Accéder au contenu principal

Kate Bush - Cloudbusting (1985)

Je me rappelle bien la fois où j'ai eu la révélation concernant cette chanson et cette artiste. C'était un de ces après-midi où l'on se traîne, où l'on n'a pas envie de travailler, les révisions pour les partiels de fac attendront. Sur MTV (oui, j'ai un peu honte mais je regardais cette chaîne à l'époque, c'était malheureusement une des seules façons d'écouter de la musique à moindre frais car mes parents étaient abonnés au câble), Brett Anderson, était l'invité vedette et choisissait les clips diffusés. Oui, le chanteur de Suede - mon groupe préféré du moment - aimait Kate Bush, chanteuse que je prenais alors pour vaguement commerciale et connotée "variété", sympathique mais sans grande originalité. Tout le monde peut se tromper et ce "Cloudbusting" que j'avais déjà entendu mais qui avait dû rentrer par une oreille et sortir presque immédiatement par l'autre, sonna comme la revanche personnelle de l'anglaise. Kate Bush avait indéniablement quelque chose de plus, une touche personnelle, qui fait d'elle aujourd'hui, la référence incontournable de toute une nouvelle scène de chanteuses à voix et à l'univers un brin mystique. Elle fut lancée par le célèbre membre des Pink Floyd, David Gilmour. Même si sa carrière, à quelques exceptions près, est exemplaire, son meilleur album reste pour moi encore son premier, "The Kick Inside". Elle vient dernièrement de faire paraître un très beau disque hivernal, "50 Words For Snow" et prouve que loin d'être distancée par la concurrence, elle continue à imposer sa marque, en dehors de toute mode. La marque d'une grande.

I still dream of Orgonon.
I wake up cryin'.
You're making rain,
And you're just in reach,
When you and sleep escape me.

You're like my yo-yo
That glowed in the dark.
What made it special
Made it dangerous,
So I bury it
And forget.

But every time it rains,
You're here in my head,
Like the sun coming out--
Ooh, I just know that something good is gonna happen.
And I don't know when,
But just saying it could even make it happen.

On top of the world,
Looking over the edge,
You could see them coming.
You looked too small
In their big, black car,
To be a threat to the men in power.


I hid my yo-yo
In the garden.
I can't hide you
From the government.
Oh, God, Daddy--
I won't forget.

'Cause every time it rains,
You're here in my head,
Like the sun coming out--
Ooh, I just know that something good is gonna happen.
And I don't know when,
But just saying it could even make it happen.

It's you and me, Daddy.

It's you and me... Daddy---

It's you and me... Daddy---

E-yeah yeah yeah yeah yo-ohhhhhhhhhh

And every time it rains
You're here in my head
Like the sun coming out.
Your son's coming out.
Ooh, I just know that something good is gonna happen.
And I don't know when,
But just saying it could even make it happen.

Ooo-ohh, just saying it could even make it happen.

I'm Cloudbusting Daddy.

Your son's coming out.
Your son's coming out.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...