On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...
La musique à papa s’inscrit un peu en mode vacances en ce moment. Mais je n’ai pas pour autant fait l’impasse sur le concert - ou plutôt les concerts puisqu’au regard du remplissage rapide une date et un lieu supplémentaire ont dû être rajoutés - des bobos New-Yorkais de Geese, annoncés presque partout comme l’avenir du rock. En première partie, on eût droit aux mancuniens de Westside Cowboy. On est arrivés un peu tard, loupant quelques minutes et pour une fois, je dois dire que j’ai regretté. Ça fait belle lurette que je n’avais pas vu et entendu une telle première partie, les 4 jeunes anglais dégagent une énergie et une maîtrise bluffantes. Une partie du public a l’air d’être venus aussi pour eux, à moins que ça soit simplement parce qu’en l’espace de quelques minutes, ils ont réussi l’exploit d’embarquer l’audience parisienne souvent réputée comme blasée. C’est évident que ce groupe va faire parler de lui, on n’assiste pas à une telle révélation tous les jours. Lors du dernier morce...