On ne change pas une équipe qui gagne. Les américains de Friko sont de retour avec un second disque qui est la copie conforme de leur premier , peut-être en plus direct encore. On pouvait leur reprocher leur musique adolescente, trop simple, jouant facilement sur l’alternance entre les passages calmes et nerveux. Mais les Chicagoans semblent n’en avoir cure, ils enfoncent le clou avec " Something Worth Waiting For ", titre un peu pompeux et prétentieux au demeurant. Car il est évident que ceux-là ne révolutionneront rien. On n’en attendait donc pas grand chose. Leur musique n’est pas ambitieuse pour un sou. Elle est physique, mélodique, immédiate, faite pour l’instant présent, idéale pour les festivals. Friko sera d’ailleurs à la prochaine Route du Rock et j’hésite toujours à y prendre une place, les groupes que j’aimerais voir et y sont équitablement répartis entre les trois soirs au Fort Saint Père et prendre un pass pour la totalité du festival est trop pour moi, physique...
Après l’ascétisme de Dagmar Zuniga, voici l’hédonisme version Aurora et Chemical Brothers. L’étonnante fusion des univers musicaux de la jeune norvégienne Aurora qui se voudrait Björk et du vétéran Tom Rowlands, moitié des frères chimiques a donné naissance à Tomora. Leur premier album " Come Closer " est un maelström sonore assez indescriptible. Tous les morceaux ou presque sont assez différents les uns des autres. On pense aux films de Lynch pour le titre " Come Closer " donnant son nom au disque, à la suédoise Fever Ray sur l’inquiétant " A Boy Like You ", évidemment à la célèbre islandaise citée plus haut sur le plus expérimental " Drink The Night "et même à Liz Fraser sur " Wavelengths ". Il y a aussi les tubes en puissance, les irrésistibles " Ring The Alarm " et " Somewhere Else ", des paroles faisant réference à Nina Simone sur " My Baby " ou à John Carpenter (" The Thing "). Et tout ça t...