28 avril 2014

Pixies - Indie Cindy

Quoi penser de la reformation d'un groupe autrefois chéri - il y a plus de vingt ans, une éternité - quand, entre temps leur leader ne fait qu'enchaîner les disques moyens voire franchement ratés depuis plus d'une décennie, que leur emblématique bassiste a préféré lever les voiles et que les quelques EPs sortis depuis le début de l'année sont au mieux passables au pire consternants ? Pas grand chose à priori. Qu'il faudra sûrement passer son chemin lors de la sortie de l'album. Pour rester sur un bon souvenir. Quand "Trompe le monde" n'était pas encore à prendre au pied de la lettre. Ce seulement cinquième disque "Indie Cindy" sent donc bon le cocufiage de toute une jeunesse biberonnée au toujours indépassable "Doolittle". Et puis la première écoute désarçonne un peu, c'est loin d'être aussi dégradant que prévu. Bien sûr, il n'y a plus ce rock "montagnes russes" imprévisible qui faisait le sel de leur musique. 
C'est du rock plus adulte, plus calibré, plus carré, plus basique aussi. Mais au final, plutôt bien foutu. Black retrouve avec ses anciens acolytes le côté mélodique - les célèbres "ouhouh" - cher aux Pixies. Cela n'aurait pas dû nous surprendre mais à l'écoute de la production de Black depuis 20 ans (depuis "Teenager of the year" pour faire court), c'est plus qu'amende honorable. Pour un peu, j'irais bien les revoir sur scène. Surtout pour l'ancien répertoire, faut pas pousser quand même...

Clip de "Indie Cindy" :

Clip de "Magdelena" :

Clip de "Andro Queen" :

19 avril 2014

Top albums 1988


On continue les années 1980 avec encore un chouette millésime, rien que pour le chef œuvre de pop romantique "16 Lovers Lane" des Go-Betweens, l'équivalent austral des Smiths, moins lettré mais aussi moins crâneur. Le reste de ma sélection est essentiellement constitué des grandes formations ou artistes de l'époque : encore et toujours les Pixies, Sonic Youth et les inestimables Feelies pour l'Amérique; Morrissey, pour la première fois sans ses Smiths, My Bloody Valentine, Cocteau Twins, The House of Love et James pour une Grande-Bretagne sur-représentée mais aussi ultra performante. Enfin, habitués de mes tops, Nick Cave et ses mauvaises graines rejoignent leur cousins australiens des Go-Betweens, vainqueurs donc pour cette année 1988. 

10. Cocteau Twins - Blue Bell Knoll 
Ce disque marque pour moi la fin de la meilleure période du trio écossais entamée avec le bien-nommé "Treasure" en 1984. Après, le groupe s'aventurera dans des ambiances plus faciles et accessibles, y perdant au passage son aura mystérieuse, principale qualité de leur musique mystique. 


9. Nick Cave & The Bad Seeds - Tender Prey 
Un disque qui commence par un titre aussi immense que "The Mercy Seat" peut-il être mauvais ? Non, évidemment. La suite, forcément en deçà alterne les ambiances caverneuses ou plus paisibles. Le chanteur peaufine sa musique qui n'a jamais été aussi efficace. La preuve, les morceaux de "Tender Prey" sont de ceux qu'il rejoue le plus souvent aujourd'hui encore en live. 

8. The House of Love - The House of Love 
Là encore, la première chanson, "Christine", fulgurant classique éclipse quelque peu la suite. Ce premier album de la maison de l'amour, même s'il est sans doute de qualité moindre que le suivant garde le charme maladroit des premiers rendez-vous. 



7. Morrissey - Viva Hate 
Cette fois-ci, ce sont deux morceaux, les parfaits "Everyday is like Sunday" et "Suedehead" qui nous font dire que sans ses anciens acolytes, le Mozz ne perd rien de sa superbe. Il faut dire qu'en troquant la guitare de Johnny Marr par celle de Vini Reilly de The Durutti Column, il reste toujours aussi bien accompagné. Manchester forever.


6. My Bloody Valentine - Isn't Anything 
Bien sûr, le son de ce premier disque de My Bloody Valentine n'est pas si travaillé que sur "Loveless". Kevin Shields, masochiste de studio, prouve pourtant déjà sa pathologie. "Isn't Anything" a un son qui ne ressemble qu'à lui, un peu comme ces reclus qui vivent dans un désordre dans lequel eux seuls peuvent se repérer. Mais, nous, pauvres êtres ordinaires, ne demandons qu'à nous y perdre. 

5. The Feelies - Only Life 
Vous trouvez les guitares de REM pas assez dynamiques ? Les Feelies sont peut-être le groupe qu'il vous faut. Après l'indispensable "The Good Earth" produit par Peter Buck, guitariste de REM - tiens, tiens, "Only Life" revient aux sons des débuts, c'est-à-dire les fameuses guitares épileptiques. On retrouve aussi une reprise du Velvet, "What Goes On". Pas vraiment une surprise, les Feelies en sont les dignes descendants mais dans une version plus campagnarde. Comme quoi, Hoboken, ce n'est déjà plus New-York.

4. Pixies - Surfer Rosa 
Voilà, quatrième disque sur quatre classé dans mon top 10 albums de fin d'année pour les Pixies, la boucle est bouclée. Et c'est celui qui m'attire le moins. Parce qu'il n'y a pas encore la dynamique des suivants. C'est leur disque le plus brouillon et bourrin. Mais je pinaille car rien que pour des chansons éternelles comme "Gigantic", "Where Is my mind ?" et bien d'autres, "Surfer Rosa" et sa légendaire pochette mérite largement sa place ici. 

3. James - Stripmine 
Je n'ai jamais compris pourquoi tout le monde considère les meilleurs albums de James comme ceux parus au début des années. "Stutter" et "Stripmine" sont les seuls que j'arrive encore à écouter. Un signe, non ? 



2. Sonic Youth - Daydream Nation 
"Daydream Nation" est un disque monstre, labyrinthique, aux morceaux rock exigeants. Une version longue de leur précédent "Sister" plus pop et mélodique. Tout l'univers du groupe est là, brillamment résumé. Dans un monde parfait, il aurait décroché la timballe en lieu et place de "Nevermind". "Teenage Riot" est quand même bien supérieur au "Smells Like Teen Spirits", non ? 

1. The Go-Betweens - 16 Lovers Lane 
Voilà un des plus grands chefs d'oeuvre de l'histoire de la pop. Au même titre que ceux des années 60 ou presque. Les délicats Australiens achevaient leur première carrière - ils se reformeront plus d'une décennie plus tard - de la plus belle des manières qui soit. Grant McLennan, l'un des deux songwriters nous a quitté il y a quelques années et c'est toute une vision romantique de la pop qui est devenue orpheline. The Go-Betweens ou entremetteurs portaient si bien leur nom...

14 avril 2014

Aztec Camera - Oblivious (1983)

Parmi la pléthore de rééditions qui sortent chaque année, certaines font plus parler que d'autres. Aztec Camera fait partie de ces nombreux groupes oubliés des années 80. Leur premier disque, l'excellent "High Land, Hard Land" était l'oeuvre d'un gamin d'à peine vingt ans. A l'écoute d'une chanson comme "Oblivious", qui aurait mérité de devenir un tube, on est immédiatement subjugué. Roddy Frame est un génie, ce gars-là est promis à un grand avenir. Malheureusement, la suite sera décevante, à tous points de vue, artistique comme commercial. Il faut dire que dès le deuxième disque, c'est Mark Knopfler, le célèbre guitariste des Dire Straits qui est à la production. Aztec Camera est tout de suite sortie du giron rock indépendant made in Scotland et tel Icare, en voulant voler au-dessus de la mêlée, s'est brûlé les ailes. Sa folk délicate n'était pas faite pour se marier avec le country-rock FM de Knopfler. Qui sait ce qui serait advenu si Frame s'était plutôt rapproché d'un Edwyn Collins, alors alter ego et chantre écossais d'une pop brillante et différente. Trente ans après, c'est à peu près tout ce qu'on retiendra de ce groupe et de son chanteur. Dommage...


From the mountain tops down to the sunny street,
A different drum is playing a different kind of beat.
It's like a mystery that never ends,
I see you crying and I want to kill your friends.

I hear your footsteps in the street,
It won't be long before we meet,
It's obvious.
Just count me in and count me out and
I'll be waiting for the shout,
Oblivious...

Met Mo and she's okay, said no one really changed,
Got different badges but they wear them just the same.
But down by the ballroom I recognized that flaming fountain
In those kindred caring eyes.

Chorus

I hope it haunts me 'til I'm hopeless,
I hope it hits you when you go,
And sometimes on the edge of sleeping
It rises up to let me know it's not so deep,
I'm not so slow.

Chorus

They're calling all the shots, they'll call and say they phoned,
They'll call us lonely when we're really just alone.
And like a funny film, it's kinda cute
They've bought the bullets and there's no one left to shoot.

Chorus

8 avril 2014

The Stranglers - Golden Brown (1982)

L'autre jour, dans le métro, je suis tombé sur ça et franchement, ça m'a fait flipper. J'ai dû m'y reprendre à deux fois avant de vérifier le nom du groupe. Deep Purple ? Iron Maiden ? Bon Jovi ? Guns'n'Roses ? Non, putain : The Stranglers ! Comme on dit maintenant, ils ont pris cher... Je ne comprends pas comment une telle affiche pourrait donner envie de se déplacer. A ce niveau-là, il aurait été souhaitable de ne rien montrer. La musique est plus importante que le reste. Comment une formation autrefois affiliée au mouvement punk et réputée pour ses concerts violents et ses prises de position politiques peut-elle aujourd'hui ressembler à ça ? Cette bande de quinquas sympas, heureux de se retrouver, bras dessus dessous, avec dentiers de rigueur, prêts pour faire un boeuf d'enfer ! Une réaction s'impose : c'est quand même moche de vieillir... Les Stranglers ont toujours été un peu à part, jamais complètement là où il fallait. On a voulu les rapprocher des punks au début de leur carrière parce que c'est ce qui marchait à l'époque. Pourtant, ils étaient déjà trop bons musiciens pour pouvoir être comparés au commun de ces formations-là. Ils ont ensuite livré quelques tubes dont le parfait et intemporel "Golden Brown" produit par Toni Visconti avec son incroyable mélodie au clavecin. Il y aura ensuite "Always The Sun" qui appâtera plus basiquement le chaland de la bande FM. Puis, plus rien ou presque. Ils publieront régulièrement des nouveaux disques au milieu des tentatives solos de leurs membres, mais n'auront plus de vraies reconnaissances commerciales ni même critiques. Les Stranglers font partie de ces groupes régulièrement oubliés des palmarès, des listes d'albums indispensables. A tort ou à raison. S'il fallait que je ne retienne qu'un seul disque d'eux, je choisirais "Feline". Pour sa pochette d'abord, mais surtout pour sa musique atypique, une new wave éthérée et romantique à mille lieux de ce qu'ils pratiquaient alors. Quand je vous disais qu'ils n'ont jamais fait comme les autres... Jusqu'à aujourd'hui et cette improbable affiche ?


Golden brown texture like sun
Lays me down with my mind she runs
Throughout the night
No need to fight
Never a frown with golden brown

Every time just like the last
On her ship tied to the mast
To distant lands
Takes both my hands
Never a frown with golden brown

Golden brown finer temptress
Through the ages she's heading

West
From far away
Stays for a day
Never a frown with golden brown

Never a frown
With golden brown
Never a frown
With golden brown

5 avril 2014

Temples - Sun Structures

La programmation des festivals est parfois l'occasion de réévaluer certaines sorties musicales de l'année. Surtout lorsqu'il s'agit de festivals auxquels on a l'habitude d'assister. Parce que l'affiche y est toujours irréprochable. Parce que l'ambiance et le lieu sont agréables. La Route du Rock fait évidemment partie de cette catégorie. Cette année, le festival a eu la bonne idée d'annoncer la programmation au compte-goutte, avec un nom chaque matin, histoire de ménager le suspense comme dans une bonne série. Chaque jour, j'attends donc avec impatience l'annonce et je me réécoute ensuite la musique de l'intéressé. La Route du Rock dicte ainsi la bande son de mes journées depuis quelques semaines. Parmi les groupes de cette nouvelle édition figure le jeune groupe anglais de Temples. Au moment de la sortie de leur premier album, j'avais rapidement jugé leur pop psychédélique comme gentiment inoffensive, surfant sur le revival actuel. Les gaillards sont d'ailleurs attifés comme au temps du Swinging London. 
En me repenchant aujourd'hui sur leur cas, j'avoue les avoir négligemment mésestimé. Leur musique si elle est sans doute trop fortement référencée n'en demeure pas moins brillante, privilégiant plus que d'autres la qualité mélodique. Comme quoi les Beatles continue de faire des petits, malgré les années et l'arrivée de nouvelles générations. Parce que cette pop-là est éternelle...

Clip de "Mesmerise" :

Clip de "Keep In The Dark" :

Clip de "Colours To Life" :

3 avril 2014

Timber Timbre - Hot Dreams

Je crois que c'est la première fois que j'écoute vraiment Timber Timbre, alias le songwriter canadien Taylor Kirk. Il n'est jamais trop tard car, à l'écoute de ce nouvel album "Hot Dreams", je me rends compte que j'ai eu tort. Le groupe constitue une sorte d'équivalent outre-Atlantique des Tindersticks, l'inspiration country et jazz en plus ou des Lambchop en plus sensuels. On se croirait dans un de ces dancings des tréfonds de l'Amérique. "I wanna dance with a black woman" ou "I want to wake from hot dreams of you" nous disent-ils sur le superbe et langoureux slow qui donne son titre à l'album. On se croirait dans un film de David Lynch aussi. A la frontière entre fantasme et réalité.
Cette musique prend son temps, imprègne lentement l'esprit avant de s'attaquer au corps. Tout doucement. Sans forcer. Kirk est très bien entouré. On retrouve notamment l'excellent Colin Stetson au saxophone, mais tous les musiciens sont au diapason de cette exigence de dépouillement sonore. Bref, "Hot Dreams", c'est une musique sans âge, cinématographique, qui, avec peu d'effets, procure bien du plaisir.

Clip de "Hot Dreams" :

Clip de "Beat The Drum Slowly" :

1 avril 2014

Top albums 1989


Ça y est, me voici enfin dans les années 80... Décennie décriée à tous niveaux et notamment d'un point de vue musical. Pourtant, elle constitue pour moi l'essentiel de mes souvenirs d'enfance. Difficile alors de la renier. Même si les disques sélectionnés dans ce classement personnel m'ont été révélé plus tard. Le parcours méthodique de chaque millésime de cette décennie ouvrira, je l'espère, l'horizon des plus jeunes lecteurs de ce blog. Histoire de réévaluer ces années 80 injustement honnies. Franchement, rien que des disques du calibre de "Doolittle" et du premier album des Stone Roses, ça n'arrive pas si souvent. La preuve, le NME les avait classé, il y a quelques années, aux deux premières places des meilleurs disques de tous les temps. Rien de moins.

10. Bill Pritchard - Three Months, Three Weeks & Two Days
Un jeune dandy anglais amoureux de la France décide de s'y installer. Sur ce troisième disque, il fait même appel à Daho à la production et Françoise Hardy au chant. Le résultat est assez proche d'un Lloyd Cole, de Felt ou des House of Love :  joliment romantique. Depuis, le chanteur avait un peu disparu avant de sortir un nouvel album - plutôt bon - il y a quelques semaines. 

9. De La Soul - 3 Feet High And Rising
Les disques de rap ont rarement les faveurs de ce blog. C'est pourquoi en retrouver un dans un classement des meilleurs albums est d'autant plus rare. De La Soul est un groupe de rap à part, apôtre du cool, surtout ce premier essai qui mélange astucieusement ce qui semble être le meilleur de leur discothèque. Comme ils ont plutôt bon goût, ça donne une vraie réussite, copiée depuis, mais jamais égalée. 

8. The Field Mice - Snowball
Ceux-là sont responsables de la plus belle chanson de l'univers - "Sensitive" - et ont malheureusement eu du mal à concrétiser sur la longueur d'un disque. Hormis peut-être avec ce "Snowball" qui s'il n'égalait pas bien sûr la fameuse chanson, nous prouvait au moins que c'est bien eux qu'ils l'avaient écrite et que si accident il y avait, il n'était pas si fortuit que ça. 

7. Gérard Manset - Matrice 
Matrice est l'un des plus grands succès - disque d'or, quand même - de l'ermite Manset. Peut-être son album le plus sombre - "une époque à vomir" - aussi. Il nous toise, nous, pauvres humains, du haut de sa tour d'ivoire. Et ce qu'il en conclut ne fait pas plaisir à entendre. C'est le disque idéal à écouter pendant les soirées électorales, par exemple.

6. David Byrne - Rei Momo
Les Talking Heads ont rendu leur tablier après une suite de disques plutôt dispensables après le mythique "Remain in Light". Byrne continue en solo, arrête l'expérimentation pour se plonger tête baissée dans les musiques du monde. S'il on ne devait garder qu'un seul disque de ce qu'on a appelé vulgairement la world music, ça serait peut-être celui-là. 

5. The Cure - Disintegration 
Après quelques albums plutôt pop, la bande de Robert Smith revient à une certaine noirceur, plus adulte qu'à leurs débuts. Les titres s'étirent jusqu'à créer un climat de douce mélancolie. La carrière de la célèbre formation est ainsi jalonnée de disques plutôt fantaisistes ou plutôt sombres. Mais c'est dans le deuxième style qu'ils restent les plus réguliers en terme de qualité. Même s'il est sans doute trop long, 'Disintegration" replace les Cure dans le peloton de tête des groupes les plus influents de leur génération. 

4. New Order -Technique 
Ceux-là font le chemin inverse. Leur musique n'a jamais été aussi dansante et c'est justement ce style qui les a rendu presque aussi importants que Joy Division, le groupe originel. Bien jolie "Technique" en somme. 



3. Galaxie 500 - On Fire 
Dean Wareham mériterait de figurer au panthéon des songwriters les plus importants du rock indépendant de ces 3 dernières décennies, que cela soit en solo pour un magnifique premier album sorti cette année, avec sa femme Britta Philips, avec ses précédentes formations, les impeccables Luna et les précurseurs Galaxie 500, difficile de trouver une faiblesse, une seule erreur de parcours. "On Fire" reste aujourd'hui sa plus grande oeuvre. Plus que recommandable.


2. The Stone Roses - The Stone Roses
L'apogée du son Madchester, il est là. Avant, la ville était encore en avance sur son temps, engrangeait les groupes incompris de leur époque. Et puis, il y eut la tornade Stone Roses qui a mis tout le monde d'accord, des fans de Beatles jusqu'à ceux de la techno naissante. Facile à comprendre pourquoi la formation de Ian Brown n'a jamais réussi à en donner une suite digne de ce nom.

1. Pixies - Doolittle
Les Pixies sont les premiers (et les seuls?) à avoir deux albums classés en tête de mes tops annuels. Après "Bossanova" en 1990, voici donc mon disque de rock ultime toute période confondue. Quand la rage, la mélodie et la fantaisie se rencontrent de manière aussi brillante, cela ne peut faire que des étincelles. Le miracle ne s'est jamais reproduit depuis, de façon aussi spectaculaire et ce n'est pas Frank Black et ses nouveaux Pixies qui me contrediront.