Accéder au contenu principal

Articles

The Strange Boys - Be Brave

Avec ces petits texans, dont "Be Brave" est déjà le deuxième album, le temps s'est indéniablement arrêté. On est encore au milieu des années 60. La jeunesse rebelle écoute les Stones, Bob Dylan, pas encore le Velvet, mais ça viendra. L'harmonica est plutôt bien vu, les voix nasillardes à la mode. Et puis, il y a cette attitude d'avoir l'air de s'en foutre malgré tout. Comme si le rock, ce bon vieux rock à papa, n'était pas si primordial. Comme si ce n'était qu'un élément parmi d'autres, un prétexte pour les filles, l'alcool, les drogues. Avec les Strange Boys, on croirait revenir quarante ans en arrière, avec même le son d'origine. On pourra donc aisément passer à côté de ce disque : trop anachronique, pas assez dans l'air du temps, déjà mille fois entendu et en mieux. Sauf qu'à l'écoute de la chanson éponyme, on pourrait justement se mettre à regretter de ne pas l'avoir vécue cette époque-là, ce temps béni où l...

Mes indispensables : The Libertines - Up The Bracket (2002)

Rappelez-vous, on était alors en 2002 et c'était soit-disant le retour du rock à guitares avec l'apparition de tout un tas de groupes en "The", en tête desquels figuraient les américains de The Strokes et The White Stripes ainsi que les anglais de The Libertines. Si les deux premiers existent toujours et continuent de connaître un succès certain, les derniers ont splitté depuis quelques temps déjà. En effet, les deux leaders des Libertines, après deux albums seulement ne s'entendaient plus : problème d'égos surdimensionnés ? abus de drogues ? Ils se sont donc logiquement séparés et ont formé chacun de leur côté un groupe : les Babyshambles pour Pete Doherty (il continue désormais carrément en solo), les Dirty Pretty Things pour Carl Barat. Sans jamais retrouver la spontanéité de ce premier essai, "Up The Bracket", véritable coup de maître. Produit par le Clash Mick Jones, ce disque est une gigantesque claque, peut-être encore plus que le "Is Thi...

Les premiers jours du printemps

                                                   Le printemps de Giuseppe Arcimboldo Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire, Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! Les peupliers, au bord des fleuves endormis, Se courbent mollement comme de grandes palmes ; L'oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ; Il semble que tout rit, et que les arbres verts Sont joyeux d'être ensemble et se disent des vers. Le jour naît couronné d'une aube fraîche et tendre ; Le soir est plein d'amour ; la nuit, on croit entendre, A travers l'ombre immense et sous le ciel béni, Quelque chose d'heureux chanter dans l'infini.        ...

Chapelier Fou - 613

Après deux EP et quelques concerts plutôt remarqués (notamment au Printemps de Bourges en 2008, il y sera d'ailleurs de nouveau cette année), voici "613", le premier album de Chapelier Fou, alias Louis Warynski de son vrai nom. Une fois n'est pas coutume, c'est donc d'un artiste français dont je vais vous parler aujourd'hui. Son univers assez particulier et presque entièrement instrumental est à situer quelque part entre un Yann Tiersen et une Emilie Simon (lorsque celle-ci ne se prenait pas encore pour Kate Bush), pas loin non plus d'un Owen Pallett, avec lequel il partage une certaine habileté dans le maniement du violon, mais sans l'organe vocal donc. Et pour une fois, c'est l'Est de la France qui fait parler de lui, puisque le monsieur en question est originaire de Lorraine. Le chapelier fou est, pour ceux qui ne le savent pas, un personnage d'Alice au pays des merveilles (il est joué par Johnny Depp himself dans le dernier film de ...

Concours : 3x2 places à gagner pour This Is The Hello Monster le 1er avril aux Trois Baudets

J'en avais parlé ici dans mes découvertes de la semaine. Maintenant, pour ceux qui ont apprécié (vous pouvez toujours vous refaire une idée en allant sur son MySpace ) je vous propose de gagner 2 places pour aller voir This Is The Hello Monster aux Trois Baudets, à Paris, le jeudi 1er avril prochain (non, ce n'est pas un poisson !) Comment ça marche ? Rien de plus simple : les trois premiers à m'envoyer leur nom, prénom par mail à l'adresse lamusiqueapapa@gmail.com décrochent les précieux sésames. Parmi les heureux gagnants, si certains ont l'envie et le courage d'écrire une petite bafouille sur ledit concert, n'hésitez pas à me le signaler, je la publierai ici même. Alors, à vos marques, prêts, partez ! (Pour plus d'infos sur le concert, c'est ici )

Mes indispensables : The Velvet Underground & Nico (1967)

Bonjour à tous ! Eh oui, les papas aussi ont du travail... Maman est donc de retour aujourd'hui pour vous parler d'un album pas tout jeune, puisqu'il date de 1967. Et pourtant, impossible de se faire à l'idée que ce disque a 43 ans. Il faut dire qu'en 67 le Velvet Underground n'était pas en retard sur son temps... On présente souvent les Beatles et les Rolling Stones comme les symboles de la jeunesse rebelle des 60's, sans doute parce qu'ils étaient parmi les premiers à faire du rock. Mais dans le registre "sex and drugs and rock'n'roll", ces derniers ne font décidément pas le poids face à la formation new-yorkaise, bébé d'Andy Warhol. Outre la banane de couverture pour le moins équivoque (d'autant qu'à la sortie de l'album, celle-ci était accompagnée de la mention : "Peel Slowly and See" ; en l'"épluchant", on découvrait un fruit... rose), la thématique du Velvet n'est pas vraimen...

Mr Katerine vous emmerde

S'il est un chanteur actuel qui correspond totalement à ma chronique honteuse du vendredi, c'est bien lui : Katerine. De part son univers décalé, ses quelques chansons cultes : "Je vous emmerde", "Louxor, j'adore", "VIP", etc, mais aussi ses collaborations diverses et variées dans le milieu de la musique bien sûr, mais aussi de la télé, du cinéma, etc. Cet homme est une personnalité atypique, complexe, qui n'aime rien qu'à brouiller les pistes, surprendre et ne surtout pas se prendre au sérieux. Forcément, cela agace les rabat-joie en tout genre, comme si l'art se devait d'être quelque chose de chiant, coincé et un domaine réservé aux personnes de bon goût. Bobo ?  Elitiste ? Anti-commercial ? Même pas, il participera d'ailleurs à la nauséabonde Star Academy ou encore au dernier album de l'horripilante Arielle Dombasle. Le gars bouffe à tous les râteliers, pourvu qu'il puisse s'amuser. Le ridicule ne tue pas, me ...