22 décembre 2014

Compilation 2014

Pas de classement cette année pour les chansons, juste une compilation de 20 titres sans ordre de préférence et une pochette qui est l'oeuvre de ma fille qui aura bientôt 6 ans, l'âge de ce blog. Le temps passe...

Florent Marchet - 647
The Notwist - Close to the glass
East India Youth - Dripping Down
Metronomy - Love Letters
Dean Wareham - The Dancer Disappears
François and the Atlas Mountains - La Vérité
Future Islands - Seasons (Waiting on you)
Timber Timbre - Hot dreams
Archie Bronson Outfit - In white relief
Gruff Rhys - American interior
Ought - The weather song
Protomartyr - Scum, rise !
Cheveu - Polonia
Morrissey - World peace is none of your business
Baptiste W. Hamon - Les bords de l'Yonne
Feu! Chatterton - La Malinche
Half Japanese - Our love
Jean-Louis Murat & The Delano Orchestra - Dans la direction du Crest
Baxter Dury - Pleasure
Ariel Pink - Dayzed Inn Daydreams

On se retrouve pour ceux qui veulent l'année prochaine avec, j'espère, quelques nouveautés. D'ici là, joyeuses fêtes à tous !!!

17 décembre 2014

Top albums 2014

Voilà, nous y sommes, mes 10 disques préférés de 2014. Peut-être pas une grande année, peut-être pas si forte que la précédente. Encore que. Les 4 disques qui se bataillent en tête de mon classement se sont détachés du reste, mais tous, à force d'écoute. Ils ont fini par devenir d'agréables compagnons de vie. De ceux qu'on aiment retrouver peu importe notre état d'esprit. Et déjà, rien que pour eux, 2014 aura été une belle année musicale. Deux disques de chanson française : l'un pop, l'autre folk. Deux disques aux arrangements soignés. "Bambi Galaxy" et ses sons de synthés vintages loin d'être si évident qu'il en a l'air de prime abord. "Babel" et son incroyable foisonnement sonore. Entre Auvergnats, on se comprend. Et puis, deux disques étrangers complètement différents, l'un, "Hot Dreams", n'a rien qui dépasse, l'autre, "Pom Pom", part dans tous les sens. Les deux ont en commun d'être des disques dont on ne sépare pas si facilement. Le premier, pour sa sobre perfection. le second pour sa parfaite démesure.

10- East India Youth - Total Strife Fever
Un jeune anglais descendant du Brian Eno bidouilleur de la fin des années 70 propose sa version moderne d'une pop électronique aventureuse. C'est parfois étouffant mais le plus souvent réjouissant. Assez inclassable, en somme. Vivement la suite... 


9- François and the Atlas Mountains - Piano Ombre
François Marry et ses acolytes sont en train de devenir des références dans le paysage musical français voire même international (signature chez Domino Records oblige). Ce "Piano Ombre" le voit chanter pourtant davantage en français. En plus, cela correspond aux meilleurs morceaux. Un mélange improbable entre Dominique A et Vampire Weekend. Les voilà avec leur son bien à eux. Bravo!

8- Future Islands - Singles
Les Future Islands sont sortis de l'anonymat le jour où ils sont passés chez David Letterman et que les Américains puis le monde entier sont tombés raides dingues du petit déhanché de leur chanteur, Samuel Herring. Bien sûr, c'est réducteur, car Future Islands, c'est plus que ça. C'est bien sûr, l'imparable "Seasons" mais aussi une électro pop kitsch aux mélodies diablement accrocheuses.

7- Baxter Dury - It's a Pleasure
Baxter Dury a inventé l'improbable prototype du crooner cockney. Un accent et style désormais facilement identifiable. Les fans de la première heure lui reprocheront un côté dillettante de plus en plus accentué au profit de titres faciles. Les autres, comme moi, seront heureux d'avoir trouvé un "ami" digne de confiance. De ceux qui ne déçoivent pas - déjà son deuxième album classé dans mon top 10 annuel. J'ai toujours eu un faible pour les chansons remplies de "ouhouh", "ahaha". Alors quand il y a des "oula haha", je craque...

6- Metronomy - Love Letters
Le groupe préféré de mes loulous. Bon, en tant que parents, on y est forcément pour quelque chose, hein. "Love Letters", la chanson surtout n'est pas loin derrière "The Bay" (papa, tu peux mettre "take you back one day" ?) dans leur panthéon personnel. C'est dire l'incroyable pouvoir d'enchantement des mélodies de Joseph Mount. Les magiciens, ça parle à tout le monde.


5- Dean Wareham - Dean Wareham
Dean Wareham, c'est le type parfait : une carrière exemplaire de Galaxy 500 aux indispensables Luna en passant par son duo avec sa femme, la très jolie Britta Phillips, des goûts très sûrs, une apparition au cinéma dans l'excellent "Frances Ha" et donc ce premier disque solo encore impeccable, moins rock et plus en retenue qu'à l'accoutumée. Et cette voix caressante... Bref, c'est la classe. 

4- Florent Marchet - Bambi Galaxy
Alors que Houellebecq s'apprête à refaire parler de lui avec un nouveau livre pour janvier 2015 dont le thème s'avère être l'arrivée au pouvoir en France des Islamistes - difficile de trouver plus polémique -, Florent Marchet en est resté à "La Possibilité d'une île", son roman d'anticipation sur les sectes et le devenir de l'humanité. Si le concept peut paraître fumeux à priori, comme le nouveau look de jeune premier qu'il arbore désormais, ce disque m'a plus que convaincu sur la durée, faisant de "Bambi Galaxy", sa plus belle odyssée. Un superbe travail sur le son !

3- Murat & The Delano Orchestra - Babel
La plus belle rencontre de l'année. Si on pouvait reprocher à Murat une trop grande sobriété dans les arrangements et aux Delano Orchestra un manque d'accroche mélodique et un choix contestable de la langue de Shakespeare, le mariage des deux a condensé le meilleur des forces en présence. "Babel" est double, triple, quadruple. C'est un tour, un pic, une péninsule. L'Auvergne n'a jamais semblé si haut perchée. Murat peut désormais toiser le reste de la chanson française du haut de sa tour. Il va falloir être costaud pour aller l'y déloger.

2- Ariel Pink - Pom, Pom
Il aura fallu "Pom Pom" pour que je devienne enfin accro à ce gars-là. Quand je réécoute aujourd'hui "Mature Themes" ou "Before Today", je me demande comment j'ai pu passer à côté. N'empêche que c'est bien "Pom Pom" qui impressionne le plus, un incroyable condensé de toute l'histoire de la pop music, qui n'a peur de rien, ne se refuse rien et pourrait bien être le genre de disques à durée de vie infinie. Au passage, les trois derniers titres sont de toute beauté. Et ce disque étant sorti tard dans l'année, qui sait si dans deux mois, il n'aurait pas été une marche plus haut...


1- Timber Timbre - Hot Dreams
Comme pour Ariel Pink, jusqu'ici la musique de Timber Timbre m'avait laissé assez indifférent. Il a suffit d'un titre, "Hot Dreams", puis de ce disque du même nom, où il n'y a pour ainsi dire, rien à jeter. Chaque minute, chaque seconde compte. Pas d'effet de manches, pas de superflu. La voix de crooner en impose, sans en rajouter. La musique est dosée par petites touches. Le saxo de Colin Stetson est sublime. On pense au meilleur Tindersticks, au meilleur Portishead. Bref, on voudrait ne jamais sortir de ce "Hot Dreams"...

15 décembre 2014

Top concerts 2014

Peu de concerts une fois de plus en 2014, mais quelques beaux moments. Des valeurs sûres comme of Montreal ou Portishead, qui font partie de ces groupes que je pourrais aller voir indéfiniment sans être jamais déçu. Et puis, bien sûr, des découvertes. Les vétérans allemands de The Notwist que je voyais seulement pour la première fois. Ce fut un enchantement. Le groupe dégage une maîtrise impressionnante, capable aussi bien d'expérimentations électroniques tout azimut que de décharges électriques ou de ballades lancinantes. "Neon Golden" est assurément un des meilleurs albums des années 2000. Leur dernier, "Close To The Glass", parvient épisodiquement à reproduire cette formule gagnante. Babx aussi fut un grand concert. Celui-là, ça faisait longtemps qu'on le traquait maman et moi. On avait bien raison, parce qu'en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il vous installe une ambiance, une sorte de cabaret du bout du monde, qui fait du bien et permet de lâcher prise, à mille lieux de toute mode et de toute pose. Le gars en a sous la semelle... Bravo ! Et puis, il y eut deux formations de rock plus dur. Tout d'abord, les canadiens de Ought qui marient à merveille trente ans de post-punk, de The Fall, à Joy Division en passant par les Talking Heads, sans oublier les groupes de post-rock chers au label Constellation Records sur lequel ils sont d'ailleurs signés. En live, dans la cave de la Mécanique Ondulatoire, leur rock tendu avait un sacré rendu. Ensuite, les américains de Protomartyr, originaires de Detroit, la ville, entre autres, du MC5 et des Stooges, autant dire qu'ils ne sont pas là pour plaisanter. Et, sur la petite scène du fort Saint-Père, je peux vous dire que ça envoyait mine de rien le bois, toute en nonchalance feinte. Un dernier mot, quand même sur les déceptions, celle de Neutral Milk Hotel, concert vibrant mais aux inspirations trop "countrysante" pour nous; de Slowdive, sorte de Beach House en moins bien, plus vieux et donc très surestimé et aussi de Connan Mockasin, même si ce fût à l'image de son dernier disque plus proche d'un Barry White que d'un Syd Barrett...

9 décembre 2014

Freeze Puppy - The Night Attendant

Il y a des injustices qui se justifieraient par le fait d'être né trop tôt ou tard. Bref, de ne pas être de son époque. Tom Wilson, leader et unique membre permanent de Freeze Puppy, aurait dû officié comme son homonyme Brian, dans les années soixante. Il n'aurait probablement pas connu cet anonymat honteux. Pourtant, combien de personnes aujourd'hui à écouter encore les Beatles, les Beach Boys ou les Kinks ? Mais combien en retour à s'intéresser aux groupes actuels qui continuent à perpétuer cette pop-là? Comme si chaque époque avait son style et que le mélange était impossible, anachronique et mal considéré. Même les Zombies un poil négligés en leur temps ont accédé depuis à un statut de groupes sixties qui comptent. Pas sûr qu'il en serait de même s'ils étaient apparus quelques décennies plus tard. Merci en tout cas à Pierre de With A Messy Head pour m'avoir fait découvrir "The Night Attendant", ce très bel album de "chamber pop", aux arrangements classiques et classieux. Qui n'est donc pas de son temps. Mais qui voudrait l'être aujourd'hui ? Et puis, d'abord, c'est quoi, la musique à la mode ?
"Living in the movies", "Jocelyn", "Emily & Joseph" et quelques autres sont autant de petites perles mélodiques à enfiler à ces colliers qu'on se transmet discrètement de générations en générations, persuadés à raison qu'ils ne vielleront jamais.

Clip de "The Same Parts" :

8 décembre 2014

Dva - Nipomo

Cette semaine, je commence mon marathon des disques oubliés de 2014. Tout ça, sous le haut patronage des lecteurs de ce blog. Premiers sélectionnés : des tchèques ! Mon dieu, la République Tchèque serait une terre fertile de rock indépendant et je ne le saurais pas. En fait, de rock indépendant, disons plutôt de musique indocile, ce qui étonne moins. Dva m'a été gentiment conseillé par Pierre du blog With A Messy Head - merci encore à lui - et j'en viens tout de suite à me demander comment ce dernier a-t-il fait pour dégoter un truc pareil. Bon, ok, leur disque est tout de même chroniqué deci-delà sur la toile, notamment anglophone. Dva est un duo, un homme, une femme et c'est à peu près tout ce que j'en sais. Sur leur Bandcamp, il est juste question de "il" et de "elle". Leur musique est un drôle d'assemblage, ressemblant par moments à ce qui peut nous arriver d'Islande, de Sigur Ros à Björk.
Des petites miniatures électroniques, jazzy, expérimentales mais qui n'oublient pas la mélodie, comme l'entraînant "Zoppe", un de ces morceaux qui fait immédiatement son petit effet. Ah, oui, j'oubliais, c'est essentiellement chanté en tchèque et c'est très bien comme ça. Il aurait été vraiment dommage de passer à côté de Dva. Charmant et différent.

Clip de "Mulatu" :

1 décembre 2014

Et toi, t'as écouté quoi en 2014 ?

1er décembre, ça y est, plus qu'un mois avant la fin de 2014 et l'heure de l'habituelle question : et vous, qu'est ce que vous avez le plus écouté en 2014 ? Quels sont les disques qui vous ont le plus suivi ? Les miens, c'est bien simple, ils sont là, ci-dessous, j'en ai parlé tout au long de l'année. J'attends donc les vôtres en retour, histoire de confronter nos avis et y déceler pourquoi pas des oublis flagrants ou revoir à la hausse des albums passablement ignorés. 

Florent Marchet - Bambi Galaxy
Halls - Love To Give
Barbara Carlotti - Cosmic Fantaisie (EP)
The Notwist - Close To The Glass
Orouni - Grand Tour
East India Youth - Total Strife Forever
Alpaca Sports - Sealed With A Kiss
Metronomy - Love Letters
Dean Wareham - Dean Wareham
François And The Atlas Mountains - Piano Ombre
Future Islands - Singles
Timber Timbre - Hot Dreams
Temples - Sun Structures
Pixies - Indie Cindy
Sam Mickens - Kayfabe: Laamb of G​.​O​.​D.
Boys Age - Amazing Stories
The Crookes - Soapbox
Makthaverskan - II
Archie Bronson Outfit - Wild Crush 
Gruff Rhys - American Interior 
Teleman - Breakfast
Ought - More Than Any Other Day
Fear of Men - Loom
Protomartyr - Under Color of Official Right
Cheveu - Bum
Secret Cities - Walk Me Home
Morrissey - World Peace Is None Of Your Business
Boys Age - The Tale Of Roan Horses
Franck Monnet - Waimarama
Watoo Watoo - Une si longue attente
Marianne Dissard - The Cat. Not Me.
People Get Ready - Physiques
Dignan Porch - Observatory
Compilations La Souterraine
Avi Buffalo - At Best Cuckold
Karen O - Crush Songs
Feu! Chatterton - Feu! Chatterton (EP)
Benjamin Clementine - Glorious You (EP)
Half Japanese - Overjoyed
Woods - With Light & With Love
Arthur H - Soleil Dedans
Purling Hiss - Weirdon
Murat & The Delano Orchestra - Babel
Kevin Morby - Still Life
Baxter Dury - It's a Pleasure
Nancy Boy - Love, etc.
The Coral - The Curse Of Love
Literature - Chorus
Hookworms - The Hum
Ariel Pink - Pom, Pom
Pain Noir - Pain Noir