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Articles

Affichage des articles du février, 2018

The Monochrome Set (+ Jaromil Sabor) - Paris, Supersonic, le 25 février 2018

Avec maman, on entame, à peine rentrés de vacances, une semaine de concerts (= semaine sans enfants). Celle-ci commence dès le dimanche avec la venue à Paris des anciens de The Monochrome Set dont je viens au passage de parler du dernier disque sorti vendredi dernier. C'est la première fois que nous avions l'occasion de voir sur scène ce groupe mythique de la pop indépendante britannique des années 80. C'est la première fois aussi que nous assistions à un concert dans la salle du Supersonic, pourtant proche de chez nous. Elle a l'avantage d'être petite, provoquant une relation privilégiée et intime avec les artistes. Elle a aussi le désavantage d'être un peu mal fichue avec la présence d'un gros poteau en plein milieu du public, bouchant la vue de la scène. La première partie est assurée par les français de Jaromil Sabor. On arrive avec un peu de retard, au moment de leur reprise de "Sink to the bottom" des oubliés Fountains of Wayne. Ça commence…

The Monochrome Set - Maisieworld

La semaine dernière a vu la sortie d'albums de deux anciennes "gloires" des années 80 : Lawrence, leader de Felt qui aujourd'hui dirige Go-Kart Mozart et son électro-pop chic et kitsch et The Monochrome Set qui tient, contre vents et marées, malgré son insuccès notoire. Il faut dire que les deux sont connus pour être des "serial losers", jamais là au bon moment, au bon endroit. The Monochrome Set a fait un peu avant tout le monde une pop lettrée et élégante, au moment où fleurissait encore la vague post-punk. Leurs mélodies et leurs textes fantaisistes, maniaient un humour pince-sans-rire typiquement british, là où la mode était encore au premier degré et aux paroles post-adolescentes sombres voire nihilistes. Ils ont pourtant grandement participé à l'avènement de groupes comme les Smiths. Morrissey et Johnny Marr se sont rencontrés entre autres, par le biais de leur admiration commune pour Bid, leur leader d'origine indienne. Au moment où la forma…

Car Seat Headrest - Twin Fantasy

Will Toledo, le (encore) très jeune leader de Car Seat Headrest, fort de sa reconnaissance dans le milieu du rock indépendant américain, a décidé de réenregistrer un de ces albums de jeunesse sorti en 2011, alors qu'il n'avait que 19 ans. "Twin Fantasy" est considéré par ses fans comme son meilleur disque, Toledo a déjà à son actif pléthore d'albums autoproduits, disponibles sur son bandcamp. Ce n'est que depuis qu'il a été signé sur Matador qu'il a pu accéder à un plus large public, commençant par enregistrer une sorte de compilation de ses meilleurs titres rearrangés avec plus de moyens. "Teens of denial" constituait ensuite son premier disque avec des chansons écrites avec un vrai groupe. Il en a résulté une légère déception, on sent que Toledo à vouloir trop bien faire, perd un peu le fil et ce qui faisait sa marque de fabrique, c'est-à-dire un style brut de décoffrage, un rock braillard et éminemment mélodique, avec quelques riffs…

Franz Ferdinand - Always Ascending

Après MGMT, c'est au tour de Franz Ferdinand de revenir avec un très bon nouvel album. Les deux groupes avaient tous deux sortis de précédents disques dispensables, loin du niveau de leur essai initial qui reste pour eux deux leur apogée artistique. Le guitariste de Franz Ferdinand, Nick McCarthy, ayant quitté le groupe suite à l'épisode FFS qui marquait pourtant un net regain d'attractivité pour la carrière des écossais, on pouvait s'attendre à une nouvelle déception. Au contraire, cela a permis à Franz Ferdinand de jouer sur d'autres registres, avec un synthé nettement plus présent - McCarthy étant remplacé par un guitariste et un claviériste. C'est le français Philippe Zdar qui est aux manettes, apportant un côté encore plus dansant qu'à l'habitude. Ce "Always Ascending" est un enchaînement de tubes imparables. Si le style a un poil varié, on reconnait tout de suite les guitares sautillantes, leur marque de fabrique.
Franz Ferdinand prend …

MGMT - Little Dark Age

Voici donc le grand retour des garnements de MGMT, responsables de deux rares gros tubes indie pop de la dernière décennie, les éternels "Time To Pretend" et avec ses paroles cyniques et bien dans l'air du temps ("Let's make some music make some money find some models for wives") et "Kids" à la mélodie irrésistible. Après un troisième disque éponyme particulièrement décevant sorti il y a déjà quatre ans où on les sentait en nette perte d'inspiration, le duo revient à des titres plus évidents et immédiats, un peu trop même ("One Thing Left To Try" surtout). Dans le clip de "Little Dark Age" qui donne son titre au disque, le chanteur se grime en Robert Smith. Les très recommandables Connan Mockasin et Ariel Pink sont même carrément crédités sur l'album. Bref, les références sont toujours aussi soignées - après Dan Treacy et Brian Eno sur "Congratulations".
Le groupe flirte toujours aussi bien entre pop excentri…

Montero - Performer

"Performer" est le deuxième album de Bjenny Montero, australien d'une quarantaine d'années, plus connu dans le milieu du rock indépendant pour ses talents de dessinateur que ceux de chanteur ou musicien. Il a notamment travaillé pour des artistes comme Mac Demarco - dont il a aussi fait la première partie - Ariel Pink ou Pond, soit pour les pochettes de disques soit pour des tee-shirts. Le gars avait même presque tiré un trait sur sa carrière musicale, d'une part parce qu'il avoue préférer le dessin, d'autre part parce qu'il sait qu'il ne rencontrera jamais le succès dans ce domaine. Dis comme ça, on ne peut s'empêcher d'avoir un peu d'affection pour le bonhomme, sorte de loser revendiqué, un brin fantaisiste et jemenfoutiste.
Surtout que "Performer" est un excellent disque de soft-rock, quelque part entre MGMT pour le côté mélodique et psychédélique et Ariel Pink pour le côté kitsch assumé et bricolé et l'inspiration ne…