Ceux-là, ça faisait bien longtemps que je n’en avais pas parlé. Depuis le premier album " New Brigade " paru en 2011, une éternité. A l’époque, les danois jouaient un punk énervé et barré à souhait où chaque semblant de mélodies était laminé au hachoir. En 2013, il y a eu aussi ce passage à la Route du Rock , le même jour que le concert mémorable de Nick Cave et de ses Bad Seeds. Je fus déçu par le son presque métal et lourd du groupe. C’était à la sortie de leur second disque " You're Nothing ". Après cette prestation, je me suis détaché de Iceage. N’essayant à peine de leur redonner une nouvelle chance, persuadé que leurs plus belles années étaient passées, cette musique n’aimant pas la maturité et la maîtrise. J’ai bien ensuite donné un peu sa chance à la carrière solo de son chanteur Elias Ronnenfelt, qui joue un peu trop au beau gosse pour être honnête. Pourtant le style et la démarche est à mille lieux de ceux de sa formation, il fait appel pour l’occasion...
Oui, je sais, je ne suis plus aussi assidu. Il faut dire qu’il y a eu les vacances et un manque progressif d’envie. Comme chaque année si j’ose dire. Rien de tel pour un retour aux affaires avec un disque français. Ça fait un moment que je délaisse la production hexagonale, me recroquevillant essentiellement sur les valeurs sûres comme Bertrand Belin ou Barbara Carlotti. Pourtant, il existe évidemment de nouveaux talents. PICOT en fait partie. Nouveau ? Pas vraiment puisqu’il officie depuis un moment au sein de groupes comme Good Morning TV et Brace! Brace! Talent ? Evidemment et il suffit de peu d’écoutes pour s’en persuader. Mais " Presque pop " est bien son premier effort solo. " Presque ", parce qu’on sait bien que cet album n’aura pas de reconnaissance "populaire" à grande echelle comme il se devrait. " Pop ", parce que ça l’est résolument. PICOT est de cette école française biberonnée aux douces mélopées beatlesiennes et au sens du rythme p...