Accéder au contenu principal

Andy Shauf - The Party

Dans la série "on se rassure comme on peut" car il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, le dernier album du canadien Andy Sauf est excellent. Voilà, c'est dit. Il est sorti il y a quelques mois déjà mais il y avait jusqu'à présent quelque chose qui me gênait : la voix et les arrangements trop discrets, une lassitude s'installait progressivement, au fil des morceaux. Je ne m'étais pourtant pas résolu à supprimer le disque de mon téléphone portable, me disant que j'y reviendrai, forcément. Que le premier morceau, "The Magician", au moins était magnifique. Et puis, profitant d'une relative accalmie dans les sorties de disques, je me suis replongé dans cette très fine "Party" (désolé). 
On pense inévitablement au regretté Elliott Smith, à son talent mélodique, à sa voix caressante. On aimerait par moments que ça s'emballe un peu, parce que les bases sont là, pour que ça décolle. Voilà le problème des bons élèves : ils sont constamment dans la maitrise. Et quelle maîtrise ! Les titres ne sont pas linéaires, la construction est imprévisible. Andy Shauf ou une certaine idée de la classe...

Clip de "The Magician" :

Clip de "The Worst In You" :

Commentaires

  1. Ca m'a l'air très bon tout ça ! :) Là encore, merci pour la découverte, je vais creuser un peu...

    RépondreSupprimer
  2. Merci pour la découverte , j'en Plombier Paris 15 apprends de plus en plus en venant ici .
    merci !!

    RépondreSupprimer
  3. J'ai réécouté de nombreuses fois, et j'adore ! Merci pour cette découverte et les nombreuses autres de l'année 😉 j'écoute des tas de nouveautés mais tu arrives toujours à en dégotter quelques unes fabuleuses que j'ai complétement loupé et dont je n'ai jamais entendu parler. Merci pour tes articles ! 😃

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Drugdealer - Raw Honey

Weyes Blood encore et toujours. On la retrouve cette fois en compagnie du groupe Drugdealer - elle était déjà là sur le premier album du groupe, "The end of the comedy" - pour le très beau "Honey", bien dans l'esprit de ce qu'elle fait en solo. Il faut dire que la musique de Drugdealer est très proche de celle de Weyes Blood, c'est-à-dire douce, mélodique, admirablement désuète et kitsch (l'école californienne de Ariel Pink et consorts). En plus de l'évidente influence des Beatles("If you don't know now, you never will") , "Raw Honey" flirte même avec le jazz-rock FM des années 70. "Fools" ressemble par exemple à du Steely Dan.  Sauf que c'est toujours fait de manière décontractée, sans démonstration de virtuosité. Il faut dire que Michael Collins, l'auteur-compositeur de Drugdealer n'est arrivé à la musique qu'il y a dix ans seulement, en autodidacte. Voilà donc un agréable disque de saison, à …

O - à terre !

En voyant la liste des catégories pour les prochaines Victoires de la musique, je me suis dit tout de suite qu'il en manquait au moins une. Quid de la pop française ? Alors que celle-ci s'est rarement portée aussi bien ? Mais ce n'est plus à prouver que ces cérémonies restent au final très consensuelles, se contentant de valider les goûts de l'époque sans voir plus loin, et rechercher l'intemporel. Pourquoi passer ainsi sous silence la bonne santé de la pop d'ici en ignorant si ouvertement le talent de Chevalrex, Thousand, Barbara Carlotti ou Olivier Marguerit alias O ? Ce dernier est d'ailleurs peut-être le lien entre tous, car bien souvent caché derrière tous les derniers disques de pop français qui comptent. Il a aussi officié au sein des indispensables Syd Matters dont on attend toujours une suite au chef d'oeuvre "Brotherocean".  O revient donc avec un deuxième album, encore plus réussi que le premier - le déjà remarqué et remarquable &q…

Exposition Electro - de Kraftwerk à Daft Punk - samedi 13 juillet 2019

De Kraftwerk à Daft Punk : tout un programme ! Comment résumer la musique électronique ? Question difficile à laquelle la nouvelle exposition de la Philharmonie de Paris ne répond pas vraiment. Mais le propre de tout mouvement est d'être en perpétuelle évolution. Il y a un avant en terme de techniques, d'instruments, ici assez bien raconté avec quelques antiquités électroniques, datant pour certaines de plus d'un siècle. On peut aussi y entendre Jean-Michel Jarre plus gros rassembleur de l'histoire avec des concerts de plus d'un million de spectateurs, parler de son incroyable matériel, la musique devenant une science, résultat de savants calculs incompréhensibles du commun des mortels. Il n'y a par contre pas d'avant et après en terme d'évolution musicale, il y a juste des influences multiples et diffuses, des styles divers et variés. Des villes qui ont créé des vocations comme Detroit (la techno), Chicago (la house) ou Berlin. Des artistes majeurs co…