Je me rends compte que je ne parle pas assez de ce chanteur, Luke Temple, ancien leader de Here We Go Magic. Depuis la fin (définitive?) de son groupe, j'avoue que j'ai quelque peu décroché sur sa carrière solo commencée il y a pourtant plus de vingt ans. Surtout qu'à l'écoute de cet excellent " Hungry Animal ", son huitième (!), je dois dire que je retrouve immédiatement le style de Here We Go Magic : cette propension à mettre en avant et soigner la rythmique, cette douce voix, ces mélodies limpides et enveloppantes. Comme des Talking Heads - inspiration revendiquée - en version chill, au groove souple. La qualité principale de Luke Temple, c'est ce talent naturel pour tricoter de jolis canevas sonores pour ses chansons. On garde le fil tout le long de ce nouveau disque, qui s'écoule facilement, bien agréable à l'oreille, même s'il perd progressivement en énergie. Pour nous amener vers le repos et la volupté. En tout cas, voilà encore un albu...
Attention, voici un disque différent, étonnant. Déjà, le titre " Everyone Good is Called Molly ". Comme Molly Malone, poissonnière célébrée dans la chanson du même nom, hymne officieux de Dublin et repris par quantités d’artistes : The Dubliners , U2 ou Sinead O'Connor et même chez nous Renaud ou Hugues Aufray . Ça tombe bien puisque Nashpaints ou plutôt Finn Carraher McDonald - puisque c’est essentiellement cet homme qui se trouve derrière ce pseudo - est originaire de la même ville. Ensuite, il y a cette pochette floue d’une femme qui se maquille devant son miroir - Molly sans doute. La photo est dupliquée avec deux lumières différentes, les deux images se faisant face, comme dans un vrai miroir. Laquelle ment ? Laquelle dit la vérité ? Enfin, il y a cette musique tout aussi éthérée, brumeuse qui rapelle celle de My Bloody Valentine, autre groupe dublinois mais aussi plus récemment la pop lofi de Cindy Lee et de son brillant " Diamond Jubilee ". Il y a auss...