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Articles

Nirosta Steel - My Skyscraper

Derrière le pseudo Nirosta Steel, se cache un homme fait en acier inoxydable, Steven Hall, écossais de naissance mais américain d’adoption. Il a fait ses armes dans le New-York interlope et queer du début des années 80, ayant pour voisin Alen Ginsberg ou Arthur Russell. La relation artistique avec ce dernier durera d’ailleurs 12 ans de 1980 à 1992, année de la disparition prématurée de Russell, victime du SIDA. "My Skyscraper" ressemble à l’album d’une vie, loin des sentiers balisés, plus de quarante ans d’expérimentations tout azimut mais qui n’en demeurent pas moins passionnantes. C’est donc une nouveauté sans en être vraiment une. "English Party", premier morceau avait été initialement écrit pour Madonna au début des années 80. On entend sur plusieurs titres la voix de Russell. Les chansons apparaissent souvent encore non entièrement abouties. Comme la vie, la musique de Nirosta Steel est constamment en mouvement. On imagine que c’est le genre de personne qui a d...
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Opus Kink - The Sweet Goodbye

  Il est des groupes qu’on rencontre fortuitement. Celui-là en fait partie. Nous étions la semaine passée en vacances dans le sud de l’Angleterre, notamment du côté de Brighton. Comme à chaque fois que je voyage je regarde si pendant mon périple il n’y aurait pas des concerts intéressants. Début août, je n’y crois pas trop. Un festival peut être ? Mais ils sont souvent tous complets depuis belle lurette dans la perfide albion. J’avais repéré avec déception celui programmant Nick Cave à Brighton , sa ville d’adoption. C’était le 31 juillet et quelques jours seulement avant notre venue sur ces mêmes lieux. Surtout que l’Australien, hôte de la soirée avait eu la bonne idée d’inviter les toujours merveilleux Flaming Lips, Cate Le Bon ou The English Teacher. Bref, ça sentait la soirée d’exception. Déception accentuée par le fait qu’il restait encore des places presque jusqu’au dernier moment, que le sieur Nick Cave improvisa à la façon Beatles un set surprise et gratuit sur le toit de R...

Panda Bear & Sonic Boom - A ? of When

L’été est déjà bien présent dans les têtes et dans les corps : l’heure habituelle pour mettre quelque peu en repos ce blog. Ce deuxième disque du duo formé par Panda Bear, toujours membre d’Animal Collective et Sonic Boom, ancien membre de Spacemen 3 et Spectrum, ressemble fortement à l’album idéal pour profiter pleinement du soleil rayonnant et de la chaleur qu’on voudrait plus supportable et moins étouffante. Car ce " A ? of When " n’est que légèreté, encore plus que le précédent " Reset ". Les deux premiers titres annonciateurs, le formidable morceau éponyme et le non moins sémillant " Graveyard " étaient quelque peu des leurres, les chansons les plus immédiatement accrocheuses et dansantes. Pour le reste, Panda Bear semble plus aux manettes que jamais, sa vénération pour Brian Wilson, est ici d’une évidence implacable. Tout nous fait penser à la musique du célèbre metteur en son de " Pet Sounds ". " Pray To You " ou ...

Fête de la musique - Trotski Nautique - Hazy - Paris, le 21 juin 2026

La fête de la musique, ce n’est pas vraiment mon moment préféré de l’année, loin de là. J’ai bien souvent été déçu, ayant le sentiment de ne pas être au bon endroit, au bon moment. Cette fois-ci, je n’ai pas eu l’envie d’improviser, par expérience, c'est rarement un pari gagnant. J’avais repéré une soirée organisée par les graphistes de " Arrache-toi un oeil " et le bar à bières Hazy , dans le 20ème. Parmi les groupes aux styles qui pouvaient nous plaire, il y avait surtout Trotski Nautique , dont j’ai déjà parlé à travers un livre d’un de ses deux membres, David Snug . Le concert a du mal à démarrer à cause de problèmes techniques. Sur le trottoir d’en face, un gars fait tourner la musique à fond sur un sound system, une des principales sources de nuisance de cette manifestation, participant au sentiment récurrent de "défaite de la musique". Ça ne  s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Heureusement, la rue Sorbier est sous les arbres et c’est important d’ê...

Collection Discogonie "The Idiot" de Iggy Pop et "Closer" de Joy Division

Dis donc, ça faisait longtemps que je ne vous avais parlé de cette formidable collection de petits livres sur le rock et sur ses disques cultes. Ça s’appelle Discogonie et il y a déjà eu plusieurs dizaines de bouquins sortis sur des albums allant de Melody Nelson à Rage Agains The Machine en passant par The Queen is Dead ou Pornography. Ces livres, compléments idéaux des disques, retracent le contexte qui a vu la naissance de l’oeuvre musicale, décrivent ensuite chacune des chansons, tant d’un point historique, sonore ou textuel pour finir par parler de la réception et la postérité de l’album. Ils ont aussi l’avantage de pouvoir être lus le temps de l’écoute ou presque. J’ai donc récemment complété un peu plus ma collection - de nouveaux qui s’annoncent passionnants sortiront d’ici la fin d’année " Blackstar " de Bowie, " Homogenic " de Björk ou " Forever Changes " de Love. Je me suis dit que je pouvais rassembler dans une même chronique " The Idiot...

Ezéchiel Pailhès - Sol

Ezéchiel Pailhès est de ces artistes au style immediatement reconnaissable. Qu’il reprenne à son compte de la poésie du XIXeme siècle ou de la musique brésilienne comme sur ce magnifique " Sol ", cette voix et ces arrangements électro enrobants n’appartiennent qu’à lui. Dire qu’il n’est pas reconnu à sa juste valeur est pourtant un doux euphémisme. " Sol " est peut-être ce qu’il a fait de mieux. Ce disque est une accumulation ininterrompue de chansons aux grooves légers et aux mélodies irrésistibles. Après PICOT, voilà un autre album qui anticipe brillamment l’été. Il faut dire qu’en reprenant des titres brésiliens, c’est plus facile de viser juste en termes de soleil et de lumière.  Mais le francilien Pailhès a réussi à se réappropier une fois de plus ses innombrables et hétéroclites influences de manière incroyablement naturelle. Si ses précédents albums étaient empreints d’une profonde mélancolie à la fois dans les textes et la musique, les rythmiques toujours ...

PICOT (+ Jean Felzine) - Le Popup du Label, Paris - le 12 juin 2026

C’est la première fois que nous allions à un concert dans la petite salle du Popup du label. Pourtant, c’est sans doute la salle de concert la plus proche de chez nous. La soirée était organisée par le label Vietnam, avec deux artistes français. Le premier et plus expérimenté est Jean Felzine, chanteur du groupe Mustang qui officie depuis une vingtaine d’années. Il est seulement accompagné d’un autre guitariste, Hedi Bensalem, pour présenter son nouvel album, son premier depuis la fin de son groupe. "Cinéma Permanent" sortira le 9 septembre prochain. Les titres courts sont exécutés avec une belle maitrise, tant dans la voix que l’instrumentation sobre mais efficace. Restent ces paroles bien écrites mais souvent crues avec des thèmes parfois malaisants (" Dirty Walk "). Le set se termine par " Un homme peut-être " dont le sujet est la maladie de son père, alors en fin de vie, incapable d’uriner seul - et pas du tout l’inceste, comme je le pensai...