Je ne vais pas me la jouer fin connaisseur, car là-dessus ma découverte fut très tardive. Momus est un artiste que je connais depuis quelques années à peine alors qu’il a 40 ans de carrière et plusieurs dizaines de disques à son actif. Difficile de toute façon de tout connaître du bonhomme tellement l’oeuvre est multiple et dense. Je sais juste qu’il est écossais, qu’il a commencé entouré d’anciens musiciens du groupe Josef K, que Jarvis Cocker, fan de la première heure - on reconnait facilement l’influence - voulait qu’il produise l’album " Separations " de Pulp, que " The Poison Boyfriend " est un des disques préférés de Brett Anderson. Avec un tel pedigree, je ne comprends pas que j’ai pu aussi longtemps passé à côté. Momus, alias Nick Currie a aussi perdu l’usage d’un oeil, du fait d’une infection contractée liée à des lentilles de contact, ce qui le rend malgré lui, d’autant plus reconnaissable. Il habite maintenant à Paris, après avoir beaucoup voyagé. "...
Dis donc, j’étais complètement passé à côté de cette formation qui existe pourtant depuis 1994. Immersion est en fait un duo, et quel duo : le couple à la scène comme à la ville formé par Malka Spigel, ancienne membre du groupe culte de post-punk israélien Minimal Compact et Colin Newman, ancien leader de Wire, responsable d’au moins deux disques solo qui comptent : " A-Z " dans la lignée de son précédent groupe (en mieux ?), et le bien nommé " Commercial Suicide " qui invente la pop dark, new-wave et classieuse. Newman, c’est aussi le producteur du premier Virgin Prunes ou du " Matrice " de Bashung. Bref, du beau linge, comme on dit dans le milieu. Mais voilà, le post-punk n’a plus la côte dans les années 90 et c’est sans doute pour cela qu’on les perd de vue. " What is lost will return " pourrait donc parler du revival post-punk qui dure depuis, depuis au moins le premier Interpol en 2002. Mais voilà, j’ai mis du temps à réagir, car si leur mus...