Dis donc, ça faisait longtemps que je ne vous avais parlé de cette formidable collection de petits livres sur le rock et sur ses disques cultes. Ça s’appelle Discogonie et il y a déjà eu plusieurs dizaines de bouquins sortis sur des albums allant de Melody Nelson à Rage Agains The Machine en passant par The Queen is Dead ou Pornography. Ces livres, compléments idéaux des disques, retracent le contexte qui a vu la naissance de l’oeuvre musicale, décrivent ensuite chacune des chansons, tant d’un point historique, sonore ou textuel pour finir par parler de la réception et la postérité de l’album. Ils ont aussi l’avantage de pouvoir être lus le temps de l’écoute ou presque. J’ai donc récemment complété un peu plus ma collection - de nouveaux qui s’annoncent passionnants sortiront d’ici la fin d’année " Blackstar " de Bowie, " Homogenic " de Björk ou " Forever Changes " de Love. Je me suis dit que je pouvais rassembler dans une même chronique " The Idiot...
Ezéchiel Pailhès est de ces artistes au style immediatement reconnaisable. Qu’il reprenne à son compte de la poésie du XIXeme siècle ou de la musique brésilienne comme sur ce magnifique " Sol ", cette voix et ces arrangements électro enrobants n’appartiennent qu’à lui. Dire qu’il n’est pas reconnu à sa juste valeur est pourtant un doux euphémisme. " Sol " est peut-être ce qu’il a fait de mieux. Ce disque est une accumulation ininterrompue de chansons aux grooves légers et aux mélodies irrésistibles. Après PICOT, voilà un autre album qui anticipe brillamment l’été. Il faut dire qu’en reprenant des titres brésiliens, c’est plus facile de viser juste en termes de soleil et de lumière. Mais le francilien Pailhès a réussi à se réappropier une fois de plus ses innombrables et hétéroclites influences de manière incroyablement naturelle. Si ses précédents albums étaient empreints d’une profonde mélancolie à la fois dans les textes et la musique, les rythmiques toujours u...