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Articles

Affichage des articles associés au libellé Disques 2020

Becca Mancari - The Greatest Part

Voici donc le cinquantième et dernier album sélectionné par mes soins pour l'année 2020. Le disque est sorti en juin dernier sur le label Captured Tracks . Ce label est spécialisé dans les groupes et artistes d'indie pop (Craft Spells, DIV, Wild Nothing, Beach Fossils ou les regrettés Pains of Being Pure at Heart), celle fortement inspirée par Sarah Records et donc habituée de ce blog. Becca Mancari est une jeune chanteuse new-yorkaise d'origine italo-portoricaine. On pourrait la croire éloignée dans le temps, le lieu et l'esprit des groupes twee-pop estampillés du célèbre label Bristolien. Et pourtant, la filiation est évidente, surtout sur les premiers titres, même si le style est plus complexe, on y entend aussi une dose de dream pop, notamment sur " Knew ", proche de Beach House par exemple.  " The Greatest Part " rassemble ainsi en à peine plus de trente minutes, 12 petites miniatures pop savamment arrangées "à la maison", toutes un p...

Tiña - Positive Mental Health Music

Voilà un groupe de rock indépendant qui arrive à classer son premier album 11ème des meilleurs de l'année 2020 pour les Inrocks . Forcément ça donne envie d'en savoir plus, car si ce style de musique constituait autrefois l'essentiel des articles du magazine, cela n'est plus le cas depuis de nombreuses années. Deux possibilités : soit Les Inrocks ne parlent plus que du meilleur du genre et alors Tiña est donc ce qui se fait de mieux et c'est moche car je n'en avais pas entendu parler, soit au contraire, comme ils ne connaissent plus grand chose dans le domaine, Tiña bénéficie juste d'un piston quelconque et pas mérité. La vérité, comme souvent, est ailleurs, plus nuancée. Oui, ce groupe profite d'une petite notoriété, étant le premier album signé sur le label Speedy Wunderground . Ce label est celui dont tout le milieu parle puisqu'il a permis de faire découvrir les groupes Black Midi, Squid ou Black Country, New Road, nouvelles coqueluches post-pun...

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We ...

Sault - Untitled (Black is)

Voici donc le disque de l'année 2020 de Rough Trade : une pochette noire avec juste au centre, un poing levé, ça ne pouvait qu'attiser ma curiosité. " Untitled (Black Is) " est sorti en juin en version "name your price" pour le téléchargement (on paie ce qu'on veut, même rien du tout pour les radins) et l'argent va à une association caritative. On devine rapidement le thème du disque, bien raccord avec l'actualité, pas celle du covid, l'autre de 2021 : le mouvement " Black Live Matters ". Derrière Sault, on ne sait pas bien qui se cache. On mentionne le producteur anglais de l'excellent Michael Kiwanuka - le générique de la série " Big Little Lies ", c'est lui -, Dean Josiah alias Inflo et la chanteuse Cleo Sol. Le groupe cultive le mystère : pas de promotion, pas de concert, rien, juste la musique. Et celle-ci est aussi intrigante : une soul décharnée, aux rythmiques et arrangements minimalistes, mais aux infl...

Perfume Genius - Set My Heart On Fire Immediately

La période des classements de fin d'année bat déjà son plein ( là , là ou encore là ). L'occasion pour moi de piocher à droite, à gauche, ce que j'aurais oublié ou tout simplement de réévaluer des disques un peu vite négligés. Celui de Perfume Genius fait partie de cette deuxième liste. Il faut dire que le gars partait avec un à priori négatif : un duo avec la crispante Christine and the Queens, un maniérisme un peu trop appuyé pour une pop d'apparence mainstream et sans danger. L'écoute plus attentive au casque de ce " Set my heart on fire immediately " m'a rapidement fait changer d'avis. L'ensemble est très travaillé, impressionnant de maîtrise, voix comme instrumentations et on passe par beaucoup de styles différents. Bref, voilà un album qui pour moi, mérite amplement sa place dans la plupart des tops albums 2020. Pourtant, je me rends compte qu'à l'inverse d'il y a encore une dizaine d'années, je trouve très peu mon comp...

Nation of Language - Introduction, Presence

  Suite de mon rattrapage de l'année 2020 avec Nation of Language, nouveau trio en provenance de Brooklyn, qui nous fait une synth-pop mariant la voix de Matt Berninger, le chanteur de The National avec la musique des premiers Depeche Mode, New Order voire Orchestral Manoeuvres in the Dark. Il paraît que la formation a été montée par le chanteur Richard Devaney suite à l'écoute du tube " Electricity " de ces derniers. Bref, ça n'invente rien mais comme ça le fait plutôt très bien, on se laisse prendre au jeu. Après le revival post-punk déjà largement répandu, ce groupe surfe sur le retour des synthétiseurs du début des années 80, style encore marginal, dont le dandy décalé australien Alex Cameron pourrait être l'une des têtes de file. Le batteur Fab Moretti des grands frères Strokes prête mains fortes sur " Indignities " et " Sacred Tongue ".  Les dix titres de cet " Introduction, Presence " s'enchaînent sans fausse note comm...

Chapi Chapo et les jouets électroniques - Collector

Chapi Chapo, c'était dans les années 70, une série d'animation française pour jeunes enfants créée par deux Italiens dont le générique était l'oeuvre de François de Roubaix. D'enfants, il est aussi ici question. Chapi Chapo est le projet du finistérien Patrice Elégoët qui consiste à faire de la musique à partir de jouets, anciens de préférence. On croirait entendre un joyeux bordel de sons provenant de Sega, Amstrad, Atari, claviers Bontempi ou autres instruments Fisher Price. (c'était ma phrase publicitaire recensant le maximum de marques possibles). Mais tout ça est intelligemment mis en musique. On n'est pas à une quelconque fête d'anniversaire régressive façon " Gloubi Boulga Night ". Pour ce nouvel album, Elégoët a fait appel à pas mal d'invités pour venir pousser la chansonnette. Sur " When we was older ", c'est le chanteur australien Maxwell Farrington du groupe de punk Briochin Dewaere qui s'y colle et on pense à du D...

The Jacques - The Four Five Three

Ma grand-mère avait l'habitude de dire que le temps était Jacques, lorsque le ciel hésitait entre le soleil et la pluie, qu'il était nuageux, mais qu'il y avait une possibilité d'amélioration. Je n'ai jamais bien compris d'où venait cette expression, ni ce qu'avait affaire ce dénommé Jacques dans une affaire de météo. De mémoire, je ne me souviens pas de présentateur météo ayant ce prénom. Et d'ailleurs, je crois ne jamais lui avoir demandé comment s'écrivait réellement "Jacques". Peut-être que cela n'avait rien à avoir avec le prénom. Peut-être que c'est le genre de mot que l'on n'écrivait jamais mais qui se transmettait de génération en génération dans les campagnes françaises. Je ne sais pas non plus si en dehors de ma grand-mère et de son proche voisinage ce terme était employé et connu. Désolé pour l'introduction personnelle (mais véridique) de cette chronique, mais le lien était pour moi, même si tiré par les cheve...

Alexandra Savior - The Archer

Décembre : dernière ligne droite de l'année. L'heure des bilans va bientôt sonner. Il est donc grand temps de rattraper le retard accumulé, les disques laissés honteusement de côté, par paresse ou plus simplement parce qu'ils ne nous ont pas marqué dès la première écoute. Le deuxième album de la " Portland mystery girl " est sorti trop tôt (le 10 janvier), timing parfait pour passer en dehors des radars. C'est dommage car il risque d'être largement oublié dans les classements de fin d'année. Pourtant, " The Archer " a beaucoup d'atouts à faire valoir. La petite protégée d'Alex Turner, leader des Arctic Monkeys, qui avait participé à l'élaboration de son premier disque, vole de ses propres ailes et prouve d'ores et déjà qu'elle n'a besoin de personne. On pense inévitablement à Lana Del Rey sans tous les tics irritants de cette dernière. La musique, comme la voix de Alexandra Savior, n'en rajoutent pas outre mesure....

Ganser - Just Look At The Sky

" Regarde juste le ciel " nous demande ce groupe américain originaire de Chicago. Comme en son temps, un groupe de pop bien de chez nous, nommé Aline. Pourtant, on ne navigue pas du tout dans les mêmes eaux. Ici, le climat est plus sombre, tendu, lourd. On ne ressent alors pas ça comme un conseil, mais plutôt comme un ordre, une sommation. Dès " Lucky ", le ton est donné. Le riff de guitare, comme martelé, emporte tout sur son passage tel un ouragan. Et les coups de semonces s'enchaînent ainsi de manière régulière tout au long de ces neuf titres rageurs. On pense évidemment à Sonic Youth, un peu moins à Electrelane, même si c'est étonnament leur guitariste Mia Clarke, exilée à Chicago, qu'on retrouve à la co-production.  Ganser, en plus des guitares tranchantes, ce sont deux chanteuses Nadia Garofalo et Alicia Gaines qui se sont rencontrées dans une école d'art. Elles y ont partagé leurs passions communes pour la musique de The Residents et les films...

Andrea Laszlo de Simone - Immensita

  Tout le monde en parle ou presque. Andrea Laszlo de Simone fait l'unanimité des médias, à gauche comme à droite, spécialisés ou non : France Inter , Les Inrocks , Nova , Section 26 , Les échos, Popnews , Libération , etc. Cela fait bien longtemps qu'un chanteur de variété italienne n'avait pas fait une telle unanimité chez nous. Il faut dire que les quatre titres de " Immensita ", EP sorti en mars dernier dans nos contrées, sont particulièrement impressionnants. Les orchestrations sont magnifiques, les mélodies divines. On pense évidemment à Lucio Battisti, maître incontesté du genre dans les années 70. C'est d'ailleurs à ces années-là que cette musique fait immédiatement référence, cette période qui faisait la part belle à une variété classieuse douchée par des pluies de cordes voire de synthétiseurs. Mais il y a aussi des emprunts plus récents : la guitare de " Conchiglie ", le dernier morceau est un décalque évident du formidable " The ...

Sweeping Promises - Hunger for a Way Out

Balayer les promesses ? En tout cas, nous voilà retournés de plein pied, avec cette nouvelle formation originaire de Boston dans le post-punk arty de la fin des années 70. On pourrait penser à un énième ersatz de ce genre archi-rebattu. Mais il se dégage une telle énergie, de telles mélodies marquantes de ce " Hunger for a way out " que les doutes sont justement rapidement balayés. C'est le genre de petit bonbon sucré qu'on pourrait dévorer inlassablement. J'ai découvert cet album grâce au disquaire parisien " Pop culture shop " via la très belle initiative du webzine Section 26 de demander à quelques disquaires indépendants de nous faire part de leurs coups de coeur du moment, histoire de nous démontrer, si besoin était, que leur métier a encore un sens. Bah, oui, quoi, on a beaucoup parlé des libraires et des livres lors de ce reconfinement. De leur "première nécessité". Et la musique dans tout ça ? Est-on obligé d'écouter ce dont nous ...

Dominique A - Vie étrange

Je n'y croyais pas, je n'y croyais plus mais je dois avouer que le nouveau disque de Dominique A arrive à point nommé, juste pour entamer ce nouveau confinement. A son écoute, il est évident qu'il a été composé au printemps dernier alors que, pour beaucoup, nous découvrions les méfaits de l'enfermement contraint et prolongé. Les dix titres de cette " Vie étrange " s'enchaînent avec la même mélancolie assumée, les mêmes rythmiques minimalistes, les mêmes douces mélodies envoûtantes, les mêmes textes sensibles, sobres et justes. " Aux jours s'accrochent les jours comme des wagons de porcelaine " : voilà un parfait résumé de nos vies devenues soudain plus monotones, sans qu'on sache réellement quand nous verrons le bout du tunnel.  " Quelle vie étrange, plus de mots bleus ", résonne en écho douloureux et presque silencieux à la disparition du chanteur Christophe, célèbre victime du coronavirus et inoubliable interprète des " M...

Billy Nomates - Billy Nomates

C'est grâce aux Transmusicales de Rennes que j'ai connu Billy Nomates. Enfin, grâce à l'ex-programmation du festival, puisque comme beaucoup de bonnes choses en ce moment, elle nous sera finalement interdite. Il nous reste donc la musique, accessible en ligne. Cette jeune chanteuse originaire de Bristol, à la coiffure mulet, est dans la droite lignée de ses parrains les Sleaford Mods qui viennent ici prêter mains fortes sur " Supermarket Sweep ". Comme échange de bons procédés, elle est en retour invitée sur le nouveau disque du célèbre duo de Nottingham à paraître l'année prochaine. Si le fond est aussi personnel, évoquant des thèmes bien actuels : le racisme (" Fat White Man "), l'écologie (" Hippy Elite "), le harcèlement (" No "), la précarité (" Happy misery "), la forme est nettement plus mélodique que celle de ses aînés. On pense aussi à du The Fall épuré. Bristol oblige, on retrouve Geoff Barrow, monsieur Po...

Destroyer - Have We Met

On arrive déjà au mois de novembre et la fin d'année approche donc à grands pas. Afin de préparer au mieux les sempiternels bilans du millésime en cours, il est temps de me replonger dans les disques 2020 que j'avais jusque là mis de côté, parce qu'ils ne m'avaient pas immédiatement séduits. Le dernier album de Destroyer est sorti le 31 janvier dernier, c'est dire le retard que j'encaisse là-dessus. Mais dans l'intervalle, j'ai réévalué à la hausse ce qui est considéré comme sa grande oeuvre, j'ai nommé " Kaputt ", sorti en 2011. Je m'attendais au moment de la parution de " Have We Met " à un nouveau " Poison Season ", qui m'avait permis de découvrir réellement l'artiste, et j'avais donc été déçu. Comme me voilà, comme beaucoup d'entre nous, re-confiné, je vais me retrouvé avec un peu plus de temps pour écouter de la musique. Il devrait donc y avoir dans les jours et semaines à venir davantage de publ...

Gorillaz - Song Machine - Season One

La période était forcément propice à la musique virtuelle, la musique faite avec les machines, à distance, sans contact physique. Il fallait donc se douter qu'elle allait inspirer le groupe virtuel le plus célèbre, Gorillaz. Leur nouvel album est d'ailleurs dénommé " Song Machine - Season One " et comprend 17 morceaux dans sa version deluxe (11 dans sa version "normale"). Il y a une fois de plus pléthore de collaborations et non des moindres, on compte cette fois-ci entre autres Robert Smith, Beck, Peter Hook ou Elton John. Il est difficile d'être emballé par tous les titres tellement ils naviguent dans des eaux très hétérogènes. Mes préférés sont pour l'instant " Strange Timez ", " Aries ", " Désolé ", " Chalk Tablet Towers ", mais ce n'est pas dit que cela ne va pas changer. Ils demeurent - je sais, c'est dommage - l'une des rares formations à me donner envie d'écouter du rap. En tout cas, apr...

Working Men's Club - Working Men's Club

Voilà typiquement le groupe que l'Angleterre sait encore produire. Un groupe de jeunes gens, à peine majeurs, et qui pourtant ont déjà réussi à digérer quarante ans de rock anglais, de Joy Division à The Fall en passant par les Happy Mondays, Depeche Mode voire Pet Shop Boys. Il y a une culture rock là-bas qui n'existe nulle part ailleurs. Le premier album de Working Men's Club a mis du temps à sortir, repoussé plusieurs fois en raison de l'actualité. Mais la formation originaire du nord de l'Angleterre avait déjà été repérée depuis un moment, participant l'an dernier au festival des Inrocks et au mois de février passé à celui de la Route du Rock. Aaaah, l'époque des festivals semble si lointaine... On pense aux buzz orchestrés jadis par le NME et consorts à chaque nouvelle révélation. Il est évident qu'à l'époque où ces magazines avaient encore de l'influence, ces gamins-là auraient pu devenir énormes. Il suffit d'écouter les deux premiers t...

Odessey & Oracle - Crocorama

Un groupe qui s'appelle du nom du chef d'oeuvre sixties des Zombies ne peut être foncièrement mauvais. Mais de telles références imposantes pourraient tétaniser par peur de ne pas être à la hauteur ou faire croire que la formation lyonnaise un peu présomptueuse pense boxer dans la même catégorie. D'autant que les premiers albums du groupe sont chantés essentiellement dans la langue de Shakespeare, accentuant le désir inconscient de comparaison. Cette fois-ci, tout est en français. Les paroles sont soit surréalistes, soit politiques, le groupe trouvant enfin son style. Les belles mélodies se comptent à foison, avec une fantaisie omniprésente et un charme désuet ouvertement assumé (" Ferdinand l'Albigeois "). Elles nous ramènent au meilleur de la variété-pop orchestrée des années 70. La musique d'Odessey and Oracle n'a rien à voir avec son époque. Pourtant, un titre comme " Crocorama ", donnant son nom à l'album, distille un message politi...

The Apartments - In and Out Of The Light

Dans et en dehors de la lumière, voilà le titre du nouveau disque de The Apartments, au plutôt du Peter Milton Walsh. Cet homme que l'on suit depuis ses débuts au milieu des années 80 et dont la carrière est plutôt synonyme d'ombre que de lumière. L'ombre, le chagrin inconsolable, il l'a connu personnellement en 1999, à la mort de son fils. Qu'y-a-t-il de plus triste que de perdre un enfant ? Le chanteur avait alors disparu des radars pendant une quinzaine d'années pour revenir en 2015 avec " No Song, No Spell, No Madrigal " paru sur le label Microcultures, qui propose en même temps à tout un chacun de participer à la conception de l'album. Cela a permis à l'Australien de se savoir soutenu, surtout par ses fans français, en tête desquels l'ex-journaliste des Inrocks Emmanuel Tellier, chanteur au sein du groupe 49 Swimming Pools à ses heures perdues. Le disque des Apartments contenait au moins un titre sublime, d'une tristesse absolue, ...

Barbara Carlotti - Corse, île d'amour

Le confinement a été l'occasion pour beaucoup de se ressourcer, de retrouver ses racines, de se rapprocher de sa famille, des siens. Barbara Carlotti n'a pas fait exception à la règle, puisque c'est exactement le thème de son dernier disque, " Corse, île d'amour ". Et oui, pour ceux qui ne savaient pas, la chanteuse, même si elle est née en banlieue parisienne a des origines corses par son père (d'où son nom). Ce nouvel album est essentiellement composé de reprises, même de son propre répertoire, comme la très belle " Ici " issue du bien-nommé " l'idéal " de 2008. Pour l'avoir entendue chanter le " Que je t'aime " de Johnny en concert , je savais que Barbara Carlotti n'avait pas de tabous concernant le répertoire de la chanson française. Elle le confirme ici avec du Enrico Macias (" Solenzara "), Fernandel (" Le Tango Corse ") et forcément Tino Rossi (" Ô Corse, île d'amour ")...