Accéder au contenu principal

Ha The Unclear - A Kingdom In a Cul-de-sac

La Nouvelle Zélande est depuis le début des années 80, voire les années 70 avec Split Enz, le premier groupe des frères Finn qui connaîtront un succès plus large avec Crowded House, un repère pour une pop déglingos, rythmée et qui n'oublie pas d'être incroyablement mélodique. On se rappelle bien sûr du formidable Dunedin Sound, à The Chills, The Bats, The Clean ou Chris Knox. Depuis, c'est de manière plus dispersée que nous avons des nouvelles régulièrement enthousiasmantes de la petite île soeur de l'Australie : Connan Mockasin, Aldous Harding, Princess Chelsea ou Jonathan Bree. Malgré la diversité de styles, il y a une constante là-bas, souvent propre aux insulaires, celle de faire comme bon leur semble, en dépit des modes dont ils paraissent n'avoir cure. Et cette fraîcheur, on la sent encore plus qu'ailleurs chez Ha The Unclear - mais à quoi, peut donc bien faire référence cet étrange nom ? Ils me font un peu penser aux américains de The Spinto Band : mêmes influences, même sens mélodique imparable, même absence de calcul, même envie de sourire béatement en écoutant leur musique. 

Leur improbable reprise de "C'est comme ça" des Rita Mitsouko est particulièrement jouissive. "A Kingdom in a Cul-de-Sac" est leur premier album et une sorte de compilations des chansons qu'ils ont écrites depuis leur début. "Strangers" date par exemple déjà de 3 ans. Et si, dans ce monde gris et terne, la lumière nous venait d'une île, à l'autre bout du monde. La vie, là-bas, semble différente, préservée. Dommage que le billet d'avion coûte si cher... Heureusement, ceux-ci passent actuellement par chez nous pour nous montrer un peu de leurs spécificités locales dont nous manquons cruellement. 



Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Mark Pritchard & Thom Yorke - Tall Tales

Oui, je sais, je ne suis pas très productif ces derniers temps... Une nouvelle fois, plus le temps, plus l’envie. J’avoue même écouter moins de musique. Heureusement, il y a quelques nouveautés qui me donnent toujours envie d’y revenir. Les productions de Thom Yorke quelqu’elles soient - Radiohead évidemment dont on annonce une sortie d'ici fin de l'année, en solo ou avec The Smile - en font partie. Le voici en duo avec Mark Pritchard, musicien australien de cinquante ans dont j’admets ne rien connaître. Ce n’est pas le genre de musique que j’écoute habituellement, encore que, pas si éloignée de celle de Kraftwerk. Les deux avaient déjà travaillé ensemble, notamment, sur " Beautiful People " extrait de l’album " Under the sun " de l’australien paru en 2016. Cette nouvelle collaboration permet au chanteur de Radiohead de signer son premier diqque sur un label qu’il vénère depuis longtemps, Warp (Aphex Twin, Boards of Canada, Autechre, etc).  Et je dois dire q...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...