Cette année, nous y sommes retournés. Le souvenir mémorable - la claque magistrale infligée par Gontard - de la première édition et le malheureux rendez-vous raté - les Woodentops - de la seconde l’an passé ne pouvaient pas rester sans suite. Il a fallu choisir entre les deux soirées : Black Box Recorder ou Momus ? Ayant déjà vu Luke Haines il y a deux ans, on a donc misé sur l’inimitable Nick Currie. Arrivés juste à l’heure, 20h20 pétantes, nous découvrons l’anglais, en sarouel, tongues japonaises, perruque blonde posée (volontairement ?) de travers et retenue par l’élastique de qon cache-oeil. Il déambule le long de la petite scène du Supersonic Records, pas aussi mal fichue que dans mon souvenir. Derrière lui, des vidéos faites maison défilent, le show a été préparé en amont. Les paroles sont parfois affichées façon karaoké. La musique est en effet entièrement enregistrée. Les morceaux pas tous complets s’enchainent sans pause. Il faut dire que résumer quarante ans de carrière en un...
Je ne vais pas me la jouer fin connaisseur, car là-dessus ma découverte fut très tardive. Momus est un artiste que je connais depuis quelques années à peine alors qu’il a 40 ans de carrière et plusieurs dizaines de disques à son actif. Difficile de toute façon de tout connaître du bonhomme tellement l’oeuvre est multiple et dense. Je sais juste qu’il est écossais, qu’il a commencé entouré d’anciens musiciens du groupe Josef K, que Jarvis Cocker, fan de la première heure - on reconnait facilement l’influence - voulait qu’il produise l’album " Separations " de Pulp, que " The Poison Boyfriend " est un des disques préférés de Brett Anderson. Avec un tel pedigree, je ne comprends pas que j’ai pu aussi longtemps passé à côté. Momus, alias Nick Currie a aussi perdu l’usage d’un oeil, du fait d’une infection contractée liée à des lentilles de contact, ce qui le rend malgré lui, d’autant plus reconnaissable. Il habite maintenant à Paris, après avoir beaucoup voyagé. "...