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Articles

The Olivia Tremor Control - The Same Place

Les deux leaders, Bill Doss et Will Cullen Hart, d’Olivia Tremor Control sont morts respectivement en 2012 et en 2024 et pourtant le groupe sort enfin un troisième et donc dernier disque en 2026. Voici le retour de la pop, version psychédélique et bricolée des Beatles et des Beach Boys, d’un des principaux collectifs du label légendaire Elephant 6. " The Same Place " porte bien son nom car il ne dépareille pas de ses deux prédécesseurs, les déjà géniaux " Dusk at the Cubist Castle " (1996) et " Black Folliage " (1999). C’est le même genre d’albums remplis "ras la gueule" de petites perles mélodiques, de bruitages improbables, de petits intermèdes, dont on sait à l’avance qu’il faudra de nombreuses écoutes avant de pouvoir en faire le tour. Toutes les chansons de ce nouveau disque ont été écrites entre 2002 et 2012. Avant 2009, c’étaient juste des morceaux composés par Doss et Hart séparément suite à la fin du groupe en 2000. Puis, Olivia Tremor C...
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The Avalanches - No Bad Memories

Alors que l’actualité continue inlassablement d’être plus déprimante de jour en jour, il nous fallait bien un nouvel album de The Avalanches pour retrouver le moral. Si le fun est toujours de mise - tant pis les fans de post-punk - ce nouvel album en propose une nouvelle vision. " No Bad Memories " nous démontre en 31 morceaux - quand même ! - qu’il ne faut pas avoir honte d’être "vieux". Bah oui, avoir connu la disquette 3 pouces et demie ou l’Ipod ne relève déjà plus de la première jeunesse. Le trio australien formé de Robbie Chater, Tony Di Blasi et Darren Seltmann est de cette génération-là, ces geeks version 1.0, adeptes de jeux vidéos, de zapping et de collages en tous genres. Voici l’univers de " No Bad Memories ". Ceux qui n’ont pas baigné dedans risquent de passer à côté. Ici, c’est effectivement le grand zapping : très peu de morceaux qui dépassent les 3 minutes, des samples et des mélodies dans tous les sens et toujours de multiples collaboratio...

EXEK - Prove The Mountains Move

Encore une formation que je ne découvre que sur le tard. Le groupe australien EXEK existe depuis douze ans et a déjà sorti moults albums quand DFA Records , le label de James Murphy décide de les signer chez eux. Je m’attends donc au style maison, c'est-à-dire à une sorte d’électro matinée de post-punk, un truc fait pour les danseurs azimutés et contrariés. Mais que nenni, ici, la musique est retenue, atmosphérique. La filiation, s’il faut en trouver une avec LCD Soundsystem est plutôt à aller chercher dans un amour commun pour le Brian Eno des années 70, celui de " Another Green World " ou de " Before and after science ". Si le premier titre, " Sidestepping " est sans doute le meilleur, le plus immédiat, le plus mélodique, le reste de l’album révèle au fil des écoutes une complexité sonore qui n'était pas évidente au premier abord. Cela fait qu’on se surprend à vouloir réécouter ce " Prove The Mountains Move " avec plaisir.  Le plaisir d...

Greg Freeman - All Set The Bone

Greg Freeman est un jeune musicien de country. Dis comme ça, ça ne donne pas envie. Enfin, ça ne me donne pas envie surtout. La country, comme toutes les musiques folkloriques me gonfle. Oui, même la musique bretonne malgré mes origines. Pourtant, certains me diront - oui, j’entends des voix - que tout vient de là. Que toutes les musiques se sont créées à partir de traditions plus ou moins locales. Mais ce qu’il y a de bien avec le troisième album de Freeman, c’est que je n’y entends pas vraiment de country, à moins de considérer que Pavement est de la country - ce qui pourrait peut-être se défendre. Oui, l’influence de la bande à Malkmus est ici omniprésente, jusqu'à la voix souvent à la limite de la justesse. On retrouve aussi le même talent pour faire croire que c’est facile. " All Set The Bone " est son troisième album, c'est aussi le mieux produit. On reconnaît au passage le style John Congleton, producteur chez qui est passé tout le rock indépendant américain, v...

Calacas - Ten Tiger Trax

J’aime bien ça. Partir à la découverte de nouveautés musicales en mode commando, me plonger dans l’inconnu : le top 100 des meilleurs disques du premier semestre 2026 version The Quietus , webzine anglais particulièrement pointu. 100 albums et beaucoup de découvertes potentielles parmi quelques références connues et aimées (My New Band Believe, Dry Cleaning, PVA, Kim Gordon, Hen Ogledd, etc) - il faut bien une accroche. Calacas, donc. Un groupe obscur écossais originaire de Glasgow. Leur style ? Ultra rebattu : mélange paradoxalement soigné de dream pop, slowcore et de shoegaze. Les inspirations ? Les années 90, forcément. Et puis, en creusant, je constate que leur chanteur se nomme Graham Kemp, ex leader de Urusei Yatsura. Quoi ? Une formation japonaise ? Que nenni. Bien sûr, le nom provient d’un dessin animé nippon. Ce dernier a été écrit à la fin des années 70, une fois n’est pas coutume, par une femme Rumiko Takahashi. La série sera adaptée en France sous le nom de " Lamu ...

Momus & Scott McCloud - Festival Outsiders, Supersonic Records - Paris, le 26 septembre 2026

Cette année, nous y sommes retournés. Le souvenir mémorable - la claque magistrale infligée par Gontard - de la première édition et le malheureux rendez-vous raté - les Woodentops - de la seconde l’an passé ne pouvaient pas rester sans suite. Il a fallu choisir entre les deux soirées : Black Box Recorder ou Momus ? Ayant déjà vu Luke Haines il y a deux ans, on a donc misé sur l’inimitable Nick Currie. Arrivés juste à l’heure, 20h20 pétantes, nous découvrons l’anglais, en sarouel, tongues japonaises, perruque blonde posée (volontairement ?) de travers et retenue par l’élastique de son cache-oeil. Il déambule le long de la petite scène du Supersonic Records, pas aussi mal fichue que dans mon souvenir. Derrière lui, des vidéos faites maison défilent, le show a été préparé en amont. Les paroles sont parfois affichées façon karaoké. La musique est en effet entièrement enregistrée. Les morceaux pas tous complets s’enchainent sans pause. Il faut dire que résumer quarante ans de carrière en un...

Momus - Humperstinck

Je ne vais pas me la jouer fin connaisseur, car là-dessus ma découverte fut très tardive. Momus est un artiste que je connais depuis quelques années à peine alors qu’il a 40 ans de carrière et plusieurs dizaines de disques à son actif. Difficile de toute façon de tout connaître du bonhomme tellement l’oeuvre est multiple et dense. Je sais juste qu’il est écossais, qu’il a commencé entouré d’anciens musiciens du groupe Josef K, que Jarvis Cocker, fan de la première heure - on reconnait facilement l’influence - voulait qu’il produise l’album " Separations " de Pulp, que " The Poison Boyfriend " est un des disques préférés de Brett Anderson. Avec un tel pedigree, je ne comprends pas que j’ai pu aussi longtemps passé à côté. Momus, alias Nick Currie a aussi perdu l’usage d’un oeil, du fait d’une infection contractée liée à des lentilles de contact, ce qui le rend malgré lui, d’autant plus reconnaissable. Il habite maintenant à Paris, après avoir beaucoup voyagé.  "...