C'est grâce à l'ami de Merseyside que nous sommes allés en famille un dimanche après-midi à Bobino assister à un concert rock. Mais pas n'importe quel concert : celui-ci est indiqué à partir de 6 ans et il raconte en à peine plus d'une heure l'histoire du rock. Belle ambition portée par un groupe de musiciens aguerris, du blues des noirs américains dans les plantations du Sud à des titres plus récents comme le célèbre "Seven Nation Army" - même si le tube des White Stripes a plus de vingt ans au compteur - malheureusement transformé depuis plusieurs années en hymne pour stades, beuglé en choeur par des troupes de décérébrés. Le groupe maîtrise en tout cas ses classiques, de Elvis aux Beatles, en passant par Hendrix, AC/DC, Metallica, le Clash, etc. Tout est impeccablement joué. Bien sûr, il y a de nombreux oublis et certains difficilement pardonnables (Radiohead, Pink Floyd, Dylan ainsi que tout le rock indépendant au sens large). Le punk est aussi balayé avec un seul et très consensuel "Should I Stay or Should I Go". Mais le parti pris est que cela soit abordable pour les jeunes enfants, ce qui peut se comprendre. Pas de rock gothique ou sataniste, donc. Heureusement, Bowie est à l'honneur avec un beau "Life On Mars" joué intégralement en clôture : ouf. Mes enfants sont sans doute déjà un peu trop âgés pour l'exercice. Papa et maman sont passés par là pour leur culture musical, aidés par des petits livres comme celui-là. Le concept reste intéressant mais mériterait d'être développé avec des spectacles ciblés sur un style plus particulier que ce terme "rock" devenu depuis bien longtemps beaucoup trop fourre-tout. En tant qu'adulte, c'est aussi ce qu'on voudrait pour nos enfants, qu'ils prennent le temps, arrêtent d'être dans un zapping permanent, abreuvés qu'ils sont d'écrans et d'informations en tout genre. Survoler, c'est bien, contempler c'est mieux.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...

Commentaires
Enregistrer un commentaire