J’aime bien ça. Partir à la découverte de nouveautés musicales en mode commando, me plonger dans l’inconnu : le top 100 des meilleurs disques du premier semestre 2026 version The Quietus , webzine anglais particulièrement pointu. 100 albums et beaucoup de découvertes potentielles parmi quelques références connues et aimées (My New Band Believe, Dry Cleaning, PVA, Kim Gordon, Hen Ogledd, etc) - il faut bien une accroche. Calacas, donc. Un groupe obscur écossais originaire de Glasgow. Leur style ? Ultra rebattu : mélange paradoxalement soigné de dream pop, slowcore et de shoegaze. Les inspirations ? Les années 90, forcément. Et puis, en creusant, je constate que leur chanteur se nomme Graham Kemp, ex leader de Urusei Yatsura. Quoi ? Une formation japonaise ? Que nenni. Bien sûr, le nom provient d’un dessin animé nippon. Ce dernier a été écrit à la fin des années 70, une fois n’est pas coutume, par une femme Rumiko Takahashi. La série sera adaptée en France sous le nom de " Lamu ...
Cette année, nous y sommes retournés. Le souvenir mémorable - la claque magistrale infligée par Gontard - de la première édition et le malheureux rendez-vous raté - les Woodentops - de la seconde l’an passé ne pouvaient pas rester sans suite. Il a fallu choisir entre les deux soirées : Black Box Recorder ou Momus ? Ayant déjà vu Luke Haines il y a deux ans, on a donc misé sur l’inimitable Nick Currie. Arrivés juste à l’heure, 20h20 pétantes, nous découvrons l’anglais, en sarouel, tongues japonaises, perruque blonde posée (volontairement ?) de travers et retenue par l’élastique de son cache-oeil. Il déambule le long de la petite scène du Supersonic Records, pas aussi mal fichue que dans mon souvenir. Derrière lui, des vidéos faites maison défilent, le show a été préparé en amont. Les paroles sont parfois affichées façon karaoké. La musique est en effet entièrement enregistrée. Les morceaux pas tous complets s’enchainent sans pause. Il faut dire que résumer quarante ans de carrière en un...