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Momus - Humperstinck

Je ne vais pas me la jouer fin connaisseur, car là-dessus ma découverte fut très tardive. Momus est un artiste que je connais depuis quelques années à peine alors qu’il a 40 ans de carrière et plusieurs dizaines de disques à son actif. Difficile de toute façon de tout connaître du bonhomme tellement l’oeuvre est multiple et dense. Je sais juste qu’il est écossais, qu’il a commencé entouré d’anciens musiciens du groupe Josef K, que Jarvis Cocker, fan de la première heure - on reconnait facilement l’influence - voulait qu’il produise l’album "Separations" de Pulp, que "The Poison Boyfriend" est un des disques préférés de Brett Anderson. Avec un tel pedigree, je ne comprends pas que j’ai pu aussi longtemps passé à côté. Momus, alias Nick Currie a aussi perdu l’usage d’un oeil, du fait d’une infection contractée liée à des lentilles de contact, ce qui le rend malgré lui, d’autant plus reconnaissable. Il habite maintenant à Paris, après avoir beaucoup voyagé. 
"Humperstinck" est son dernier album en date - le deuxième en 2026 - et c’est bien simple plus je l’écoute plus je l’aime. Chaque chanson a son petit univers : ce sont de petites miniatures pop intelligemment construites et délicatement arrangées avec deux fois rien et un sens inné de l’écriture. Mentions spéciales à "The Clown At Battle", "Mr Diogenes" ou "The Hydra" mais je pourrais en citer bien d’autres. Je ne vais pas vous dire que "Humperstinck" est son meilleur disque, je ne connais pas assez sa carrière pour tenir de tels propros mais c’est assurément un sacré bon disque. Momus sera au festival Outsiders dans une semaine au Supersonic Records à Paris et ce serait un "crime" de ne pas venir fêter la venue de cet artiste bien trop rare et méconnu.


Commentaires

  1. Absolument d'accord : chaque album me semble un univers pop à soi, avec toujours ce goût de sortir d'une zone de confort, d'explorer un genre, une thématique, un concept. Le personnage est fascinant, plein de sagacité et truffe ses chansons de clins d'œil intelligents, parfois cryptiques... le tout étant pourtant abordable, ludique, fun. Me reste aussi pas mal d'albums à rattraper. Merci pour la référence au festival Outsiders et sa soirée du 26 septembre.

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