20 janvier 2014

Babx - Petit Théâtre des 2 Rives - Charenton-le-Pont - 17 janvier 2014

Si ce blog s'était appelé "la musique à maman", "Drones Personnels" aurait sans doute été élu disque de l'année 2013. Sachant cela, vous vous doutez que c'est elle qui a le plus insisté pour qu'on aille enfin voir Babx sur scène. Bon, comme j'apprécie aussi l'artiste, je n'ai pas été trop dur à convaincre. En plus, le concert avait lieu pas loin de chez nous, dans le petit Théâtre des 2 Rives, à Charenton-le-Pont. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est en bordure du bois de Vincennes, tout proche de la capitale. Première surprise en arrivant : la salle est minuscule et peut contenir à tout casser 70 personnes. De plus, ce ne sont que des places assises. La moyenne d'âge enfin est étonnamment élevée. On se regarde : est-ce qu'on ne s'est pas trompé d'endroit ? Après quelques minutes d'attente, un guitariste arrive seul sur scène et fait quelques enregistrements. Puis, le reste de la troupe le rejoint. Le premier morceau est de circonstance, "Cristal Ballroom", on se croirait dans un cabaret perdu, du bout du monde : le décor est planté. Le chanteur se la joue modeste, plaisante rapidement avec le public et pourtant sa palette musicale est d'une rare diversité. On a l'impression que le gars peut tout faire, tout jouer. De la variété, du classique, du jazz, du rock, de l'électro, même du rap (l'excellent "Crack Maniac"), le tout avec une inventivité sans cesse renouvelée. 

Les deux reprises de Bashung ("2043") et Barbara ("Septembre") sont aussi aux petits oignons. Le seul bémol serait sur la voix qui, malgré un timbre original, semble avoir une tessiture limitée. (les "Jingle bells" de "Suzanne aux yeux noirs" sonnent un peu faux). Pour le reste, c'est un sans faute, encore meilleur que sur disque, car on y entend plus de choses, notamment l'ironie de certains textes ("2012"), les constants jeux sur les mots qui s'entrechoquent proches en cela d'un Gainsbourg, les délicats arrangements, un mélange admirable de fougue et d'émotion. Tout semble d'une facilité déconcertante. C'est simple, ce type parle comme un livre, joue du piano comme il respire. Babx est assurément un des plus précieux joyaux de la chanson française qui, vu la taille des salles dans lesquelles il continue de jouer après trois albums pourtant impeccables, demeure un secret trop bien gardé. Maman a bien raison. Mais maman n'a-t-elle pas toujours raison ?

3 commentaires:

  1. Ce type est absolument génial. Il faudrait que j'écoute ses albums pré-Drones Personnels, maintenant que je connais bien ce dernier.
    Bon choix de concert effectivement ! Les mamans ont très souvent raison, et ta Maman encore plus apparemment.

    Le prochain pour ma part sera Franz Ferdinand au Zénith de Nantes, en mars. Il me tarde d'y être.

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    1. Je ne parlais pas de ma maman, mais de ma femme, étant donné que "papa", de la musique à papa, c'est moi ;-) Quand on a des enfants, on commence à parler comme des "vieux". Oui, je sais, c'est moche.
      Prochain concert pour moi, Connan Mockasin en février...
      Sinon, Babx, oui, c'est excellent. En plus, le gars est sympa, accessible. Bref, il a tout pour lui et puis, ce genre de concerts dans des petites salles, c'est parfait pour sa musique plutôt intimiste. Dommage quand même que c'était obligatoirement assis parce qu'un titre comme "Tchador woman" en live, ça dépote bien !

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    2. J'avais compris ;) Je pensais que ça passerait dit comme ça, juste en mettant la majuscule, comme si c'était un surnom, mais j'ai mal formulé !
      J'imagine que tu feras un billet dessus, je me demande vraiment ce qu'il donne en live, le Connan.

      J'hésite à prendre des places pour Metronomy quand à moi. Ca risque de tomber proche des exams, et surtout, j'ai beaucoup moins aimé The English Riviera que Nights Out, et j'ai peur pour le prochain, le dernier single ne m'a pas convaincu du tout, même si il s'écoute très bien.

      Je guetterai un passage de BabX près de chez moi alors ;) A Nantes on a une petite salle géniale, Stéréolux, à chaque fois que j'y suis allé (avec Etienne en plus), on a fini juste au pied de la scène, en plein milieu. Je pouvais presque jouer du synthé en levant le bras pour La Femme ! Et ce, pour Tellier, Of Montréal, et La Femme, à chaque fis en plein devant, sans avoir attendu plus que ça (les gens snobent les 1ères parties, on peut se placer du coup). C'était absolument gé-nial.

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