Comment un artiste américain - bon, ok, il vit à Londres depuis quelques temps - dont la carrière s’étale sur plus de vingt ans peut-il encore se produire gratuitement dans une salle comme le Supersonic à Paris ? Le Supersonic, c’est d’ailleurs plus exactement deux salles, le Supersonic Club, mal fichue, avec plafond bas, poteau en plein milieu, deux étages, environ 300 places, généralement pour des concerts gratuits de groupes émergents qui n’ont pas encore sorti le moindre LP et le Supersonic Records, plus petite salle attenante, aussi mal fichue, car une large partie des spectateurs se retrouvent sur le côté de la scène, pour des concerts cette fois-ci payants. Mais revenons à Jeremy Jay, puisque c’est de lui dont il s’agit. Je suis tombé dessus par hasard en lisant le programme des deux salles et je me suis rappelé à son bon souvenir, celui des très beaux " Slow Dance " et " Splash ", il y a plus de quinze ans. Connaissant l’horaire de son passage - désolé pou...
Ils sont deux, viennent de la Nouvelle Orléans. Ce sont les Twisted Teens et comme leur nom l’indique, de sacrés garnements un peu "tordus". Ils pratiquent une sorte de country-punk qui rappelle beaucoup les débuts des Kings Of Leon, voix éraillée comprise. " Florida Water Blues " est leur troisième album en 3 ans et ils annoncent déjà un quatrième début novembre. Bref, CPN - ou seulement Caspian ? - Hollywell et Razor Ramone - fils spirituel des Ramones ou référence au catch ? - sont pressés et ont l’inspiration galopante, pas le genre à vouloir couper le robinet tant que ça continue de couler aussi naturellement. Voilà en tout cas une musique qui bouscule, fait du bien : simple, mélodique, accrocheuse - les 4 voire 5 premiers morceaux sont assez irrésistibles - mais en même temps un peu rapeuse. On pense aussi aux Parquet Courts - donnez des nouvelles les gars ? - pour la dynamique des morceaux. Et puis, il y a ces pochettes bricolées et décalées sur lesquelles o...