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Articles

Affichage des articles du juin, 2026

Vince Staples - Cry Baby

Il fallait que je poursuive mon incursion dans le monde du rap après le concert enthousiasmant de Little Simz. Mais attention du rap aux sonorités très rock, pas celui à la musique générée par IA. L’américain Vince Stapples est coutumier du fait. Dès son premier disque " Summertime 06 ", sa pochette inspirée par celle du célèbre " Unknown Pleasures " annonçait la couleur. J’étais passé complètement à côté. " Cry Baby " présente une pochette au message encore plus évident. On y reconnaît un Donald Trump bébé portant une couche aux couleurs du drapeau américain retenue par une épingle à nourrice. Le bébé pleure et le message " Cry Baby " indique clairement qu’on le laisserait bien crier sans intervenir et répondre à ses besoins. A-t-il fait caca ? A-t-il faim ? A-t-il mal ? ou fait-il simplement un caprice ? Voilà l’image de l’Amérique Trumpienne pour le rappeur Vince Staples.  Dans ses clips, il enfonce le clou. " Blackberry marmelade " ...

Gorillaz, Little Simz, Feu! Chatterton - Festival We Love Green, Paris - 5 juin 2026

We Love Green a pour habitude de lancer un peu la saison des festivals en plein air. En plus, comme c’est près de chez nous et que la programmation nous tentait une fois de plus : l’an passé, nous y avions vu LCD Soundsystem, Beach House ou Clara Luciani. En 2026, le trio gagnant était composé de Gorillaz, Little Simz et Feu! Chatterton et je dois dire que les concerts étaient dans l’ensemble supérieurs - hormis LCD mais comme on les avait déjà vus l’année précédente à Rock en Seine, le choc fut moindre. Les programmateurs avaient eu la mauvaise idée de mettre Beach House sous chapiteau. Cette scène est une aberration : semi-ouverte, semi-fermée. Le son ne circule pas bien et pour peu que vous arrivez un peu tard ou juste pour le début du concert, vous ne voyez rien. Cette année, aucun de notre trio gagnant n’y fut heureusement programmé. Sébastien Tellier dont le dernier disque un peu gênant, n’avait pas besoin d’un tel lieu et d’un tel horaire - pile entre Feu! Chatterton et Gorilla...

Iceage - For Love of Grace and the Hereafter

Ceux-là, ça faisait bien longtemps que je n’en avais pas parlé. Depuis le premier album " New Brigade " paru en 2011, une éternité. A l’époque, les danois jouaient un punk énervé et barré à souhait où chaque semblant de mélodies était laminé au hachoir. En 2013, il y a eu aussi ce passage à la Route du Rock , le même jour que le concert mémorable de Nick Cave et de ses Bad Seeds. Je fus déçu par le son presque métal et lourd du groupe. C’était à la sortie de leur second disque " You're Nothing ". Après cette prestation, je me suis détaché de Iceage. N’essayant à peine de leur redonner une nouvelle chance, persuadé que leurs plus belles années étaient passées, cette musique n’aimant pas la maturité et la maîtrise. J’ai bien ensuite donné un peu sa chance à la carrière solo de son chanteur Elias Ronnenfelt, qui joue un peu trop au beau gosse pour être honnête. Pourtant le style et la démarche est à mille lieux de ceux de sa formation, il fait appel pour l’occasion...