C’est la première fois que nous allions à un concert dans la petite salle du Popup du label. Pourtant, c’est sans doute la salle de concert la plus proche de chez nous. La soirée était organisée par le label Vietnam, avec deux artistes français. Le premier et plus expérimenté est Jean Felzine, chanteur du groupe Mustang qui officie depuis une vingtaine d’années. Il est seulement accompagné d’un autre guitariste, Hedi Bensalem, pour présenter son nouvel album, son premier depuis la fin de son groupe. "Cinéma Permanent" sortira le 9 septembre prochain. Les titres courts sont exécutés avec une belle maitrise, tant dans la voix que l’instrumentation sobre mais efficace. Restent ces paroles bien écrites mais souvent crues avec des thèmes parfois malaisants (" Dirty Walk "). Le set se termine par " Un homme peut-être " dont le sujet est l’inceste. Felzine avoue qu’il aurait soit disant préféré appeler cetre chanson " La bite à papa ". C’est...
Il arrive parfois (souvent ?) que je néglige un disque au moment de sa sortie, faute d’une écoute suffisament attentive. Le premier album de Tyler Ballgame est de ceux-là. Il faut dire que cette musique ne se prête pas à une éclosion au mois de janvier, en plein coeur de l’hiver. Elle est plutôt parée pour l’été. Elle est légère, aérienne, enjouée, mélodieuse. Elle respire l’amour. Elle a besoin d’espace. Ce jeune chanteur américain à la voix d’ange est accompagnée par la fine fleur de la pop indépendante américaine avec Jonathan Rado (guitariste de Foxygen et producteur pour Weyes Blood, The Lemon Twigs ou Father John Misty) et Ryan Pollie (Los Angeles Police Department). Ce beau monde est fortement inspiré par le rock de la fin des années 60 et du début des années 70. On y entend un certain classicisme derrière toutes ces sonorités. On y entend même ici l’influence d’un certain Jobriath, une des idoles de Morrissey, sorte de Ziggy Stardust américain un peu boursouflé mais à la toucha...