"No More Like This" nous dit ce corps de femme marquée sur la pochette du second album du trio londonien PVA. Le groupe continue de choisir des titres de chansons très courts souvent constitués d’un seul mot. Pour accentuer le caractère énigmatique de cette musique. Si "Blush", à l’image de son excellent single "Unthered" était plus axé pour la piste de danse, ce disque se fait plus intime. "No More Like This" est aussi un album qui s’écoute plus facilement à la maison, ou à l’extérieur, au casque. Le précédent avait tendance à fatiguer sur la longueur, le cerveau martelé par les grosses basses synthétiques. La musique de PVA se développe, s'enrichit et se rapproche de celle de groupes américains comme Water From Your Eyes ou Fukcers dont j’attends avec impatience le premier long format - il est prévu pour fin mars.
Pour faire court, on appelle ça de l’électropop car rentrer dans le détail des multiples influences prendrait trop de temps. Ces formations prônent aussi un certain féminisme. L’homme est en retrait, c’est la femme qui "leade", qui s’assume, au centre de l’attention, mais pas comme un vulgaire objet de séduction pour le mâle alpha, plutôt du genre queer ou totalement asexuée. Le message est clair : "plus jamais comme ça". Pour la musique, on mettra plus de temps à faire le tour de ces curieux et intrigants objets sonores et c’est tant mieux.


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