Oui, je sais, je ne suis plus aussi assidu. Il faut dire qu’il y a eu les vacances et un manque progressif d’envie. Comme chaque année si j’ose dire. Rien de tel pour un retour aux affaires avec un disque français. Ça fait un moment que je délaisse la production hexagonale, me recroquevillant essentiellement sur les valeurs sûres comme Bertrand Belin ou Barbara Carlotti. Pourtant, il existe évidemment de nouveaux talents. PICOT en fait partie. Nouveau ? Pas vraiment puisqu’il officie depuis un moment au sein de groupes comme Good Morning TV et Brace! Brace! Talent ? Evidemment et il suffit de peu d’écoutes pour s’en persuader. Mais "Presque pop" est bien son premier effort solo. "Presque", parce qu’on sait bien que cet album n’aura pas de reconnaissance "populaire" à grande echelle comme il se devrait. "Pop", parce que ça l’est résolument. PICOT est de cette école française biberonnée aux douces mélopées beatlesiennes et au sens du rythme propre à la French Pop. Désolé pour les superlatifs - encore une fois ? - mais ce disque est une magnifique réussite de bout en bout. Il gagne même en saveur au fil des écoutes. Ces onze miniatures pop de 3 minutes tout au plus - le timing parfait de la pop song -sont intelligemment construites, sans rajout superflu. Les paroles sont celles d’un jeune adulte encore peu sûr de lui, originaire d’une province un peu délaissée, l’ouvrière Saint-Etienne pour ne pas la citer. Preuve si besoin était que cette scène française (les labels Vietnam, La Souterraine, Objet Disque, Chevalrex, O, etc) n’est pas que repère de bobos parisiens, empestant l’entre-soi. De toute façon, on s’en fout, seule compte la musique. Et quand elle est aussi belle et rafraichissante, le "Presque" parait indéniablement de trop.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

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