On commence fort l'année 2026 avec le nouvel album de Dry Cleaning, produit par l'indispensable Cate Le Bon. Un peu, à l'image, du "Phonetics On And On" de Horsegirl, sorti à peu près au même moment l'an passé, ce disque pourrait d'emblée marquer ce nouveau millésime de son empreinte. On reconnait rapidement le style du groupe avec ce sempiternel chanté-parlé de la très pince-sans-rire Florence Shaw. On a d'ailleurs l'impression que c'est justement cette façon jusqu'au boutiste de ne pas chanter qui définit avant tout Dry Cleaning, plus que leur musique, quelqu'elle puisse être. Car la nouveauté de "Secret Love" réside dans l'instrumentation, un poil plus aérée, plus variée. On retrouve aussi le groupe qui nous avait séduit sur "New Long Leg" après un "Stumpwork" mollasson et ennuyeux. Chacun des nouveaux morceaux ont leurs clips ou presque, dans lequel on voit entre autres les membres du groupe faire de drôles de chorégraphies décalées. Preuve que sous des abords austères, les Dry Cleaning savent aussi s'amuser.
On trouve aussi sur "Secret Love" davantage de sonorités cachées, la musique vient tisser sa toile plus libre et passionnante que jamais autour du phrasé monocorde de Shaw. Preuve que cette dernière finit peut-être par gagner : le dernier morceau "Joy", moins sombre comme son nom l'indique, voit même l'abandon du spoken word le temps d'un refrain entêtant. "We’ll build a cute harmless world."
Pour un avenir plus radieux ?


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