Accéder au contenu principal

Naima Bock - Below a Massive Dark Land

Voilà une (des nombreuses ?) artiste que j'ai malencontreusement négligé depuis ses débuts. Tout d'abord au travers de sa participation à Goat Girl le temps d'un premier album qui avait mis sur le devant de la scène ce groupe de jeunes londoniennes au rock débridé, rappelant le meilleur du genre, à mi-chemin entre une PJ Harvey et les Yeah Yeah Yeahs. J'avoue après coup que ce disque éponyme a un certain charme dans sa capacité à varier les ambiances, à balancer ses chansons tous azimut, dans un joyeux foutoir. Après ça, Naima Jelly renommée en Naima Bock a quitté le navire. Et son premier album solo fut une vraie surprise car à mille lieux de la musique de sa précédente formation. On naviguait alors dans des eaux beaucoup plus calmes et folk. "Below a Massive Dark Land" enfonce le clou. Et j'ai failli une fois de plus, passer à côté. "Gentle" commence de manière classique, comme une douce et agréable musique d'ambiance. Et puis, il y a l'apparition de ces cuivres qui viennent tout changer et rompre la quiétude. Le morceau suivant, "Kaley" est carrément entraînant avec cet entrelac de voix et d'instruments pour une fin en apothéose. 
On retombe quand même progressivement dans des titres folk de factures plus prévisibles, aux connotations presque médiévales avec la présence de harpe. Et puis, une fois de plus, sans crier gare, les mélodies s'emballent à la fin de "Takes One" ou "Age". Bref, il faut savoir passer outre ses à priori, pour apprécier pleinement cet album, loin d'être aussi convenu qu'une écoute distraite pourrait laisser croire. Il y a ici un raffinement redoutable.


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Luke Haines & Peter Buck - Going Down To The River... To Blow My Mind

" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Michel Houellebecq & Frédéric Lo - Souvenez-vous de l'homme

On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

"Starman : Quand Ziggy éclipsa Bowie" & "Nick Cave : Mercy on Me" de Reinhard Kleist

Deux chroniques pour le prix d'une ! Et des chroniques de bandes dessinées, une fois n'est pas coutume. Mais des bandes dessinées sur la musique et le rock en particulier. Noël est passé, mais il n'est jamais trop tard ou se faire plaisir ou offrir. Voici en tout cas deux bouquins que je recommande fortement pour qui aime l'univers et la musique de ces deux grands artistes : David Bowie et Nick Cave. Mais qui ne les aiment pas ? Reinhard Kleist, l'auteur de ces deux livres, est un dessinateur allemand qui, après avoir déjà réalisé une biographie de Johnny Cash enchaîne donc avec les deux chanteurs susnommés. Il n'a pas réalisé que ce type d'oeuvre, mais c'est quand même ce qui est en train de faire son succès. Il faut dire, comme je l'ai dit précédemment qu'elles sont particulièrement réussies. Si Bowie - paix à son âme - n'est plus en état de valider ou non cette énième biographie, Cave a déjà dit tout le bien qu'il pensait de la sienne ...