Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du janvier, 2019

Tim Presley's White Fence - I Have To Feed Larry's Hawk

Après son acolyte Ty Segall avec lequel il a sorti un très bon disque intitulé "Joy" l'an passé, c'est au tour de Tim Presley, autre stakhanoviste, de publier son grand disque - à un an d'intervalle. Si "Freedom's Goblin" était un brillant résumé du talent hors norme de Segall mariant dans un même ensemble tout le meilleur du rock des années 60/70, "I have to feed Larry's hawk" démontre l'évident savoir-faire de Presley, lui aussi inspiré par la même époque, mais dans un registre plus intimiste. Si l'un propose un rock débraillé et fier, le second a une approche plus pop et modeste. Entre Black Sabbath et Syd Barrett, les influences des deux hommes font le grand écart, ce qui ne les a pourtant pas empêché de travailler ensemble. L'année 2019 commence très bien musicalement parlant. Si Bertrand Belin, pour des raisons expliquées précédemment reste mon disque de la semaine, celui de Tim Presley et son White Fence ne démérite…

Bertrand Belin - Persona

Bertrand Belin est devenu au fil du temps et surtout grâce à maman, il faut bien le dire, un ami de la maison. C'est bien simple, "Persona" tourne en boucle chez nous depuis plusieurs semaines déjà - le privilège du blogueur. Les enfants connaissent certains morceaux par cœur. "Choses nouvelles", parce que c'est une des plus belles chansons de l'artiste et qu'il sera bien difficile de la détrôner du podium des titres les plus marquants de l'année. "Sur le cul" pour son titre d'abord, ensuite pour ses paroles drôles et absconses. Puis les autres, "Grand Duc", "Nuits bleues", "Glissé Redressé", presque toutes en fait. Bertrand Belin réussit une fois de plus l'exploit pas banal d'être à la fois accessible et exigeant, grave et décalé. Le disque s'est glissé dans notre quotidien, comme un besoin inavoué, une chose qui allait de soi. On se surprend à l'écouter sans y prendre garde. Comme un…

Ma vie en morceaux de Dominique Ané

Si la musique de Dominique A a su garder un degré de qualité assez rare au fil des années, j'avoue n'éprouver plus la même curiosité à son écoute. La preuve, je ne ressens plus d'impatience particulière quand sort un nouveau disque et maintenant un nouveau livre. "Ma vie en morceaux", paru l'an dernier en même temps que les disques "Toute lattitude" et "La fragilité" est une nouvelle fois autobiographique, après "Y Revenir" et "Regarder l'océan". Il raconte comme son nom l'indique, la vie du chanteur à travers quelques unes de ses chansons - 26 en tout - les plus emblématiques : "le courage des oiseaux", "le twenty-two bar", "immortels", "rendez-nous la lumière", etc. On y apprend le contexte de leurs créations et c'est toujours intéressant, permettant d'en réécouter certaines avec des oreilles "neuves". "Hasta que el cuerpo aguante", par exemp…

Deerhunter - Why Hasn't Everything Already Disappeared?

Une année musicale qui commence avec un nouveau disque de Deerhunter ne peut être mauvaise. C'est par ce genre de phrases un peu ridicules qu'on se persuade que le futur sera meilleur, forcément. Parce que le présent est décevant, toujours, souvent plus même que le passé. "Why hasn't everything already disappeared?", "What Happens to People?" se demande d'ailleurs Bradford Cox et sa bande. Comment rester positif et optimiste à notre époque où nous savons notre planète en danger et nos politiques irresponsables ou impuissants pour y faire face, nos démocraties obsolètes et étriquées, le système financier injuste et inégalitaire ? Deerhunter, c'est aussi le titre original du film culte de Michael Cimino, "Voyage au bout de l'enfer", tout un symbole. Le problème de l'humanité, de la vie même, est-il donc insoluble ? Pourtant, la musique des américains d'Atlanta n'a jamais été aussi pop et ouverte, dans la continuité du pr…

Top concerts 2018

Cette fois-ci, j'ai pris mon temps pour le publier. On est déjà le 16 janvier 2019 et voici donc seulement mes meilleurs concerts de l'année 2018. Alors, bien sûr, je n'ai pas non plus assisté à pléthore de concerts l'année dernière. Il n'y a pas eu non plus de prestations inoubliables, comme avaient pu l'être en 2017 celles de PJ Harvey à Rock en Seine, des Flaming Lips au Bataclan ou de Metronomy en plein air, place de la Concorde. Non, mais il y a eu quelques shows assez uniques en leur genre, comme celui du maître David Byrne.
5- Josh T. Pearson à la Route du Rock, le 18 août 2018 Josh T. Pearson est un cas à part dans le rock actuel. Il est capable de mélanger de multiples influences à priori irréconciliables, de la country à My Bloody Valentine en passant par Jeff Buckley, rien ne lui fait peur.  Ajouter à cela un sens de l'humour à toute épreuve et vous passez un sacré bon moment en sa compagnie.
4- Montero au Point Ephémère, le 26 février 2018 Monter…

The Walkmen - In The New Year (2008)

A chaque fois, je me demande quelle chanson conviendrait le mieux pour débuter l'année. Chaque année, c'est pourtant la même qui revient comme une évidence. Parce qu'elle a tout : l'efficacité, l'immédiateté et le thème adéquat (et accessoirement un très joli clip). "It's gonna be a good year", voilà ce qu'on souhaite tous. "I'm just like you. I never hear the bad news.", voilà ce qu'on essaie tous, ne garder que le meilleur. The Walkmen fait partie de ces éternels groupes de seconde zone, parce qu'ils n'ont pas eu le bon timing, le renouveau rock initié par les Strokes, les White Stripes ou Interpol était déjà en perte de vitesse au moment où les "marcheurs" ont débarqué vers 2004 avec leur "tube" "The Rat". Même lorsque leur musique est utilisée comme bande son d'une série à succès ("Heaven" pour le dernier épisode de "How I Met Your Mother"), The Walkmen reste cett…