On ne parle pas assez des anglais d’Ulrika Spacek. En quatre albums à leur actif, ils sont passés du brouillon de "Loveless" de My Bloody Valentine ou de cousins anglais de Deerhunter à l’audacieux pari de vouloir rivaliser avec le "Kid A" de Radiohead. Rien de nouveau sous le soleil, vous me direz. Ils ont juste voulu embrasser le meilleur du rock indépendant des années 90. Attendez, j’ai quand même écrit, le meilleur, ce n’est pas rien. Et en effet, cet "EXPO" est même un sacré truc. Un de ceux qui nous permette de patienter tranquilles, avant la sortie de la nouvelle production des géniaux allemands de The Notwist, autres experts du son, ingénieurs de la rythmique qui fait mouche, même après mille écoutes. Ceux qui n’apprécient pas le fameux quintet d’Oxford - oui, je parle bien de Radiohead dont on se demande toujours pourquoi ces derniers ont boycotté la France lors de leur dernière tournée européenne - trouveront sans doute à redire, que cette musique est trop célébrale, pas assez directe et instinctive.
Ulrika Spacek est pourtant un des groupes rock les plus passionnants de l’époque, bonifiant à chaque album. Pour l’instant, ils n’ont pas encore de dates annoncées par chez nous. J’ai hâte de pouvoir les redécouvrir sur scène, après les avoir vus une première fois du temps de leur période shoegaze. Pour constater le très beau et tortueux chemin parcouru.


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