30 mai 2015

Public Service Broadcasting (+ We Were Evergreen) - Paris, le Petit Bain - 27 mai 2015

Le même soir, tous les indie rockeux étaient de sortie à l'Olympia pour le retour de Ride. Ces derniers seront d'ailleurs de beaucoup de festivals cet été, dont la Route du Rock. Mais c'est ailleurs que nous étions vraiment intéressés, maman et moi. Et avec le recul, nous ne regrettons en rien notre choix. Ce fut une bien belle soirée. A tout point de vue. Le lieu d'abord que nous ne connaissions pas et qui n'est pourtant pas loin de chez nous. Le petit bain est une péniche amarrée près de la Bibliothèque François Mitterrand. Le quartier que je n'aimais pas spécialement auparavant, dégage quelque chose de relaxant, de reposant. Tout cet espace libre, en plein Paris... La première partie est assurée par les français de We Were Evergreen emmenée par Fabienne Débarre qu'on avait déjà vu officier aux côtés du crooner cockney de Baxter Dury. La musique est d'une fraîcheur revigorante, dans un style entre Syd Matters et Phoenix - ben oui, ça existe, y avait un créneau à prendre. Et puis, ils ont l'air heureux d'être là. Comme nous. Dommage quand même que Fabienne ne chante pas plus. Car souvent, c'est quand on commence à entendre sa voix, proche de celle d'une Victoria Legrand de Beach House, que les morceaux décollent. Voilà, ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas vu et entendu une première partie qui tiennent aussi bien la route. Ça me fait penser qu'il faudrait que je réécoute leur seul et unique album, "Towards", paru il y a deux ans. J'ai dû passer à côté de quelque chose.

Ensuite, ce fut au tour des anglais de Public Service Broadcasting et de leurs voix pré-enregistrées. J. Willgoose, l'homme au noeud papillon, au charme et l'humour tout britanniques - curieux mélange de Mister Bean et de Jarvis Cocker - est le presque unique responsable de la musique (hormis la batterie). Si j'avais peur que cela soit trop statique sur scène, il n'en est rien. Un titre comme "Signal 30" y prend une dimension titanesque. Ils poussent à fond le côté pré-enregistré même pour parler avec le public, ajoutant une interaction et un décalage bienvenus. Si leur premier disque est devenu un de mes préférés de ces derniers années, j'étais resté nettement plus mesuré sur le second sorti en début d'année sur le thème de la conquête de l'espace. Bon, il faut avouer que même s'il est beaucoup plus hétérogène, il contient quelques morceaux ultra efficaces comme les singles "Gagarin", "Go" ou le plus éthéré "Valentina". Et puis, ils ont fini avec un sommet, dans tous les sens du terme, "Everest". Difficile de monter plus haut (l'espace peut-être?). Et surtout de redescendre après.

29 mai 2015

Un week-end à trois temps...

Une fois n'est pas coutume, il ne sera pas uniquement question de musique. Le weekend dernier, nous avons vu, maman et moi, trois facettes de Paris : trois événements pour trois publics différents. A chaque fois donc, nous y étions. Je ne dis pas que nous sommes supérieurs parce que nous sommes éclectiques. Foncièrement, je ne pense pas l'être, éclectique. Je n'écoute qu'un style de musique voire deux mais pas plus. Et ça, ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Je ne parle pas de politique, de religion, de ces sujets qui divisent et fâchent. Bref, loin de pavaner, ces trois manifestations m'ont en fait rassuré sur ma capacité d'ouverture. La première, celle qui devrait le plus me correspondre, Villette Sonique, pour le concert de Cheveu, ne m'a pas mis plus à l'aise que cela. Je me suis senti perdu au milieu de ces "hipsters" (oh le vilain mot). Je suis sûr que dans le fond, ils sont tous sympas. D'ailleurs, moi même, je suis souvent pris pour un hipster par mes collègues de travail, c'est dire :-). Mais ce freak show, tous ces jeunes gens qui font exprès de mal s'habiller, de s'enlaidir - j'espère au moins qu'ils n'ont pas payé cher leurs fringues - cette attitude (volontairement ?) sérieuse et concernée, ça me stresse un peu. Heureusement, le groupe Cheveu paraissait loin de tout ça... Ils dégagent sur scène une folle énergie qui parait tout sauf contrôlée. Ils sont à l'image de leurs disques, mais de manière décuplée. Plus foufou, plus barrée encore, leur musique enchante par son originalité puis fatigue, à force de sons débridés.


A peine le concert terminé, on file pas loin, au 104, pour une toute autre ambiance : la fête de la dette ! Kézako ? C'est un spectacle de Christophe Alévêque censé sous couvert d'humour nous instruire sur le fonctionnement des marchés financiers. Pour cela, il fait appel à quelques économistes venus vulgariser sur ce qui se cache derrière la phénomène de la dette publique. Il a bon fond aussi le Alévêque : tout sera reversé au secours populaire. Il ne se fait pas payer les cours prodigués - contrairement à d'autres. On sent bien qu'il aimerait devenir le Coluche du XXIème siècle. Il en reprend même (inconsciemment?) les mimiques. Après son spectacle, place au bal. On se croirait à une fête de l'humanité version intimiste. C'est bon enfant, ça ne se veut pas plus intelligent que ça en a l'air. Patrick Pelloux est le parrain de la soirée et vient faire un petit speech. L'ombre de Charlie Hebdo plane évidemment...Yvan Le Bolloc'h et son groupe "ma guitare s'appelle reviens" mettent une belle ambiance collégiale avec leur musique de Gipsy Kings du pauvre (de circonstance). Ensuite, ce sont les tout aussi sympathiques mais moins charismatiques Balochiens - ne me demandez pas pourquoi - qui reprennent des vielles rengaines parisiennes. On se croirait dans une guinguette  : idéal pour plaire au plus grand nombre, de 7 à 77 ans. Avec maman, on se sent un peu comme à la maison. Les gens autour de nous s'amusent simplement, ça s'entend, ça se voit surtout, aux larges sourires sur les visages. Nous voilà dans une fête de famille idéale. On n'est pas là pour critiquer untel ou unetelle. On a les mêmes idées, la même philosophie, ça serait ballot de venir dire du mal, de pinailler. On s'en fiche. Nous aussi, on n'est pas parfait d'abord. Le lendemain, dimanche, c'était direction Roland Garros, dans les loges VIP. Ben oui, on ne se refuse rien (mais on avait eu des invitations !). Et je peux vous dire que c'était une toute autre histoire. Les baskets Lacoste et autres caleçons Ralph Lauren étaient de sortie. Tout ça est très poli. Un tour par la boutique pour confirmer qu'on n'est pas vraiment à notre place, même si on en a bien profité... Le tennis, ce n'est pas très rock'n'roll quand même. Et ce n'est pas l'autre bouffeur de Kinder Bueno qui viendra me démentir...

25 mai 2015

Viet Cong (+The Soft Walls) - Paris, La Maroquinerie - 22 mai 2015

Parmi les nouveautés musicales de 2015, les Canadiens de Viet Cong constituent l'une de mes rares satisfactions. Il semblait donc logique que j'essaie d'aller voir sur scène une confirmation. Maman était quant à elle, plus réticence, appréciant moins ce genre de rock tendu et dissonant où la mélodie n'est pas la première qualité. A peine rentrés dans la salle de la Maroquinerie, un constat s'impose à nous : Viet Cong, c'est indéniablement du rock d'adultes, la moyenne d'âge est même étonnamment élevée. Un groupe de sexagénaires est positionné aux avant postes, prêt à en découdre. Une femme aux allures de professeur d'histoire-géo à la retraite, dodeline activement de la tête dès les premières notes de The Soft Walls, la première partie. Son voisin, chauve, à la barbe blanche de trois jours arbore tranquille, des lunettes de soleil alors qu'il filme la scène de manière compulsive. On n'aimerait pas être à la place des amis qu'il inviterait voir son film du concert à la maison. A coté, le dogme de Lars Von Trier, c'est une promenade de santé. Bonjour, les maux d'estomac. La musique jouée par The Soft Walls est pourtant loin de nous emballer maman et moi. Elle n'a pas d'accroche, pas de personnalité, sans être foncièrement désagréable pour les oreilles, ce qui est déjà ça. Je pense un peu à Oasis, mais à partir du troisième disque, quand les mélodies ont disparu et qu'il ne reste qu'un rock lourd, pataud et indigeste. Pas sûr qu'on réentende longtemps parler de ces anglais-là.

Dès les premières notes des canadiens de Viet Cong, on sent la différence. Le groupe commence étonnamment par deux titres (nouveaux ? anciens ?) non présents sur leur premier et seul disque. Il faut dire que celui-ci n'en contient que sept. Pas facile avec cela de tenir un concert de 1 heure. La musique de Viet Cong est plus "brut" en live. Le chanteur et bassiste, Matt Flegel, force allègrement sur sa voix - on plaint déjà ses cordes vocales. La rythmique est encore plus impressionnante que sur disque (attention aux oreilles!). Même maman qui venait un peu à reculons, commence à s'y laisser prendre. Surtout pendant le "tube" "Continental Shelf". Enfin surtout pour le géant batteur, Mike Wallace qui, sous l'effet de la chaleur, finit par enlever le haut. Je la vois subjuguée pendant l'interminable morceau final où l'ange blond tape ad libitum comme un forcené, ce qui fait ressortir la musculature parfaite de son torse nu. "Death", encore plus que sur disque, est éprouvant pour les nerfs et comme il leur semble difficile d'enchaîner après ça, les Canadiens décident de s'en tenir là, sans un rappel, sans même un au revoir. Le public reste comme nous, coi, abasourdi par la lumière et la musique de la sono rallumées soudainement. On est nombreux à ne pas pouvoir bouger tout de suite, réclamant inconsciemment davantage mais sentant bien que nous ne serions pas écoutés. Je suis frustré pour ma part de n'avoir pas entendu ma préféré du groupe, "Pointless Experience". A l'image de leur nom - qu'ils n'ont pas voulu changer malgré l'annulation de concerts -, Viet Cong n'est pas prêt aux concessions. A double tranchant.


A lire, le très beau papier de Playlist Society sur Viet Cong et Women.

20 mai 2015

Bastien Lallemant - La Maison Haute

En voilà un qui est en passe de devenir une valeur sûre de la chanson d'ici. "La Maison Haute" porte bien son nom, car c'est aux sommets de "Melody Nelson", l'oeuvre de Serge Gainsbourg et de Jean-Claude Vannier que Bastien Lallemant s'attaque, voix et arrangements compris. Les trois premiers titres sont carrément magnifiques. Après, ça s'essouffle (le dispensable "Les fiançailles" par exemple). Il semble que l'homme soit parti trop vite. Étonnant de la part d'un chanteur adepte des "Siestes Acoustiques", ces rendez-vous mensuels dans la petite salle de la Loge à Paris, où les spectateurs peuvent venir avec leur oreiller et leur couette. Le style de Lallemant est aussi proche d'un Arthur H en plus sobre (je parle de la musique, hein). On pourra d'ailleurs lui reprocher d'être constamment dans la retenue, la maîtrise. Ce nouvel album gagne tranquillement en saveur au fil des écoutes, de part son écriture fine et ciselée, sa production léchée. En témoigne, la beauté classique d'une "Longue Nuit" en hommage à son père récemment décédé.
On retrouve aussi un certain JP Nataf aux manettes. Ce dernier devrait encore rapidement faire parler de lui avec le retour de son groupe, Les Innocents, qui s'annonce déjà comme une formidable réussite. Bref, la chanson française continue de se porter comme un charme et devrait placer son petit lot de disques dans mon top 10 de 2015. "La Maison Haute" a été sélectionnée parmi les coups de coeur de la renommée académie du disque Charles Cros. Une récompense bien méritée et on espère que ce n'est pas fini !

Clip de "Un million d'années" :

18 mai 2015

Top albums 1979

Ça devait arriver puisque 2015 m'ennuie assez largement, je reviens à mes top annuels. 1979 : me voilà passé dans les années 1970, des années que je n'ai presque pas vécues. Mais ça ne m'empêche pas de m'y plonger car ce ne sont pas les bons disques qui ont manqué. A cette époque-là, on retrouvait plus ou moins les mêmes têtes chaque année. Les groupes avaient l'habitude de sortir un album tous les ans. Joy Division et les Talking Heads se disputent une fois de plus (après 1980) les premières places avec deux chefs d'oeuvre incontournables. Les Jam et le fameux "London Calling" des Clash suivent pour l'emprunte punk anglais. Après, il y a les plus azimutés B52's et leurs deux fabuleux singles, "Planet Claire" et "Rock Lobster", XTC, là aussi avec au moins un simple inoubliable, "Making Plans For Nigel" ou les Sparks qui découvrent alors la disco avec Giorgo Moroder. Enfin, il y a d'un côté les très légers Undertones, sorte de réponse irlandaise aux Ramones, et, de l'autre, les très sérieux mais non moins passionnants Gang of Four et Wire. Si avec tout ça, vous n'y trouvez pas votre compte...

10- Sparks - N°1 in Heaven
Oh ! Giorgio Moroder, le pape de la disco dans ce classement ! Oui, mais les Sparks ne sont pas Sheila et forcément le disque a un peu plus de tenue. Avec le recul, la collaboration semblait même évidente tellement les goûts des uns pour l'outrance et le kitsch - mais attention, toujours classe - ne pouvaient que se marier avec les claviers de l'autre.

9- The Undertones
Les Undertones, c'est un peu l'équivalent irlandais des Ramones : même punk ultra mélodique aux paroles simplistes mais à l'effet immédiat. Une sorte de rock délicieusement régressif. Ils sont responsables d'au moins un hymne incontournable, "Teenage Kicks", le "Smells Like Teen Spirits" de l'époque. Malheureusement, comme beaucoup de formations associées au mouvement punk, ils ne réussiront pas à prendre en marche le train de la new wave. Restent les quelques "tubes" de ce premier essai qui ont conservé toute leur saveur près de quarante ans après.

8- Wire - 154
Wire a, en trois albums exemplaires (et essentiels) et autant d'années, défini une nouvelle vision du rock. Un rock exigeant, touffu, concis et radical dont les influences sont encore perceptibles aujourd'hui. A la fois novateur (on pense parfois aux Pixies avec dix ans d'avance) et bien ancré dans son époque, le rock de Wire est de ceux qui résistent le mieux à l'épreuve du temps. La preuve, le groupe continue d'officier en proposant toujours des disques largement dignes d'intérêt.

7- Gang Of Four - Entertainment !
Ces quatre-là nous viennent de Leeds et c'est peu dire qu'à leur écoute, on imagine bien qu'on ne doit pas rigoler tous les jours là-bas. Il faut donc voir de l'humour dans le titre de leur disque, "Entertainment !". Mais le dessin de la pochette situe déjà bien le décalage. Il y est question de politique, de positions bien établies. Leur rock tendu est à cette image : intègre et sans concession. Un modèle pour tout rockeux en mal de crédibilité.

6- XTC - Drums & Wires
La pop de ces anglais est encore fofolle, on pense à des Talking Heads britanniques, qui auraient donc avalé plus de Beatles que de Velvet Underground. Leur musique deviendra adulte au beau milieu des années 80. Il n'empêche, ce disque, qui contient leur seul presque tube "Making Plans for Nigel", est l'un de mes préférés. La nostalgie de l'adolescence sans doute.

5- The B52's - The B52's
Ces américains inventent le rock martien dix ans ou presque avant les Pixies (encore eux!). Ce premier disque reste unique en son genre. On a rarement depuis produit un rock qui marie aussi intelligemment exigence musicale et grand n'importe quoi. "Rock Lobster" est à ce titre un modèle du genre. Ce type de musique totalement débridée manque cruellement à notre époque.

4- The Clash - London Calling
Attention classique de chez classique. L'un de ces rares disques impossibles à négliger même quand on n'aime pas le punk. Parce "London Calling", ce n'est pas du punk, c'est tout simplement du rock, dans tout ce qu'il peut avoir de fédérateur, capable de mettre tout le monde d'accord, grands-parents et petits-enfants compris. Quelques années plus tard, on essaie de nous faire croire que c'est U2 ou Coldplay qui ont repris le flambeau en remplissant les stades. Preuve que c'était bien, 1979.

3- The Jam - Setting Sons
Souvent délaissé des palmarès ou des listes de groupes influents, The Jam mérite beaucoup mieux qu'une modeste estime. "Setting Sons", leur meilleur disque, est un impressionnant alliage entre puissance sonore et mélodies redoutables. Plus carré qu'aucune autre formation affiliée au mouvement punk, Paul Weller et sa bande en gardaient l'esprit tout en affichant un talent mélodique bien au-dessus de la moyenne.

2- Talking Heads - Fear Of Music 
Ça y est la collaboration entre les Talking Heads et Brian Eno marche à plein tube après un "More songs about buildings and food" décevant (toute proportion gardée, on parle des Talking Heads, hein). "Fear of music" reste une réussite absolue, à tout point de vue. L'un des groupes les plus importants de l'histoire du rock.


1- Joy Division - Unknown Pleasures
Comment vous parler encore de Joy Division et de ce premier disque dont la pochette trône sur bon nombre de tee-shirts de trentenaires ou quadragénaires ? Un album et un groupe qui ont traversé ainsi les époques en devenant un signe de ralliement de la cause indie rock, symbole d'un certain mal être ou plutôt d'une certaine mélancolie. Histoire de dire que nous ne sommes pas complètement adaptés à vivre, mais que nous avons quelques bouées, comme ces "plaisirs" plus si inconnus que ça. Une bonne nouvelle.


6 mai 2015

Blur - The Magic Whip

C'est l'événement musical de ce printemps : le retour après 12 ans d'absence discographique de Blur, et en plus au grand complet, c'est-à-dire avec le guitariste Graham Coxon qui avait délaissé le groupe après le revêche "13". Ce nouvel album a été enregistré lors d'une tournée de reformation en Asie, de manière fortuite. C'est d'ailleurs Coxon accompagné de l'habituel producteur Stephen Street qui ont ré-arrangé la plupart des morceaux. Après autant d'années, il n'y a pas de réelles surprises, la musique de Blur a gagné en profondeur ce qu'elle a perdu en spontanéité. Le temps de "Parklife" est toujours révolu, ce n'est plus la pop britannique qui intéresse le célèbre quatuor. Son horizon se veut plus électro, plus large, embrassant jusqu'à des rythmes africains. Pourtant, je persiste à penser qu'en déviant ainsi de trajectoire, ils ont perdu ce qu'ils savaient le mieux faire : une musique ultra mélodique et ludique qui synthétisait génialement 30 ans de pop "made in England", des Kinks aux Specials. Mais, difficile de ne pas adhérer à leur démarche de renouvellement que peu, finalement, empruntent. La paire Albarn-Coxon vaudra toujours pour cela mille fois mieux que la pénible fratrie Gallagher. 
La rivalité que les médias ont voulu orchestré entre les deux groupes du temps de la brit pop semble bien loin. Blur revient aux affaires - pour combien de temps ? - et même si ce n'est sans doute pas le chef d'oeuvre annoncé, cela reste de la très belle ouvrage. Les arrangements sont soignés et gagnent en profondeur au fil des écoutes. C'est suffisant pour embellir un printemps et une année 2015, qui restent toujours pour moi bien moroses.

Clip de "Go Out" :

Clip de "Lonesome Street" :

Clip de "There are too many of us" :