt 40 ans. Il a connu une période faste à ses débuts, à l'orée des années 70 et 80, durant laquelle le groupe inventait une pop à nulle autre pareille, bien éloignée du mouvement post-punk alors en plein essor ou de la new-wave balbutiante. La formation menée par Ganesh Seshadri, alias Bid, un soit-disant authentique prince indien, est à l'origine de beaucoup de vocations, notamment Morrissey ou Edwyn Collins. Le groupe arrivé trop tôt, reviendra trop tard dans les années 90, à l'heure de la brit-pop. Leurs mélodies précieuses et délicates n'avaient pas grand chose à voir avec le rock direct et un peu simplet de Oasis et consorts. Puis, il y a eu une nouvelle reformation à la fin des années 2000, après 10 nouvelles années de disette. Celle-ci ne semblait plus rien vouloir du tout, ne surfant pas avec une quelconque mode par essence éphémère. On sait déjà que le succès n'arrivera jamais, d'autant que la formation londonienne…

Temples - Hot Motion

Si le rock était encore à la mode, les anglais de Temples pourraient assurément emporter la mise, renvoyant les australiens de Tame Impala dans leur 22, avec ce "Hot Motion", troisième album encore plus direct et calibré que les précédents. Après avoir (un peu) délaissé les guitares pour les claviers, le temps de "Volcano", ils reviennent à un style plus "classique" et proche de leur premier essai, l'excellent "Sun Structures". C'est toujours la même recette : des mélodies accrocheuses dans la plus pure tradition anglaise, relevées par des arrangements très psychédéliques avec un bon gros son qui claque. Si on flirte parfois avec la facilité, comme sur "The Howl", ces jeunes anglais chics et très (trop?) stylés arrivent toujours à faire passer la pilule avec un petit changement de direction imprévu.  Car si le chemin d'ensemble est bien balisé, le groupe s'autorise de légères sorties de route qui font que ce "Hot …

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…