Accéder au contenu principal

Alpaca Sports - Sealed With A Kiss

Le titre "Sealed With A Kiss" me rappelle la reprise d'un standard de la variété américaine des années 60 par le tristement célèbre boy scout Jason Donovan et copain à l'époque d'une Kylie Minogue qui ne mettait pas encore de mini short. Nous vivions une période bénie où des filles naïves comme Mélody avec "Y a pas que les grands rêvent" était l'idole des plus jeunes. Aujourd'hui, les enfants mûrissent sans doute trop vite et Stromae n'est pas loin d'envahir les cours de maternelle. Les plus âgés n'étaient pas plus gâtés et avaient d'ailleurs droit à la reprise en français de C. Jérôme, "Derniers Baisers" dans le texte. Avec de tels souvenirs, les suédois de Alpaca Sports ne partent pas dans des circonstances favorables. Pourtant, leur album, s'il se situe dans le même registre littéraire plutôt mignon, se rapproche musicalement beaucoup plus des Pains of Being Pure At Heart par exemple. Voilà, il fallait s'y attendre les Suédois, décidément une scène indie très productive, ont réussi à sortir leur groupe de twee pop. "Just Like Johnny Marr" fait bien sûr allusion aux "pères" du mouvement, les Smiths.

Ce premier disque abritant les singles du groupe disséminés sur le web depuis sa création est une parfaite compilation du genre. Les dix titres de ce "Sealed With A Kiss" sont tous d'adorables friandises pop à chantonner sous la douche : "Just For Fun"...

Clip de "Just For Fun" :

Commentaires

  1. Comme dit chez El Norton, j'adore ce genre de (twee?) pop !

    RépondreSupprimer
  2. Salut ! Ici Another Sunny Night. Alpaca Sports et The School joueront lors de notre 20ème soirée.
    Ça se passe samedi 24 octobre 2015 à l’Espace B (Paris) pour la modique somme de 5€. Plus d’informations par ici : http://www.facebook.com/events/1911737825718381/

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

O - à terre !

En voyant la liste des catégories pour les prochaines Victoires de la musique, je me suis dit tout de suite qu'il en manquait au moins une. Quid de la pop française ? Alors que celle-ci s'est rarement portée aussi bien ? Mais ce n'est plus à prouver que ces cérémonies restent au final très consensuelles, se contentant de valider les goûts de l'époque sans voir plus loin, et rechercher l'intemporel. Pourquoi passer ainsi sous silence la bonne santé de la pop d'ici en ignorant si ouvertement le talent de Chevalrex, Thousand, Barbara Carlotti ou Olivier Marguerit alias O ? Ce dernier est d'ailleurs peut-être le lien entre tous, car bien souvent caché derrière tous les derniers disques de pop français qui comptent. Il a aussi officié au sein des indispensables Syd Matters dont on attend toujours une suite au chef d'oeuvre "Brotherocean".  O revient donc avec un deuxième album, encore plus réussi que le premier - le déjà remarqué et remarquable &q…

Snapped Ankles - Stunning Luxury

Les anglais de Snapped Ankles sont de retour avec toujours leur discours sur le retour à l'état de nature, d'où leur étrange déguisement de monstres plantes, en référence au dessin animé Jayce et les conquérants de la lumière ? Ils seraient pourtant devenus des agents infiltrés pour empêcher des promoteurs immobiliers - d'où la nouveauté de la cravate - de détruire la nature en promettant aux futurs acquéreurs un luxe étourdissant ("Stunning Luxury"). Même lorsque le "système" semble avoir gagné - fini de jouer avec les arbres, comme sur leur premier disque "Come Play The Trees" - on peut toujours essayer de le détruire de l'intérieur. Le post punk est un mouvement qui est régulièrement associé à la critique de la société de consommation. Les Snapped Ankles ne seraient donc que les descendants d'une longue filiation.  Car le style musical ne change pas non plus, sorte de mariage entre Gang of Four, Can ou The Fall, avec une pointe de …

Rustin Man - Drift Code

On avait presque oublié son nom sur le disque, le premier et toujours seul - mais plus pour longtemps - album de Beth Gibbons en congés de Portishead. Rustin Man, alias Paul Webb, est un homme de l'ombre. Ce "Drift Code" pourrait le faire entrer pour de bon dans la lumière. Puisque, pour une fois, il apparaît seul au générique, jouant enfin le premier rôle, après avoir aussi été confiné derrière Mark Hollis au sein de Talk Talk. On savait le monsieur talentueux, musicalement parlant, ce disque, avec ces somptueux arrangements, n'en est donc qu'une confirmation. Mais on ne savait pas qu'il avait une si belle voix. Le style se rapproche d'un Robert Wyatt ou du Bowie de "Blackstar". L'album, préparé minutieusement depuis plusieurs années, a été enregistré dans une grange, à l'écart de toute civilisation. Webb, entouré de sa femme et de ses filles, a pris son temps, retapant le lieu en même temps qu'il peaufinait sa musique.  Nous voici…