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Articles

Affichage des articles du 2026

My New Band Believe - My New Band Believe

Black Midi est mort, vive Black Midi. Le groupe d’intellos anglais, pourfendeurs d’un rock ultra exigeant mais souvent indigeste n’est plus depuis le suicide de leur guitariste Matt Kwasniewski-Kelvin en début d’année, à l’âge de seulement 26 ans. Leur chanteur, Geordie Greep avait déjà lancé les hostilités solo avec " The New Sound " paru en 2024, pour un résultat toujours aussi clivant et original. C’est maintenant au tour du bassiste Cameron Picton de se lancer dans le grand bain, caché derrière l’étrange pseudo My New Band Believe. Et cette fois-ci, pas besoin de préparation spécifique pour s’avaler d’une traite ce premier disque éponyme. C’est un disque accoustique, aux subtils arrangements de cordes, aux mélodies un peu fuyantes, jamais immédiates mais c’est ce qui en fait son principal intérêt. Même après la fin de leur aventure commune, les Black Midi n’ont pas fini de faire parler d’eux.  Derrière une musique aussi touffue, se cachaient forcément des jeunes gens aux ...

Jay-Jay Johanson, Whiskey 30th Anniversary show - La Maroquinerie, Paris - le 8 avril 2026

C’est une mode pour les artistes à la carrière déjà bien avancée de programmer des tournées dans lesquelles ils jouent en intégralité un de leurs albums les plus emblématiques. Pour le grand échalas suédois de Jay-Jay Johanson, c’était son premier, le délicieux " Whiskey " dont le chanteur s'abreuvera lui-même entre deux verres d’eau pendant le concert. C’était il y a une trente ans, une éternité. Forcément, le public, plutôt féminin, a l’âge qui va avec. Il fait chaud à la Maroquinerie, ce qui n’empêche nos voisins de venir se placer devant nous, se glissant en rangs serrés pour mieux voir la scène. Quand c’est ensuite une barraque de plus de deux mètres de haut et presqu’autant de large, je laisse volontiers ma place. On sent bien que lui, est ici, à cause de sa copine. On le sentirait plus à l’aise dans un concert de metal avec sa coiffure rasée et ses cheveux coupés en triangle à l’arrière. Mais il me faut plus de dérangement pour ne pas me laisser à la nostalgie à l’...

Angine de Poitrine - Vol. II

C’est le buzz du moment. Deux canadiens aux accoutrements aussi improbables que leur nom de scène. Angine de Poitrine est composé du duo KHN de Poitrine et Klek de Poitrine. Ils viennent de sortir leur second disque qui est quasi instrumental hormis quelques rares borborygmes et une langue qu'ils ont eux-mêmes inventés - regardez pour cela leur interview sur une chaîne canadienne ci-dessous. Leurs vidéos sont devenues en quelques semaines complètement virales ce qui fait que leur concert à l’Elysée Montmartre s’est rempli en seulement quelques heures. Leur style musical est assez inclassable, on parle de math rock, d'influences proches de ce que peut faire les frappadingues australiens de King Gizzard and The Lizard Wizard, par exemple. Depuis qu'ils sont passés aux Transmusicales - non, ce n'est pas un festival focalisé sur les musiciens transgenres, n'en déplaise à un certain député RN - en décembre dernier, les canadiens ne cessent de faire parler d'eux. Déci...

Memorials - All Clouds Bring Not Rain

Ça commence par une musique lancinante, lynchienne à souhait, qui n’aurait pas fait tâche sur la bande originale de Twin Peaks, puis le rythme s’accélère rapidement et le son prend une ampleur et une dynamique proprement jubilatoires, se rapprochant cette fois-ci du krautrock. Voilà " Life Could Be A Cloud ", premier morceau de " All Clouds Bring Not Rain ". Le duo Memorials est déjà de retour, une fois de plus pour le meilleur. Après la sortie du nouvel album de The Notwist, le reste des nouveautés musicales me paraissaient soudain fades et anecdoctiques. C’est pourquoi je n’ai rien écrit pendant plusieurs jours. Verity Susman et Matthew Simms ont réussi de nouveau l’exploit de mélanger quantités d’influences diverses, en plus de celles déjà citées plus haut, on pourrait rajouter Stereolab - figure incontournable de la pop qui mélange admirablement le post-punk et l’électro -, Electrelane évidemment, la scène anglaise de Canterbury (Robert Wyatt, Kevin Ayers, Carav...

The Notwist - News From Planet Zombie

Voilà, on y est : première importante pierre musicale posée en 2026. Le nouvel album des allemands de The Notwist. Le dernier en date " Vertigo Days " en 2021 était tout simplement mon disque préféré de l'année . Là, dès l'écoute du génial et percutant "X-Ray", première salve de ce " News From Planet Zombie " disponible en ligne, je me suis dit qu'on tenait encore une grande oeuvre. L'écoute complète de l'album m'a confirmé cette première impression. C'est même peut-être leur disque le plus immédiat, le plus accrocheur, le plus rythmé, le plus mélodique, etc. D'aucuns pouvaient jusqu'à présent regretter dans la musique de Notwist une certaine langueur, une atonie qui faisait qu'on finissait parfois par s'y ennuyer. " News From Planet Zombie " contient suffisament de variétés, de changement de ton et de rythme pour nous garder constamment en alerte. Ce qui promet déjà les plus hautes places pour mon bila...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

Geese + Westside Cowboy - La Cigale, Paris, le 7 mars 2026

La musique à papa s’inscrit un peu en mode vacances en ce moment. Mais je n’ai pas pour autant fait l’impasse sur le concert - ou plutôt les concerts puisqu’au regard du remplissage rapide une date et un lieu supplémentaire ont dû être rajoutés - des bobos New-Yorkais de Geese, annoncés presque partout comme l’avenir du rock. En première partie, on eût droit aux mancuniens de Westside Cowboy. On est arrivés un peu tard, loupant quelques minutes et pour une fois, je dois dire que j’ai regretté. Ça fait belle lurette que je n’avais pas vu et entendu une telle première partie, les 4 jeunes anglais dégagent une énergie et une maîtrise bluffantes. Une partie du public a l’air d’être venus aussi pour eux, à moins que ça soit simplement parce qu’en l’espace de quelques minutes, ils ont réussi l’exploit d’embarquer l’audience parisienne souvent réputée comme blasée. C’est évident que ce groupe va faire parler de lui, on n’assiste pas à une telle révélation tous les jours. Lors du dernier morce...

Gorillaz - The Mountain

Petite pause sur ce blog pour cause de vacances et retour avec, pour moi, l’un des disques les plus attendus de l’année. En effet, j’ai pris mes billets pour les aller voir pour la première fois lors du festival We Love Green qui aura lieu en juin prochain, tout près de chez moi. " The Mountain " est le neuvième album de Gorillaz, le meilleur depuis " Plastic Bleach ", ou au moins depuis " Song Machine ". Là où la plupart de leurs disques, à force de partir dans tous les sens, mariant quantités d’influences disparates, avaient souvent tendance à tourner en rond, celui-ci se montre nettement plus homogène avec une tonalité indienne prédominante et des thèmes recentrés autour de la mort. Il faut dire que la paire Jamie Hewett - l’homme derrière l’aspect graphique - et Damon Albarn - l’homme derrière la musique - ont tous deux perdus leur père récemment. Ils ont aussi tous deux été subjugués par un voyage en Inde. Le premier morceau éponyme purement instrumen...

Hen Ogledd - Discombobulated

Ils m’avaient enthousiasmés en 2020 avec le très copieux et complètement barré " Free Humans ". L’album s’était placé à la troisième place de mes disques de l’année , derrière les non moins frappadingues Dan Deacon ou The Avalanches. Et oui, en 2020, pour moi, la folie et l'énergie étaient de mise. En 2026, il faudra encore plus pour supporter une actualité pour le moins révoltante. Heureusement pour moi, les Abba (et oui, deux hommes, deux femmes aux tenues chamarrées) du prog folk sont de retour et ils sont toujours aussi givrés et imprévisibles. " Discombobulated " (déconcertés), c’est le groupe de Richard Dawson face au monde de post vérité (le superbe " Death in a post-truth world ") qui l’entoure.  " Discombobulated " c’est nous par rapport à leur musique, qui mélange des influences tellement variées qu’elles paraissent complètement noyées dans le maelstrom sonore. Hen Ogledd a inventé un style qui n’appartient qu’à eux. Ce nouvel album...

Luke Temple - Hungry Animal

Je me rends compte que je ne parle pas assez de ce chanteur, Luke Temple, ancien leader de Here We Go Magic. Depuis la fin (définitive?) de son groupe, j'avoue que j'ai quelque peu décroché sur sa carrière solo commencée il y a pourtant plus de vingt ans. Surtout qu'à l'écoute de cet excellent " Hungry Animal ", son huitième (!), je dois dire que je retrouve immédiatement le style de Here We Go Magic : cette propension à mettre en avant et soigner la rythmique, cette douce voix, ces mélodies limpides et enveloppantes. Comme des Talking Heads - inspiration revendiquée - en version chill, au groove souple. La qualité principale de Luke Temple, c'est ce talent naturel pour tricoter de jolis canevas sonores pour ses chansons. On garde le fil tout le long de ce nouveau disque, qui s'écoule facilement, bien agréable à l'oreille, même s'il perd progressivement en énergie. Pour nous amener vers le repos et la volupté.  En tout cas, voilà encore un albu...

Nashpaints - Everyone Good is Called Molly

Attention, voici un disque différent, étonnant. Déjà, le titre " Everyone Good is Called Molly ". Comme Molly Malone, poissonnière célébrée dans la chanson du même nom, hymne officieux de Dublin et repris par quantités d’artistes : The Dubliners , U2 ou Sinead O'Connor et même chez nous Renaud ou Hugues Aufray . Ça tombe bien puisque Nashpaints ou plutôt Finn Carraher McDonald - puisque c’est essentiellement cet homme qui se trouve derrière ce pseudo - est originaire de la même ville. Ensuite, il y a cette pochette floue d’une femme qui se maquille devant son miroir - Molly sans doute. La photo est dupliquée avec deux lumières différentes, les deux images se faisant face, comme dans un vrai miroir. Laquelle ment ? Laquelle dit la vérité ? Enfin, il y a cette musique tout aussi éthérée, brumeuse qui rapelle celle de My Bloody Valentine, autre groupe dublinois mais aussi plus récemment la pop lofi de Cindy Lee et de son brillant " Diamond Jubilee ". Il y a auss...

A.S. Fanning - Take Me Back To Nowhere

Apres ER Jurken, voici A.S. Fanning. Autre artiste dont le prénom de scène a été réduit en abréviation de deux lettres. Autre artiste que je suis depuis son précédent album et dont je suis l’un des rares à le faire. Si la voix de ER est douce et mélodique, celle de A.S. est grave et profonde, en mode crooner. On pense beaucoup à Matt Berninger, le chanteur de The National. La musique est par contre nettement plus synthétique. " Take Me Back To Nowhere " nous ordonne-t-il sur ce nouveau disque. J’espère que ce n’est pas à cause de son insuccès chronique : le pauvre n'a même pas une centaine de vues sur Youtube. Quelle époque peut infliger un tel affront à un tel artiste ? Jusqu'à quel niveau va-t-on pousser le curseur de l'injustice ? Pourtant, si " Mushroom Cloud " avait une pochette avec fond rouge vif, celui-ci présente un bleu intense.  Le bleu est souvent synonyme de gaieté, de bonheur, d'avenir radieux. Sauf que le titre même de l'album va à...

Ulrika Spacek - EXPO

On ne parle pas assez des anglais d’Ulrika Spacek. En quatre albums à leur actif, ils sont passés du brouillon de " Loveless " de My Bloody Valentine ou de cousins anglais de Deerhunter à l’audacieux pari de vouloir rivaliser avec le " Kid A " de Radiohead. Rien de nouveau sous le soleil, vous me direz. Ils ont juste voulu embrasser le meilleur du rock indépendant des années 90. Attendez, j’ai quand même écrit, le meilleur, ce n’est pas rien. Et en effet, cet " EXPO " est même un sacré truc. Un de ceux qui nous permette de patienter tranquilles, avant la sortie de la nouvelle production des géniaux allemands de The Notwist, autres experts du son, ingénieurs de la rythmique qui fait mouche, même après mille écoutes. Ceux qui n’apprécient pas le fameux quintet d’Oxford - oui, je parle bien de Radiohead dont on se demande toujours pourquoi ces derniers ont boycotté la France lors de leur dernière tournée européenne  - trouveront sans doute à redire, que cette...

Alber Jupiter + Structure Moderne + Total Resistance - L'Alimentation générale, Paris, le 4 février 2026

  Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler aujourd'hui de groupes que la plupart d'entre vous ne connaissent sûrement ni d'Eve ni d'Adam. Mercredi 4 février, nous sommes allés, maman et moi, à l'Alimentation Générale voir et écouter trois formations françaises aux styles variés mais dont l'essentiel des influences est quand même rattaché aux années 70 et 80. Pourquoi ? Parce qu'un collègue de maman jouait dans un des groupes. La première formation s'appelait  Total Resistance . Ils sont deux : l'un chante et joue de la basse, l'autre est derrière un synthé Korg et a l'air de bien s'éclater avec moults sons pré-enregistrés. Le style ? C'est marqué sur l'affiche ci-dessus : minimal wave et post punk ! Cela ressemble à du Taxi Girl - d'ailleurs, sur leur Bandcamp, on peut écouter une reprise de " Aussi belle qu'une balle " - mais chanté en anglais. Bref, ce n'est pas déplaisant, même si les morceaux s...

ER Jurken - To Be Continued

Celui-là, je l'ai découvert complètement par hasard, dans un magasin de fringues. J'entends une musique que j'aime bien, je sors Shazam et je tombe sur ce nom improbable : ER Jurken. C'était au moment de la sortie de son premier album " I Stand Corrected " en 2021. Depuis, pas de nouvelles du monsieur. Il faut dire que la sortie était déjà plus que confidentielle et c'était étonnant d'entendre sa musique dans une grande enseigne. Voici donc " To Be Continued ", le second disque de ER Jurken. L'engouement est toujours aussi mesuré. Vous ne trouverez pas beaucoup de sites chroniquant cet album. Et oui, pour une fois, je me démarque et j'en suis pas peu fier. Car au-delà du snobisme de ne pas faire comme tout le monde, j'avoue que c'est une fois de plus un bien beau disque. Cela ne révolutionne rien, ce sont juste de belles mélodies pop divinement chantées. On y entend un peu des Beatles, de Neil Young, de Sufjan Stevens, des Bea...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...

PVA - No More Like This

" No More Like This " nous dit ce corps de femme marquée sur la pochette du second album du trio londonien PVA. Le groupe continue de choisir des titres de chansons très courts souvent constitués d’un seul mot. Pour accentuer le caractère énigmatique de cette musique. Si " Blush ", à l’image de son excellent single " Unthered " était plus axé pour la piste de danse, ce disque se fait plus intime. " No More Like This " est aussi un album qui s’écoute plus facilement à la maison, ou à l’extérieur, au casque. Le précédent avait tendance à fatiguer sur la longueur, le cerveau martelé par les grosses basses synthétiques. La musique de PVA se développe, s'enrichit et se rapproche de celle de groupes américains comme Water From Your Eyes ou Fukcers dont j’attends avec impatience le premier long format - il est prévu pour fin mars.  Pour faire court, on appelle ça de l’électropop car rentrer dans le détail des multiples influences prendrait trop de t...

Xiu Xiu - Xiu Mutha Fuckin' Xiu Vol.1

Voilà un groupe définitivement à part. Xiu Xiu est coutumier de l’excellence, de l’expérimentation, du trash, du morbide, du bien glauque aussi. Ils seront bientôt en tournée pour reprendre la bande originale du film sans doute le plus barré de David Lynch, " Eraserhead ". En attendant, ils viennent de sortir un album de reprises. On y retrouve entre autres, des titres de Talking Heads, Soft Cell, This Heat ou Daniel Johnston. La palette est large, les styles variés mais quand ils sont passés à la moulinette Xiu Xiu, ça y parait beaucoup moins. Le duo n’a pas son pareil pour s’appropier une chanson, en en faisant quelque chose que lui seul peut réaliser. Ça gratte, ça piquote, ça sussure, ça crie, ça éructe, ça caresse. C’est tout sauf fade. Parfois, je suis hermétique à ce trop plein d’émotions, de violences sonores et visuelles avec leurs clips régulièrement malsains. Mais pas dans le cas de cette compilation de reprises - il n'y a pas de clips - intitulée " Xiu Mu...

Sleaford Mods - The Demise of Planet X

Voilà les deux branleurs de Nottingham de retour avec " The Demise of Planet X ". Les invités sont plus improbables que jamais, rien que le premier morceau, " The Good Life " voit la réunion du duo avec les excellents amis de The Big Special et de l’actrice Gwendoline Christie, bien connue des amateurs de Game of Thrones pour y avoir joué le rôle de Brienne de Torth. Sur " Elitest G.O.A.T. ", on entend la douce voix d’Aldous Harding. Sur " No Touch ", celle de Sue Thompkins, chanteuse de Life Without Buildings, groupe écossais responsable d’un unique album sorti en 2001 et qui a acquis depuis une jolie renommée  - pour ceux qui ne connaissent pas, écoutez donc ça pour vous en persuader - dans le milieu du rock indépendant, comme des précurseurs de Dry Cleaning ou une version féminine de The Fall. On se prend d’ailleurs à penser à ce qu’aurait pu donner la rencontre de Mark E. Smith avec Jason Williamson, le chanteur des Sleaford Mods.  Liam Bail...

Sault - Chapter 1

Nouvelle année à peine commencée que voilà déjà un nouveau disque surprise de Sault. Surprise, car le groupe est coutumier du fait, diffusant à chaque nouvelle parution l’information à ses habitués via mail et mise en ligne sur Bandcamp. Sault, c’est le joujou du couple formé par le producteur Inflo et la chanteuse Cleo Sol. Celui avec lequel ils jouent tels des enfants en cours de recréation, essayant des nouvelles possibilités, en toute décontraction, entourés des copains. Et quel beau jouet une fois de plus ! Même si on pourra leur retrouver de commencer à tourner en rond. Car on retrouve avec ce nouveau chapitre - " Chapter I ", cela signifie donc qu’il y en aura normalement d’autres - cette soul moderne et classieuse inspirée de celle des grands maitres du genre des années 70, Stevie Wonder ou Marvin Gaye pour ne citer qu’eux. La basse mène souvent les morceaux, souple et enveloppante, les cordes sont tantôt discrètes tantôt majestueuses. La voix n’est qu’un instrument p...

Dry Cleaning - Secret Love

On commence fort l'année 2026 avec le nouvel album de Dry Cleaning, produit par l'indispensable Cate Le Bon. Un peu, à l'image, du " Phonetics On And On " de Horsegirl, sorti à peu près au même moment l'an passé, ce disque pourrait d'emblée marquer ce nouveau millésime de son empreinte. On reconnait rapidement le style du groupe avec ce sempiternel chanté-parlé de la très pince-sans-rire Florence Shaw. On a d'ailleurs l'impression que c'est justement cette façon jusqu'au boutiste de ne pas chanter qui définit avant tout Dry Cleaning, plus que leur musique, quelqu'elle puisse être. Car la nouveauté de " Secret Love " réside dans l'instrumentation, un poil plus aérée, plus variée. On retrouve aussi le groupe qui nous avait séduit sur " New Long Leg " après un " Stumpwork " mollasson et ennuyeux. Chacun des nouveaux morceaux ont leurs clips ou presque, dans lequel on voit entre autres les membres du groupe...

Top albums 2025

Alors que d’aucuns se plaignent que c’était mieux avant, je trouve au contraire que 2025 est un sacré bon cru. C’est bien simple les quatre premiers disques de ce classement sont de ces albums dont je sais déjà qu’ils me suivront très longtemps. Des amis pour la vie, chacun a leur manière, très différente.   10- Stereolab - Instant Hologram On Metal Film Dans la série revival des années 90, ceux-ci sont indéniablement les plus méritants. Alors que les retours de Oasis et Pulp sentent quand même largement le renflouage, celui de Stereolab, nettement plus confidentiel - à l’image du groupe - semble au contraire complètement naturel. Comme si les années 90, c’était hier. " Instant Hologram On Metal Film " est à ce titre un des meilleurs albums de Stereolab, à l’image de tous les autres, ou presque. 9- Water From Your Eyes - It's a Beautiful Place Water From Your Eyes est un de ces rares groupes qui proposent un peu de nouveau dans le milieu du rock indépendant. Bien sûr, il ...