Accéder au contenu principal

The Bats - The Deep Set

Mon disque de la semaine arrive avec quelques jours de retard cette fois, vacances d'hiver oblige. Mais ne vous inquiétez pas, j'ai quelques posts dans les cartons qui devraient être publiés très bientôt. "The Deep Set" est le nouvel album des néo-zélandais de The Bats. Voici un groupe à la musique immuable. Ce disque aurait très bien pu sortir il y a 30 ans au moment de "Daddy's Highway", leur premier essai. C'est toujours ce qu'on a appelé le Dunedin Sound bien que The Bats soient originaires de Christchurch. C'est toujours publié sur l'indispensable label local Flying Nun, que chaque fan d'indie pop vénère comme il se doit. Ce sont toujours les mêmes membres depuis les débuts, notamment Robert Scott présent au sein des non moins excellents The Clean. C'est toujours cette musique et ces guitares impeccables, ces mélodies inspirées par les premiers R.E.M. et "The Good Earth" des grands frères américains des Feelies. 
Je pourrais m'en lasser mais non. C'est toujours aussi bien, même après 6 ans d'absence. Voilà donc un album idéal pour un retour de vacances. The Bats demeure une valeur sûre. Il n'en existe plus tant que ça. Réconfortant comme un hiver au coin du feu. Et si la Nouvelle Zélande était une de nos prochaines destinations de vacances ?

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

The Monochrome Set - Fabula Mendax

Le Monochrome Set existe depuis bientôt 40 ans. Il a connu une période faste à ses débuts, à l'orée des années 70 et 80, durant laquelle le groupe inventait une pop à nulle autre pareille, bien éloignée du mouvement post-punk alors en plein essor ou de la new-wave balbutiante. La formation menée par Ganesh Seshadri, alias Bid, un soit-disant authentique prince indien, est à l'origine de beaucoup de vocations, notamment Morrissey ou Edwyn Collins. Le groupe arrivé trop tôt, reviendra trop tard dans les années 90, à l'heure de la brit-pop. Leurs mélodies précieuses et délicates n'avaient pas grand chose à voir avec le rock direct et un peu simplet de Oasis et consorts. Puis, il y a eu une nouvelle reformation à la fin des années 2000, après 10 nouvelles années de disette. Celle-ci ne semblait plus rien vouloir du tout, ne surfant pas avec une quelconque mode par essence éphémère. On sait déjà que le succès n'arrivera jamais, d'autant que la formation londonienne…

Temples - Hot Motion

Si le rock était encore à la mode, les anglais de Temples pourraient assurément emporter la mise, renvoyant les australiens de Tame Impala dans leur 22, avec ce "Hot Motion", troisième album encore plus direct et calibré que les précédents. Après avoir (un peu) délaissé les guitares pour les claviers, le temps de "Volcano", ils reviennent à un style plus "classique" et proche de leur premier essai, l'excellent "Sun Structures". C'est toujours la même recette : des mélodies accrocheuses dans la plus pure tradition anglaise, relevées par des arrangements très psychédéliques avec un bon gros son qui claque. Si on flirte parfois avec la facilité, comme sur "The Howl", ces jeunes anglais chics et très (trop?) stylés arrivent toujours à faire passer la pilule avec un petit changement de direction imprévu.  Car si le chemin d'ensemble est bien balisé, le groupe s'autorise de légères sorties de route qui font que ce "Hot …

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…