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Articles

Kraftwerk - festival Days Off - Philharmonie de Paris - samedi 13 juillet 2019

Après la visite (un peu décevante) de l'Expo Électro dans l'après-midi, nous avons enchaîné avec un concert d'un des plus groupes les plus (si ce n'est le plus) influents de la musique électronique : Kraftwerk. Comme ce style s'accompagne souvent d'un décorum particulier - on n'a toujours pas oublié les shows gargantuesques de Jean-Michel Jarre -, on attendait avec une certaine impatience la soirée depuis de longs mois déjà. Un concert avec lunettes 3D ? C'est la première fois que nous tentions l'expérience. Après le concert ultra chorégraphié et sans fil de David Byrne de l'an passé, la Philharmonie de Paris semble être le lieu privilégié des prestations hors normes, prêt à phagocyter toutes les expériences musicales et visuelles mémorables. Le concert ne débuta qu'à 22h sans première partie - comment passer avant ce qui allait suivre de toute façon ? - et tout de suite, notre attente ne fut pas déçue. A peine après avoir enfilé les lunett…
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Exposition Electro - de Kraftwerk à Daft Punk - samedi 13 juillet 2019

De Kraftwerk à Daft Punk : tout un programme ! Comment résumer la musique électronique ? Question difficile à laquelle la nouvelle exposition de la Philharmonie de Paris ne répond pas vraiment. Mais le propre de tout mouvement est d'être en perpétuelle évolution. Il y a un avant en terme de techniques, d'instruments, ici assez bien raconté avec quelques antiquités électroniques, datant pour certaines de plus d'un siècle. On peut aussi y entendre Jean-Michel Jarre plus gros rassembleur de l'histoire avec des concerts de plus d'un million de spectateurs, parler de son incroyable matériel, la musique devenant une science, résultat de savants calculs incompréhensibles du commun des mortels. Il n'y a par contre pas d'avant et après en terme d'évolution musicale, il y a juste des influences multiples et diffuses, des styles divers et variés. Des villes qui ont créé des vocations comme Detroit (la techno), Chicago (la house) ou Berlin. Des artistes majeurs co…

Purple Mountains - Purple Mountains

David Berman est l'archétype du loser à l'Américaine. Il a formé son premier groupe Silver Jews avec son pote Stephen Malkmus à la fin des années 80. Le pote en question, touche à touche émérite le trompe rapidement en créant Pavement qui deviendra une formation culte des années 90, sorte de modèle absolu du rock indépendant à la cool. Pendant ce temps-là, Berman végète et ne rencontre qu'un succès d'estime auprès des critiques. Pas chien, Malkmus viendra quand même l'aider le temps de "Starlite Walker" et surtout d'un "American Water" d'anthologie, savant mariage entre les univers atypiques des deux bonhommes. Puis, Silver Jews redeviendra l'unique objet de Berman jusqu'à la fin en 2009 lors de laquelle le chanteur décide de sortir complètement du circuit. Avant cela, il essaie de mettre fin à ses jours en 2003 lors d'une violente phase de dépression. Il indique ensuite vouloir lutter contre le travail entrepris par son pèr…

Bertrand Belin - Paris, scène du salon - Festival FNAC Live - 4 juillet 2019

Ça y est. On y est. Ce sont les vacances scolaires d'été. Deux mois pendant lesquelles il va falloir occuper les enfants. Chaque parent ressent alors une légère appréhension. Pour nous, c'est réglé depuis un moment : ils seront avec les papys et mamies pendant une bonne moitié du temps. Merci à eux. Cela nous laisse donc l'opportunité de passer à autre chose, de penser plus "personnel". Notamment d'écouter plus de musique, de lire plus, de faire plus de sorties, d'avoir tout simplement plus de temps pour nous - = plus de billets sur ce blog ? - En attendant, nous avons réussi à obtenir des invitations - le jour de mon anniv' ! - pour assister à un concert de Bertrand Belin dans les salons de l'Hôtel de Ville de Paris, dans le cadre du festival Fnac Live. Je l'ai déjà dit ici, le chanteur est un des héros de la famille. L'un de ces rares artistes à faire l'unanimité. En arrivant sur place, nous le croisons en montant les escaliers. Lul…

Thom Yorke - Anima

Un nouveau disque surprise de Thom Yorke annoncé seulement une semaine à l'avance ? Que peut-on en attendre ? Pas grand chose à priori. J'avais adoré "The Eraser" à sa sortie. Je trouvais qu'il apportait quelque chose de différent des disques de Radiohead, de plus électro, de plus lancinant, moins direct. Puis, le second album "Tomorrow's Modern Boxes" m'avait laissé assez indifférent. Il faut dire qu'il était sorti quelques années après "The King of Limbs", premier vrai signe de faiblesse du quintet d'Oxford. Heureusement, il y eut ensuite le miraculeux "A Moon Shaped Pool" qu'on n'attendait plus vraiment, comme un évident renouveau artistique, une renaissance. La bande originale de "Suspiria", à défaut de pouvoir être écouté facilement à la maison - comme toute bande originale de films ou presque - demeurait un bel exercice de style. Le chanteur de Radiohead était passé par une douloureuse expérie…

Les Innocents - 6 1/2

Comme quoi "Mandarine", album du retour après plus de 15 ans de silence radio, avait pour moi tout de suite ravivé la flamme. J'ai mis plus de temps à adhérer à "6 et demi" en référence à leur nombre de disques - très peu en regard de leurs années d'existence. C'est pourtant l'un de leurs disques le plus évident, le plus ouvertement pop. Peut-être parce que c'est plutôt Jean-Christophe Urbain qu'on entend. J'ai toujours eu une préférence pour l'écriture moins directe de son alter ego Jipé Nataf. Un peu comme Souchon avec Voulzy. Mais j'y suis revenu, parce que, même si le duo ne se renouvelle pas vraiment, ces mélodies sont lumineuses et elles font du bien. Tout simplement. Alors, bien sûr, l'époque n'est plus propice comme durant les années 90, à cette variété française haut de gamme. Ça ne parle pas à la jeunesse actuelle. Les plus anciens, ayant écouté jusqu'à la lie les "Fous à lier" ou autres "Pos…

The Divine Comedy - Paris, Musée des arts et métiers - 21 juin 2019

La fête de la musique avait lieu cette année un vendredi. L'occasion était donc belle d'en profiter pour faire une sortie en famille. Bon, après, ce type de fête, surtout à Paris, est plutôt propice à un bain de foule. Ce n'est pas forcément l'idéal pour éveiller les enfants à la musique. On fait souvent le grand écart entre les concerts intéressants mais où les conditions sont bien souvent exécrables et les concerts largement dispensables. Cette année, je suis tombé sur ce concert de The Divine Comedy en acoustique au musée des arts et métiers, en fin d'après-midi. Bref, toutes les conditions étaient pour une fois réunies pour profiter de l'instant. Le lieu, d'abord, chargé d'histoire : dans une vieille église, au milieu d'engins de collection et du célèbre pendule de Foucault. L'horaire : juste après la sortie des classes et pas trop tard non plus pour les petites têtes blondes. La durée : juste ce qu'il faut pour avoir le temps d'app…