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Bertrand Belin - Paris, Festival FNAC Live - 1er juillet 2022

  Encore un post écrit bien longtemps après. Il faudrait tout noter à chaud, pour ne pas oublier. Ce dont je me souviens, c'est que c'était le jour de la fête de l'école primaire de notre fils, qu'on a dû tenir un stand, condition indispensable de participation imposée par l'intransigeante directrice. Je me rappelle aussi qu'on a dû quitter ensuite en vitesse notre poste pour filer à l'hôtel de ville de Paris. C'était dans le cadre du festival Fnac Live que nous avions rendez-vous avec l'ami Bertrand Belin. Nous avions pris les places trois jours avant, dès l'ouverture de la billetterie dans le magasin Fnac le plus proche de chez nous. Nous y étions allés tous les deux avec maman pour obtenir aussi des places pour les enfants, le nombre était limité à deux invitations par personne. Car oui, le festival est gratuit, idéal pour ne pas grever tout de suite le budget des vacances estivales. Le chanteur était le troisième artiste de la journée à se
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Flasher - Love is yours

" Love is yours " est le deuxième disque de Flasher et j'avoue être passé complètement à côté du premier, " Constant Image ", sorti en 2018. Depuis, le bassiste a quitté la formation et le groupe se retrouve seulement un duo : la batteuse Emma Baker et le guitariste Taylor Mulitz. Leur musique s'est aussi adoucie, plus pop avec moins de guitares sales. Encore un groupe de dream-pop me direz-vous et ceux-ci ont en plus la chance d'évoluer chez Domino Records, label de rock indépendant majeur qu'on ne présente plus. Ça aide pour se faire remarquer. Sauf que Flasher a un talent indéniable pour trousser en deux-trois minutes des petites mélodies qui vous trottent dans la tête et des groupes qui sont capables de tenir sur la longueur d'un disque, il n'y en a pas des tonnes. Le groupe venant de Washington DC, ils en ont profité pour faire un clip pour illustrer le titre éponyme en mode DIY ("Do It Yourself") bien sûr où on les voit voler

The Dream Syndicate - Ultraviolet Battle Hymns and True Confessions

Le syndicat du rêve, voilà un joli nom de groupe. Celui-là existe depuis plus de quarante ans, a connu une longue période d'accalmie pendant les années 90/2000, et est revenu aux affaires il y a environ une décennie. Comme les rêves, on ne s'en souvient pas toujours. Ils sont parfois marquants, comme lorsque la formation est apparue au début des années 80 - le classique indé " The Days of Wine and Roses " - à Los Angeles, pas franchement la terre des fans du Velvet Underground, influence majeure revendiquée par Steve Wynn et sa bande. Puis, progressivement, ils ont disparu avec le courant musical, le Paisley Underground (Rain Parade, The Bangles), dont ils avaient été à l'origine. " Ultraviolet Battle Hymns and True Confessions " est déjà le quatrième disque de la deuxième vie du Dream Syndicate - dans l'intervalle, Steve Wynn s'était lancé dans une carrière solo plutôt discrète.  Il fait penser aux albums récents de Dean Wareham : mêmes influenc

Yard Act (+ Marcel) - Paris, le Trabendo - 11 juin 2022

C'est toujours difficile d'écrire un compte-rendu d'un événement plusieurs jours après. Les souvenirs ne sont plus aussi frais, immédiats. Les détails se sont parfois effacés, ont été oubliés. Or, chacun sait que c'est dans les détails que... Bref, Yard Act, nouvelle formation anglaise atypique, pas forcément pour leur musique influencée par le post-punk, comme beaucoup d'autres, mais pour leur parcours. Même si " The Overload ", paru en début d'année, est le premier album, les membres de Yard Act ne sont plus si jeunes. Ils font partie de ces trentenaires, quadras qui ont décidé un jour de quitter un boulot de bureau, souvent pour des multinationales. En quête de sens, ils ont subitement eu envie de vivre leur véritable passion. Ici, le rock. Et contrairement aux autres formations du genre, ils ont donc le recul avec ici pas mal de second degré. C'est maman qui, a eu l'envie, la première, de lâcher les enfants pour un soir. Pour une fois, on n

Genesis Owusu (+ Monjola) - Paris, le Badaboum - 7 juin 2022

Cette soirée fut la soirée des premières. Première fois au Badaboum, petite salle de concert pourtant proche de chez nous. Première fois qu'on assistait avec maman à un concert de rap (bah oui). La première partie, Monjola, était en effet un rappeur... Irlandais. (Et oui, ça existe). Il est arrivé sur scène après près d'une heure d'attente. Bon sang, si on avait su, on aurait mangé tranquilles à la maison avant de partir. Surtout que bien que gentille et sympa comme tout, la musique de Monjola, de manière prévisible, ne nous transporte pas des masses. Derrière une énorme table de mixage, on retrouve son frère (?) : pas d' (autres?) instruments - ça sera d'ailleurs la même chose pour le concert suivant. Le set dure à peine 30 minutes, le temps de quelques " Can I get a "yeah yeah " ?" ou "Can I get a f... you". Le public, autour de nous, a pourtant l'air emballé. Il faut dire qu'on fait grimper aisément la moyenne d'âge. Le

Horsegirl - Versions of Modern Performance

Et si Horsegirl était la réponse américaine à l'improbable buzz autour des anglaises de Wet Leg, dont on parle dans absolument tous les magazines de France et de Navarre jusqu'à des titres aussi inattendus que Okapi (et oui!) ? Bon, les photos du trio de filles de Chicago parlent d'elles-mêmes : on devine qu'elles n'ont pas le même charisme que leurs homologues britanniques, qu'elles paraissent introverties, moins affirmées. Comme leur musique, encore un peu amateur, moins produite, plus brouillonne. Pas étonnant qu'elles aient été signées sur Matador Records, label de Pavement ou Yo La Tengo, chantres éternels du lofi. " Versions of Modern Performance " est leur premier album, un peu bancal mais contenant quelques fulgurances comme " Anti-Glory ", " Dirtbag transformation (still dirty) ", " World of Pots and Pans ", des titres aux influences évidentes - en plus des deux groupes précités, on pourrait rajouter Sonic Yo

The Smile - A Light For Attracting Attention

Tiens donc, Thom Yorke qui monte un groupe avec Jonny Greenwood, fabuleux guitariste et comparse de toujours au sein de Radiohead, alias le plus grand groupe de rock de ces 30 dernières années et Tom Skinner, batteur des aventureux Sons of Kemet. On ne se pose même pas la question de la qualité musicale du résultat. Les gars ne sont pas habitués à décevoir. The Smile, drôle de nom, pour des artistes pas franchement connus pour la gaudriole. Vous entendrez tout à propos de ce " A Light For Attracting Attention " : que c'est le meilleur disque des membres de Radiohead en dehors de Radiohead, que c'est carrément le dixième disque de Radiohead. C'est sans doute vrai, mais peu importe. L'essentiel est de tenir une fois de plus, un compagnon au long cours, car même si on finit par connaître par coeur cette musique, elle continue de nous subjuguer et il faut y revenir de nombreuses fois pour en saisir toutes les subtilités - écoute au casque obligatoire. La productio