Accéder au contenu principal

His Clancyness - Vicious

Entre deux bafouilles sur la Buckley Family, j'essaie de glisser quelques nouveautés pas piquées des hannetons. Après la grosse révélation de Tristen, voici un autre truc qui dégage une certaine majesté. Bah oui, appeler son groupe His Clancyness quand on s'appelle Jonathan Clancy, ça pose tout de suite son homme. Pourtant, rien d'outrancier ici, comme aurait pu le laisser croire la pochette, la musique se la joue même plutôt modeste. Vicieuse aussi, comme le titre de ce premier album. Car, s'il y a une évidente unité de ton, les morceaux sont constamment fuyants, Clancy semblant prendre un malin plaisir à stopper net une mélodie à laquelle on s'était habitué. Il faut attendre le dernier titre pour qu'il daigne étirer un tant soit peu la chose. Son style me rappelle celui des oubliés de Mull Historical Society, mais en plus épuré. Une pop d'apparence simple, qui résiste aisément aux nombreuses écoutes, car elle sait se contenter de l'essentiel.
On pense à Atlas Sound, avec lequel il partage le même producteur, mais avec un son moins ouateux, moins marqué aussi. Tiens, au passage, je souhaite remercier Laurent Bajon et ses Planet Claire Sessions sur Aligre FM qui m'a fait découvrir entre autres His Clancyness. Vous pouvez écouter sa programmation les yeux (pas les oreilles, hein ?) fermés, le monsieur a très bon goût. Pour preuve, hier soir, c'était la session de... Tristen.

Clip de "Safe Around The Edges" :

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Top albums 2017

Vous l'attendiez tous - si, si, ne dites pas le contraire - mon top albums 2017 ! Ce ne fut une fois de plus pas chose aisée, même aux toutes premières places, car aucun disque ne se dégageait facilement du lot. Pas de grande révélation pour moi cette année, on retrouve donc dans ce classement, des habitués. La principale déception, même si toute relative car l'album est quand même très bon, reste le retour de LCD Soundsystem. Le groupe devait normalement écraser la concurrence, il n'en fut rien. Leur musique est devenue plus réfléchie et moins dansante. Moins marquante donc pour moi. Sinon, dans ceux qui sont restés à la porte de ce top 10 et qui n'ont pas démérité, il y a Babx, Destroyer, Alex Cameron, Xiu Xiu ou Feist. Mais trève de discours, voici donc, en toute subjectivité, mes 10 disques préférés de l'année écoulée.

10. Snapped Ankles - Come Play The Trees
Les anglais de Snapped Ankles pratiquent une sorte de musique hybride, mélange de post-punk, d'élect…

Gu's Musics - Happening

Dans la série il n'est jamais trop tard pour découvrir la musique d'un "ami" Facebook, voici "Happening" de Gu's Musics. Le chanteur, de son vrai nom Gerald Chiifflot, originaire de Tours n'est pourtant pas né de la dernière pluie mais il a plutôt l'habitude de cirer le banc de touche dans la première division de la chanson-rock d'ici. Le genre de gardien de but invariablement désigné comme doublure, doublure des Bashung ou autres Dominique A, voire Rodolphe Burger avec qui la ressemblance paraît la plus évidente. Dis comme ça, on a connu pire comme situation, sauf qu'il vaut mieux, comme on dit, avoir mauvaise presse que pas de presse du tout. L'ami Gu's, pas rancunier, se dit que cela doit être à cause de ses textes, il avoue que c'est là que ça pêche principalement. Alors, il fait appel à un écrivain, un poète breton, Yan Kouton pour son précédent disque, "Aquaplanning". Malheureusement, à trop vouloir les mettr…

Montero - Performer

"Performer" est le deuxième album de Bjenny Montero, australien d'une quarantaine d'années, plus connu dans le milieu du rock indépendant pour ses talents de dessinateur que ceux de chanteur ou musicien. Il a notamment travaillé pour des artistes comme Mac Demarco - dont il a aussi fait la première partie - Ariel Pink ou Pond, soit pour les pochettes de disques soit pour des tee-shirts. Le gars avait même presque tiré un trait sur sa carrière musicale, d'une part parce qu'il avoue préférer le dessin, d'autre part parce qu'il sait qu'il ne rencontrera jamais le succès dans ce domaine. Dis comme ça, on ne peut s'empêcher d'avoir un peu d'affection pour le bonhomme, sorte de loser revendiqué, un brin fantaisiste et jemenfoutiste.
Surtout que "Performer" est un excellent disque de soft-rock, quelque part entre MGMT pour le côté mélodique et psychédélique et Ariel Pink pour le côté kitsch assumé et bricolé et l'inspiration ne…