Ezéchiel Pailhès est de ces artistes au style immediatement reconnaisable. Qu’il reprenne à son compte de la poésie du XIXeme siècle ou de la musique brésilienne comme sur ce magnifique " Sol ", cette voix et ces arrangements électro enrobants n’appartiennent qu’à lui. Dire qu’il n’est pas reconnu à sa juste valeur est pourtant un doux euphémisme. " Sol " est peut-être ce qu’il a fait de mieux. Ce disque est une accumulation ininterrompue de chansons aux grooves légers et aux mélodies irrésistibles. Après PICOT, voilà un autre album qui anticipe brillamment l’été. Il faut dire qu’en reprenant des titres brésiliens, c’est plus facile de viser juste en termes de soleil et de lumière. Mais le francilien Pailhès a réussi à se réappropier une fois de plus ses innombrables et hétéroclites influences de manière incroyablement naturelle. Si ses précédents albums étaient empreints d’une profonde mélancolie à la fois dans les textes et la musique, les rythmiques toujours u...
C’est la première fois que nous allions à un concert dans la petite salle du Popup du label. Pourtant, c’est sans doute la salle de concert la plus proche de chez nous. La soirée était organisée par le label Vietnam, avec deux artistes français. Le premier et plus expérimenté est Jean Felzine, chanteur du groupe Mustang qui officie depuis une vingtaine d’années. Il est seulement accompagné d’un autre guitariste, Hedi Bensalem, pour présenter son nouvel album, son premier depuis la fin de son groupe. "Cinéma Permanent" sortira le 9 septembre prochain. Les titres courts sont exécutés avec une belle maitrise, tant dans la voix que l’instrumentation sobre mais efficace. Restent ces paroles bien écrites mais souvent crues avec des thèmes parfois malaisants (" Dirty Walk "). Le set se termine par " Un homme peut-être " dont le sujet est l’inceste. Felzine avoue qu’il aurait soit disant préféré appeler cetre chanson " La bite à papa ". C’est...