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Articles

Affichage des articles du juillet, 2019

Vampire Weekend - Father of the Bride

N'en déplaise aux fans, "Modern Vampires of the City" est pour moi le moins bon disque de Vampire Weekend, le plus homogène, le moins foufou alors que cette pop réclame de la fantaisie, de l'inspiration tous azimuts. "Father of the bride" renoue avec la folie des débuts, cette pop qui s'en fiche de verser parfois dans le mainstream - "Hold You Now" sert de musique pour une publicité, "We Belong Together" verse allègrement dans la mièvrerie -  , parce que c'est justement le but premier de la pop, d'être pop-ulaire. Cette pop qui donne envie de chanter, de danser, qui convoque de nombreux styles, et qui au final, se montre nettement plus intelligente qu'elle en a l'air. Leur précédent était très travaillé mais un peu bridé. Il a fallu le départ de Rostam Batmanglij pour que le leader, le génial Ezra Koenig se remette en question et nous serve ce nouvel album qui contient pas moins de 18 morceaux, de quoi tenir au moins…

The Flaming Lips - King's Mouth

D'habitude, j'adhère immédiatement à chaque nouveau disque des Flaming Lips - exception faite de leurs expérimentations un poil lourdingues comme leur chanson de 24h, les reprises en tous genres de Pink Floyd, des Beatles ou de Bowie, un peu inutiles. "King's Mouth" est sorti en vinyle, de manière limitée lors du Record Store Day en avril dernier. Il a alors immédiatement fuité sur internet. Je me suis donc précipité dessus comme je fais à chaque sortie d'un de mes groupes préférés. Oui, j'adore les Flaming Lips. C'est pour moi une des formations le plus indispensables de ces trente dernières années, n'en déplaise à Gonzaï. Je ne me reconnais au passage pas du tout dans la description que le gars fait du fan de la bande de Wayne Coyne. Quand au fait de ne pas vouloir grandir, ça peut être une bonne chose, non ? Oui, les concerts des Flaming Lips ressemblent à des fêtes d'anniversaire d'enfants de 7 ans. Oui, les paroles des chansons des F…

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…

Exposition Electro - de Kraftwerk à Daft Punk - samedi 13 juillet 2019

De Kraftwerk à Daft Punk : tout un programme ! Comment résumer la musique électronique ? Question difficile à laquelle la nouvelle exposition de la Philharmonie de Paris ne répond pas vraiment. Mais le propre de tout mouvement est d'être en perpétuelle évolution. Il y a un avant en terme de techniques, d'instruments, ici assez bien raconté avec quelques antiquités électroniques, datant pour certaines de plus d'un siècle. On peut aussi y entendre Jean-Michel Jarre plus gros rassembleur de l'histoire avec des concerts de plus d'un million de spectateurs, parler de son incroyable matériel, la musique devenant une science, résultat de savants calculs incompréhensibles du commun des mortels. Il n'y a par contre pas d'avant et après en terme d'évolution musicale, il y a juste des influences multiples et diffuses, des styles divers et variés. Des villes qui ont créé des vocations comme Detroit (la techno), Chicago (la house) ou Berlin. Des artistes majeurs co…

Purple Mountains - Purple Mountains

David Berman est l'archétype du loser à l'Américaine. Il a formé son premier groupe Silver Jews avec son pote Stephen Malkmus à la fin des années 80. Le pote en question, touche à touche émérite le trompe rapidement en créant Pavement qui deviendra une formation culte des années 90, sorte de modèle absolu du rock indépendant à la cool. Pendant ce temps-là, Berman végète et ne rencontre qu'un succès d'estime auprès des critiques. Pas chien, Malkmus viendra quand même l'aider le temps de "Starlite Walker" et surtout d'un "American Water" d'anthologie, savant mariage entre les univers atypiques des deux bonhommes. Puis, Silver Jews redeviendra l'unique objet de Berman jusqu'à la fin en 2009 lors de laquelle le chanteur décide de sortir complètement du circuit. Avant cela, il essaie de mettre fin à ses jours en 2003 lors d'une violente phase de dépression. Il indique ensuite vouloir lutter contre le travail entrepris par son pèr…

Bertrand Belin - Paris, scène du salon - Festival FNAC Live - 4 juillet 2019

Ça y est. On y est. Ce sont les vacances scolaires d'été. Deux mois pendant lesquelles il va falloir occuper les enfants. Chaque parent ressent alors une légère appréhension. Pour nous, c'est réglé depuis un moment : ils seront avec les papys et mamies pendant une bonne moitié du temps. Merci à eux. Cela nous laisse donc l'opportunité de passer à autre chose, de penser plus "personnel". Notamment d'écouter plus de musique, de lire plus, de faire plus de sorties, d'avoir tout simplement plus de temps pour nous - = plus de billets sur ce blog ? - En attendant, nous avons réussi à obtenir des invitations - le jour de mon anniv' ! - pour assister à un concert de Bertrand Belin dans les salons de l'Hôtel de Ville de Paris, dans le cadre du festival Fnac Live. Je l'ai déjà dit ici, le chanteur est un des héros de la famille. L'un de ces rares artistes à faire l'unanimité. En arrivant sur place, nous le croisons en montant les escaliers. Lul…

Thom Yorke - Anima

Un nouveau disque surprise de Thom Yorke annoncé seulement une semaine à l'avance ? Que peut-on en attendre ? Pas grand chose à priori. J'avais adoré "The Eraser" à sa sortie. Je trouvais qu'il apportait quelque chose de différent des disques de Radiohead, de plus électro, de plus lancinant, moins direct. Puis, le second album "Tomorrow's Modern Boxes" m'avait laissé assez indifférent. Il faut dire qu'il était sorti quelques années après "The King of Limbs", premier vrai signe de faiblesse du quintet d'Oxford. Heureusement, il y eut ensuite le miraculeux "A Moon Shaped Pool" qu'on n'attendait plus vraiment, comme un évident renouveau artistique, une renaissance. La bande originale de "Suspiria", à défaut de pouvoir être écouté facilement à la maison - comme toute bande originale de films ou presque - demeurait un bel exercice de style. Le chanteur de Radiohead était passé par une douloureuse expérie…