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Affichage des articles associés au libellé Disques 2011

Let the music play !

Voici donc l'heure des (règlements de?) comptes ! Merci à tous pour vos messages d'encouragement et vos listes... mais plus de 50 disques à écouter en une semaine, ce n'est pas humain... Heureusement, je connaissais déjà la plupart d'entre eux et si je n'en avais pas parlé sur ce blog, c'est parce que j'avais mes raisons : la musique ne m'avait pas vraiment emballé. Difficile de dire un mot sur chacun d'entre eux, on y serait encore demain. J'ai donc préféré n'en sélectionner seulement que 10. Histoire de ne se fâcher avec personne et de parler uniquement des trucs qui m'ont plu ;) La plupart du temps, la jolie pop mélodique et orchestrée nous vient de Grande-Bretagne, influence Beatlesienne oblige. Gruff Rhys, le chanteur du groupe gallois Super Fury Animals, n'échappe pas à la règle en nous livrant un " Hotel Shampoo " frais, plaisant et souvent entêtant : Le folk, je trouve ça parfois (souvent?) trop académique et ennuy...

A vos disques, prêts ? écoutez !

Dans un mois, l'année 2011 touchera déjà à sa fin et avec elle appaîtront les cortèges de bilans et de tops. Je ne dérogerais une fois de plus pas à la règle en vous proposant les miens. En attendant, comme l'année précédente, après avoir chroniqué plus de 50 disques ici-même , je vous laisse le soin, à votre tour, de me soumettre un ou plusieurs albums qui ont marqué votre année musicale et qui ne seraient pas présents dans la liste ci-dessous. J'essaierai de tous les écouter et de vous faire ensuite un rapide topo de ce que j'en pense lors d'un futur post. Parce que la musique et un blog, c'est avant tout une histoire d'échanges... Alors, à vos disques... Tennis - Cape Dory Anna Calvi - Anna Calvi Crocodiles - General Suspicion Of Experts Cloud Nothings - Cloud Nothings PJ Harvey - Let England Shake (Please) Don't Blame Mexico - Concorde Radiohead - The King Of Limbs Banjo Or Freakout - Banjo Or Freakout Yuck - Yuck Ducktails - Ducktails III...

Youth Lagoon - The Year Of Hibernation

Il paraît que le " Treasure " des Cocteau Twins est l'album préféré de ce "gamin" de seulement 22 ans caché sous le pseudo de Youth Lagoon. La filiation n'est pourtant pas évidente à l'écoute de ce premier disque, même si " The Year Of Hibernation " possède en commun avec son auguste aîné une même volonté d'envelopper l'auditeur dans un cocon rassurant. La voix y est nettement plus en retrait que celle de Liz Fraser, elle semble uniquement là pour aider les douces mélodies à venir imprégner notre inconscient. Et de ce côté là, le petit Trevor Powers semble en connaître un rayon, car les morceaux se suivent et l'effet produit par chacun est presque immédiat. Pitchfork ne s'y est pas trompé, Youth Lagoon est bien une des grandes découvertes US de l'année rayon rock indépendant. " The Year Of Hibernation " pourrait être l'équivalent du " Teen Dream " de Beach House pour 2011. L'album de "dream ...

My Brightest Diamond - All Things Will Unwind

Entre les Dandy Warhols lundi et My Brightest Diamond aujourd'hui, le grand écart. Le pompiérisme et la délicatesse. Shara Worden, qui se cache derrière cet éclatant pseudo, est connue pour avoir travaillé avec la crème de la pop américaine : Bon Iver, Sufjan Stevens ou The National. Si son ami Sufjan Stevens, avec lequel elle a commencé en tant que choeur, semble bifurquer vers une certaine grandiloquence sur son dernier " The Age Of Adz ", il n'en est rien la concernant, avec ce " All Things Will Unwind " plus raffiné et majestueux que jamais. Son style est toujours aussi inclassable, sa voix inimitable, et si je devais parmi la nouvelle génération élire un digne successeur de Kate Bush - qui vient justement de sortir un nouveau disque tout en finesse -, Shara Worden arriverait en tête sans contestation possible. Car il y a de la fantaisie, du rythme, de l'émotion, des chansons à tiroirs, et peut-être encore plus que sur ses deux premiers disques, de j...

The Notes - Wishing Well

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé d'un nouveau petit groupe s'inspirant de la musique du label feu Sarah Records. Voici donc des anglais pour une fois : The Notes. " Wishing Well " est sorti fin 2010 là-bas et courant 2011 chez nous, mais alors en catimini. Depuis, un deuxième disque est même disponible en téléchargement gratuit (et légal) directement sur leur site , ça serait dommage de se priver. Pourtant, mis à part les toujours bien renseignés Popnews , personne pour vraiment mentionner leur nom. A croire que ce genre de musique a fini par lasser tout son monde, hormis quelques irréductibles comme moi. Car on ne peut pas dire que les trois gentils The Notes font du neuf. La guitare est quand même intéressante, avec des sonorités pas si linéaires que le style pourrait le laisser entendre. La voix de la chanteuse est, par contre, nettement plutôt commune. Mais il y a cette concision des chansons, durant à peine 2 minutes pour la plupart, qui empê...

Atlas Sound - Parallax

Les albums et les années se suivent et se ressemblent pour cette grande gigue de Bradford Cox. Une fois en groupe et plus rock avec Deerhunter, une autre fois en solo et plus intimiste avec Atlas Sound. Et à chaque nouvelle sortie, le même constat, il manque toujours un "je-ne-sais-quoi" qui me ferait complètement accroché. " Parallax " contient comme d'habitude son lot de belles chansons accrocheuses (" Mona Lisa ", " Lightworks "), mais je trouve que depuis l'excellent " Microcastle " de 2008, Cox a trop ramolli sa musique, lui donnant plus de liant mais lui faisant aussi perdre un peu de surprise et de folie. A l'instar du précédent Deerhunter, le nouveau Atlas Sound gagne en unité mais aussi d'une certaine façon en ennui. Il faut attendre la deuxième partie de " Parallax " et les titres plus longs pour sortir de l'écriture en roue libre. " Angel Is Broken " et " Terra Incognita " son...

Iceage - New Brigade

Les Danois sont souvent plus extrêmes que leurs homologues Suédois, que cela soit dans la douceur, comme avec la belle Agnès Obel ou inversement dans la terreur avec désormais les petits morveux de Iceage. Comme si étant moins nombreux, ils cherchaient à compenser en faisant outrancièrement parler d'eux (n'est-ce pas monsieur Lars Von Trier ?). Cette nouvelle formation est en tout cas à des années-lumière du gentil film d'animation du même nom. Leur musique guerrière n'est pas vraiment adaptée aux enfants, même si les membres de Iceage sont à peine majeurs. Les guitares, telles des tronçonneuses, ne font pas dans la dentelle. Mais, pour une fois, les références bien apprises, The Fall ou Wire, n'ont pas été recrachées telles quelles. Il y a une vraie recherche dans la construction des morceaux, ils ont une façon bien à eux de passer les mélodies au hachoir. A l'instar de Wu Lyf, le même esprit de rébellion est mis en avant. Comme si une révolution ne demandait ...

Bertrand Betsch - Le temps qu'il faut

Si, à Dunkerque, il y avait déjà "Petch" et "Metch", dans la chanson française, il y a depuis quelques années, un dénommé Betsch. Et ce nouveau disque " Le temps qu'il faut " après plusieurs années d'absence, nous prouve qu'il faudra compter avec un autre Bertrand . Pour la musique, on pense surtout à Florent Marchet, en particulier à son dernier " Courchevel " et parfois même à Raphaël (oui, oui), mais sans la voix harassante de jeune premier. Concernant le chanteur, j'en étais resté à l'efficace " Pas de bras, pas de chocolat " sorti en 2004. J'avais loupé " La chaleur humaine ". Depuis, plus rien. Une extinction de voix qui a failli condamner la carrière de Betsch. " Le temps qu'il faut " porte donc bien son nom, car l'auteur a eu le temps de peaufiner son oeuvre, avec l'aide de sa compagne, la plasticienne Nathalie Guilmot, qui vient pousser la chansonnette pour quelques jolis ...

Yann Tiersen - Skyline

A l'instar d'un autre Brestois, Miossec, j'ai délaissé la carrière de Yann Tiersen depuis un moment. Peut-être que leurs albums me correspondaient moins. Peut-être que je ne les ai pas assez bien écoutés. N'empêche, je ne retrouvais plus ce que j'y avais aimé. Le précédent de Yann Tiersen déjà était différent. " Dust Lane ", sous l'influence d'un Miossec - passion commune pour My Bloody Valentine ? - avec qui il avait d'ailleurs travaillé entre temps, voyait le passage du compositeur à la ferveur des guitares électriques. Finies les petites mélodies désuettes à l'accordéon, Tiersen y développait un gros mur du son et laissait ainsi sur le bord du chemin, la plupart de ses fans venus à lui par le biais d'Amélie Poulain. Pari risqué. Et rebelote, cette fois-ci, avec un son plus arrondi et moins de bruit tout de même. " Skyline " n'est par instant pas loin de tutoyer les étoiles, déployant avec minutie et de manière progressi...

Camille - Ilo Veyou

J'étais pour l'instant resté allergique à l'univers atypique de la chanteuse Camille. A l'instar de ce qu'est devenue Björk, je la trouvais trop prétentieuse et sa musique ennuyeuse. Je ne comprenais pas son succès critique et commercial. Et ce n'est sûrement pas le titre de son nouveau disque, " Ilo Veyou ", anagramme tarabiscoté de "I Love You", qui allait changer la donne. Pourtant, dès la première écoute, il est difficile de ne pas être impressionné par le résultat, tellement sa musique semble impossible à résumer, tellement les styles abordés sont multiples, tellement la voix même de Camille est presque méconnaissable d'une chanson à l'autre. C'est parfois drôle, parfois politique, mais toujours inventif. Cette femme est un vrai caméléon et on sent qu'elle n'a pas de limite. Une chanson comme " La France " résume à elle seule son talent iconoclaste. Elle y critique la culture à la française qui n'est, se...

Real Estate - Days

Encore une belle année musicale chez Domino Records avec la révélation Anna Calvi , les toujours sexys et sémillants The Kills et les brillantes confirmations de Wild Beast s et de Real Estate. Ces derniers viennent de sortir leur deuxième disque, " Days " et plus qu'une confirmation, c'est une véritable bénédiction à laquelle on assiste ici. Les américains orginaires du New Jersey se retrouvent directement propulsés par la grâce de titres aussi élégants que " Out Of Tune ", " Easy " ou " It's Real " dans la catégorie des meilleurs groupes du genre (le folk-rock champêtre?), suivant les traces encore fraîches laissées par les Feelies . Le guitariste Matt Mondanile, après l'intermède Ducktails , serait le pendant ensoleillé de Bradford Cox, la musique de Real Estate l'équivalent de celle de Deerhunter en plus ouverte, plus aérée. Car " Day s" n'est pas vraiment un disque de saison, c'est plutôt un alb...

Maison Neuve - Joan

Il aura fallu un tour par l'indispensable laboratoire des Inrocks (anciennement CQFD) puis de l'appui de l'excellent label bordelais, Talitres , pour que le groupe Maison Neuve réussisse enfin à sortir un premier disque. Talitres, c'est souvent synonyme de folk, mais de folk lumineux, puissamment mélodique, comme chez Flotation Toy Warning ou The Apartments et ces français se situent idéalement dans cette lignée là. " Joan " est un disque paisible, agréable, même si le propos, notamment sur les deux titres chantés en français, y est assez sombre (" nos fils sont magnifiques et moi, je vais les noyer "). En tout cas, le départ des régionaux François And The Atlas Mountains, partis conquérir le grand public sur Domino Records, ne semble pas avoir pesé outre mesure sur la santé de Talitres. Stranded Horse fait désormais des tournées internationales et commence à acquérir une certaine renommée. On attend aussi avec impatience un nouvel album des anglais...

Future Islands - On The Water

Encore un groupe que je découvre avec pas mal de retard. " On The Water " est déjà le troisième album des américains de Future Islands. Mais depuis le jour où j'ai jeté une oreille sur le premier extrait de ce nouveau disque, le génial " Before The Bridge ", il m'était impossible de ne pas en parler ici même. " On The Water " est ainsi rapidement devenu mon disque le plus attendu de la rentrée. Après plusieurs écoutes répétées et comme souvent quand l'attente est trop forte, un constat s'impose : la déception. Je ne retrouve pas dans le reste de l'album, le même mélange d'énergie, de fraîcheur et d'originalité. Il y a bien quelques titres efficaces, comme le deuxième single, le très new-orderien " Balance ", mais aussi d'autres plus mollassons. Bref, un disque au final mi-figue, mi-raisin, quelque part entre les Wild Beasts pour la voix assez maniérée et John Maus (qu'on a au passage hâte de voir avec maman fi...

Connan Mockasin - Forever Dolphin Love

Cela fait déjà un moment que ce disque me trotte dans la tête. " Forever Dolphin Love " n'est pas un album qui s'apprivoise facilement. Il constitue sans aucun doute un des ovnis musicaux de l'année. Connan Mockasin est néo-zélandais et son univers est pour le moins atypique. Son concert aux Transmusicales de Rennes de l'année dernière a semble-t-il marqué les esprits. Depuis lorsqu'il s'agit de parler de sons nouveaux, son nom est régulièrement avancé. Il faut dire que le loustic ne s'embarrasse pas de facilité et n'a cure du qu'en-dira-t-on, " Forever Dolphin Love ", un des singles extraits de son album est un morceau de plus de dix minutes dans lequel il faut attendre près de la moitié pour y entendre un semblant de mélodie. On pense un peu, comme pour ses compatriotes de Unknown Mortal Orchestra, au Pink Floyd de Syd Barrett pour le psychédélisme emprunt de jazz, au dernier MGMT aussi pour la pop bariolée, mais rien qui n'...

Hanni El Khatib - Will The Guns Come Out

Après une petite accalmie, retour sur les disques de 2011, avec du rock, du pur. Contrairement à ce que son ancien métier - il était styliste - pourrait nous faire croire, l'américain Hanni El Khatib, d'origine moitié palestinienne moitié philippine, ne fait pas vraiment dans la dentelle. A l'image de sa pochette, ce premier album " Will The Guns Come Out " est un carambolage de punk, rock garage, blues sauvage avec tout de même une pointe de soul. Un retour à l'essence de cette musique-là. Des White Stripes en plus sale, des Kills en moins glamour, Dirty Beaches en plus violent, mais un même son vintage. Un truc primaire, primitif, un peu crâneur, qui vient même quelque fois marcher sur les plates bandes d'un Tom Waits (" Heartbreak Hotel ") ou d'un Devendra Banhart (" Wait Wait Wait "). Un disque qui fait du bien quand un besoin de défoulement (et de simplicité) se fait sentir.  Reste à voir ce que cette petite bombe peut bien don...

Veronica Falls - Veronica Falls

Au début, j'ai confondu, je croyais à la reformation d'un énième "vieux" groupe des nineties, Veruca Salt - vous savez celles qui chantaient " Seether " et dont même Vincent Delerm parle dans une de ses chansons - mais que nenni, il s'agit bien de nouveauté. Des Londoniens, comme les Field Mice, dont ils paraissent à l'écoute de ce premier album éponyme, les (dignes?) héritiers. Oui, ce n'est pas ce qui manque en ce moment vous me direz. Après être passés par la case obligée de Capture Tracks ( Craft Spells , Minks , Beach Fossils , Wild Nothing , ...oui, oui, je sais, c'est une maison de disques assez bien vue ici même :), ils sont maintenant signés sur le label Bella Union , celui de l'ancien membre des Cocteau Twins, Simon Raymonde, plutôt habitué à accueillir des folkeux en son sein (et donc moins apprécié sur ce blog). Chacun des morceaux est en soi particulièrement efficace et l'album regorge donc de tubes indie potentiels. Pa...

Miossec - Chansons Ordinaires

Cela faisait un moment que je n'avais pas écouté vraiment un nouveau disque de Miossec. Passée la première chanson, j'avais à chaque fois l'impression que le Brestois tournait en rond. Qu'après " Boire " et dans une moindre mesure " Baiser ", l'essentiel était déjà dit. Comme un terrible aveu, ces " Chansons Ordinaires " commence par " Tout a déjà été dit, mais ça n'est pas grave, car personne n'écoute ". Je me suis alors dit que le chanteur, à défaut d'avoir changé, faisait preuve d'une certaine clairvoyance. La suite n'a fait que confirmer cette première impression. En effet, on retrouve aussi malheureusement les tics de chant habituels, les mêmes thèmes rabâchés. Mais, à l'image de la pochette où Miossec prend la pose, blouson de cuir, bras ballants, regard de malfrat tout droit tiré d'un film de Melville, envie d'en découdre, c'est un retour à un rock plus dur. Pas un rock de papy à la J...

Unknown Mortal Orchestra - Unknown Mortal Orchestra

La rentrée, période culturelle prolifique , est passée depuis une dizaine de jours déjà et les nouveautés musicales vraiment marquantes se font attendre. Il m'a même fallu redéballer des sorties "vieilles" de plusieurs mois, histoire de dénicher un son intéressant à vous proposer. La coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande vient dans le même temps de commencer et justement, le groupe du jour, une fois n'est pas coutume, est originaire de là-bas. Pas vraiment adeptes du haka et autres folklores locaux, les trois membres de Unknown Mortal Orchestra font du pop-folk à tendance psychédélique, très fortement inspiré des premiers Pink Floyd, ceux avec feu Syd Barrett (" Thought Ballune ", " Boy Witch "). En disant ça, on pourrait s'attendre à de la musique mille fois rabâchée, et pourtant il n'en est rien. Il y a un "vrai" son ici, un peu sale avec des basses amples et rondes; en un mot comme en cent, ça groove !  Ce premier album é...

The Drums - Portamento

Ne nous racontons pas d'histoires, le nouvel album de The Drums n'a rien de révolutionnaire et ne figurera pas parmi les disques les plus marquants de l'année. Les américains sont pourtant de ces groupes qui jouent comme s'ils étaient seuls au monde, les premiers à faire cette musique, comme si les Smiths et New Order n'avaient jamais existé, avec un enthousiasme et un naturel confondants. Avec leurs allures de garçons de la plage modernes au look savamment négligé, ils pourraient en agacer plus d'un. Il n'en reste pas moins qu'avec un deuxième album en deux ans, The Drums avancent avec une frénésie assez rare dans le milieu. Espérons qu'ils ne s'épuiseront pas trop vite. En tout cas, " Portamento " fait déjà figure d'album de la maturité. Même s'il est moins foufou, plus varié et long en bouche que son prédécesseur, il contient lui aussi son lot de mélodies sautillantes, de tubes en puissance, comme le single " Money ...

Alex Beaupain - Les Bien-Aimés (B.O.F.)

Une fois n'est pas coutume, on va parler de cinéma aujourd'hui, et français de surcroît. Enfin, pas complètement non plus, puisqu'il s'agit de la bande originale d'un film... Un film que je n'irai pourtant pas voir sur grand écran (il sort mercredi prochain). Peut-être plus tard, à la télé. Car le cinéma de son réalisateur,  Christophe Honoré, me laisse assez indifférent. Le principal attrait de ses films réside pour moi dans sa musique, celle de son fidèle pote Alex Beaupain : sa pop d'inspiration sixties (et eighties : " Heaven Knows I'm Miserable Now ", référence évidente à qui vous savez sur le magnifique " Ici Londres "), son ambiance doucement mélancolique. Le monsieur est particulièrement prolifique, puisque c'est déjà son deuxième disque sorti en 2011, après son album solo " Pourquoi Mon Coeur Battait ". Comme Gainsbourg en son temps, ses chansons gagnent en profondeur quand ce sont les autres qui les chantent, m...