Accéder au contenu principal

Articles

ER Jurken - To Be Continued

Celui-là, je l'ai découvert complètement par hasard, dans un magasin de fringues. J'entends une musique que j'aime bien, je sors Shazam et je tombe sur ce nom improbable : ER Jurken. C'était au moment de la sortie de son premier album " I Stand Corrected " en 2021. Depuis, pas de nouvelles du monsieur. Il faut dire que la sortie était déjà plus que confidentielle et c'était étonnant d'entendre sa musique dans une grande enseigne. Voici donc " To Be Continued ", le second disque de ER Jurken. L'engouement est toujours aussi mesuré. Vous ne trouverez pas beaucoup de sites chroniquant cet album. Et oui, pour une fois, je me démarque et j'en suis pas peu fier. Car au-delà du snobisme de ne pas faire comme tout le monde, j'avoue que c'est une fois de plus un bien beau disque. Cela ne révolutionne rien, ce sont juste de belles mélodies pop divinement chantées. On y entend un peu des Beatles, de Neil Young, de Sufjan Stevens, des Bea...
Articles récents

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...

PVA - No More Like This

" No More Like This " nous dit ce corps de femme marquée sur la pochette du second album du trio londonien PVA. Le groupe continue de choisir des titres de chansons très courts souvent constitués d’un seul mot. Pour accentuer le caractère énigmatique de cette musique. Si " Blush ", à l’image de son excellent single " Unthered " était plus axé pour la piste de danse, ce disque se fait plus intime. " No More Like This " est aussi un album qui s’écoute plus facilement à la maison, ou à l’extérieur, au casque. Le précédent avait tendance à fatiguer sur la longueur, le cerveau martelé par les grosses basses synthétiques. La musique de PVA se développe, s'enrichit et se rapproche de celle de groupes américains comme Water From Your Eyes ou Fukcers dont j’attends avec impatience le premier long format - il est prévu pour fin mars.  Pour faire court, on appelle ça de l’électropop car rentrer dans le détail des multiples influences prendrait trop de t...

Xiu Xiu - Xiu Mutha Fuckin' Xiu Vol.1

Voilà un groupe définitivement à part. Xiu Xiu est coutumier de l’excellence, de l’expérimentation, du trash, du morbide, du bien glauque aussi. Ils seront bientôt en tournée pour reprendre la bande originale du film sans doute le plus barré de David Lynch, " Eraserhead ". En attendant, ils viennent de sortir un album de reprises. On y retrouve entre autres, des titres de Talking Heads, Soft Cell, This Heat ou Daniel Johnston. La palette est large, les styles variés mais quand ils sont passés à la moulinette Xiu Xiu, ça y parait beaucoup moins. Le duo n’a pas son pareil pour s’appropier une chanson, en en faisant quelque chose que lui seul peut réaliser. Ça gratte, ça piquote, ça sussure, ça crie, ça éructe, ça caresse. C’est tout sauf fade. Parfois, je suis hermétique à ce trop plein d’émotions, de violences sonores et visuelles avec leurs clips régulièrement malsains. Mais pas dans le cas de cette compilation de reprises - il n'y a pas de clips - intitulée " Xiu Mu...

Sleaford Mods - The Demise of Planet X

Voilà les deux branleurs de Nottingham de retour avec " The Demise of Planet X ". Les invités sont plus improbables que jamais, rien que le premier morceau, " The Good Life " voit la réunion du duo avec les excellents amis de The Big Special et de l’actrice Gwendoline Christie, bien connue des amateurs de Game of Thrones pour y avoir joué le rôle de Brienne de Torth. Sur " Elitest G.O.A.T. ", on entend la douce voix d’Aldous Harding. Sur " No Touch ", celle de Sue Thompkins, chanteuse de Life Without Buildings, groupe écossais responsable d’un unique album sorti en 2001 et qui a acquis depuis une jolie renommée  - pour ceux qui ne connaissent pas, écoutez donc ça pour vous en persuader - dans le milieu du rock indépendant, comme des précurseurs de Dry Cleaning ou une version féminine de The Fall. On se prend d’ailleurs à penser à ce qu’aurait pu donner la rencontre de Mark E. Smith avec Jason Williamson, le chanteur des Sleaford Mods.  Liam Bail...

Sault - Chapter 1

Nouvelle année à peine commencée que voilà déjà un nouveau disque surprise de Sault. Surprise, car le groupe est coutumier du fait, diffusant à chaque nouvelle parution l’information à ses habitués via mail et mise en ligne sur Bandcamp. Sault, c’est le joujou du couple formé par le producteur Inflo et la chanteuse Cleo Sol. Celui avec lequel ils jouent tels des enfants en cours de recréation, essayant des nouvelles possibilités, en toute décontraction, entourés des copains. Et quel beau jouet une fois de plus ! Même si on pourra leur retrouver de commencer à tourner en rond. Car on retrouve avec ce nouveau chapitre - " Chapter I ", cela signifie donc qu’il y en aura normalement d’autres - cette soul moderne et classieuse inspirée de celle des grands maitres du genre des années 70, Stevie Wonder ou Marvin Gaye pour ne citer qu’eux. La basse mène souvent les morceaux, souple et enveloppante, les cordes sont tantôt discrètes tantôt majestueuses. La voix n’est qu’un instrument p...

Dry Cleaning - Secret Love

On commence fort l'année 2026 avec le nouvel album de Dry Cleaning, produit par l'indispensable Cate Le Bon. Un peu, à l'image, du " Phonetics On And On " de Horsegirl, sorti à peu près au même moment l'an passé, ce disque pourrait d'emblée marquer ce nouveau millésime de son empreinte. On reconnait rapidement le style du groupe avec ce sempiternel chanté-parlé de la très pince-sans-rire Florence Shaw. On a d'ailleurs l'impression que c'est justement cette façon jusqu'au boutiste de ne pas chanter qui définit avant tout Dry Cleaning, plus que leur musique, quelqu'elle puisse être. Car la nouveauté de " Secret Love " réside dans l'instrumentation, un poil plus aérée, plus variée. On retrouve aussi le groupe qui nous avait séduit sur " New Long Leg " après un " Stumpwork " mollasson et ennuyeux. Chacun des nouveaux morceaux ont leurs clips ou presque, dans lequel on voit entre autres les membres du groupe...