C'est grâce à l'ami de Merseyside que nous sommes allés en famille un dimanche après-midi à Bobino assister à un concert rock. Mais pas n'importe quel concert : celui-ci est indiqué à partir de 6 ans et il raconte en à peine plus d'une heure l'histoire du rock. Belle ambition portée par un groupe de musiciens aguerris, du blues des noirs américains dans les plantations du Sud à des titres plus récents comme le célèbre "Seven Nation Army" - même si le tube des White Stripes a plus de vingt ans au compteur - malheureusement transformé depuis plusieurs années en hymne pour stades, beuglé en choeur par des troupes de décérébrés. Le groupe maîtrise en tout cas ses classiques, de Elvis aux Beatles, en passant par Hendrix, AC/DC, Metallica, le Clash, etc. Tout est impeccablement joué. Bien sûr, il y a de nombreux oublis et certains difficilement pardonnables (Radiohead, Pink Floyd, Dylan ainsi que tout le rock indépendant au sens large). Le punk est aussi balayé avec un seul et très consensuel "Should I Stay or Should I Go". Mais le parti pris est que cela soit abordable pour les jeunes enfants, ce qui peut se comprendre. Pas de rock gothique ou sataniste, donc. Heureusement, Bowie est à l'honneur avec un beau "Life On Mars" joué intégralement en clôture : ouf. Mes enfants sont sans doute déjà un peu trop âgés pour l'exercice. Papa et maman sont passés par là pour leur culture musical, aidés par des petits livres comme celui-là. Le concept reste intéressant mais mériterait d'être développé avec des spectacles ciblés sur un style plus particulier que ce terme "rock" devenu depuis bien longtemps beaucoup trop fourre-tout. En tant qu'adulte, c'est aussi ce qu'on voudrait pour nos enfants, qu'ils prennent le temps, arrêtent d'être dans un zapping permanent, abreuvés qu'ils sont d'écrans et d'informations en tout genre. Survoler, c'est bien, contempler c'est mieux.
On ne présente plus le premier, l’un des écrivains français les plus traduits au monde, controversé, aimant la provocation, jusqu’à flirter avec l’extrême droite ou tourner dans un porno amateur. On l’avait déjà retrouvé sur disque lors d’une collaboration avec Bertrand Burgalat pour le brillant et culte " Présence humaine " en 2000. Ses textes poétiques se marient bien avec la musique, ils ont leur mélodie, même s’ils sont juste déclamés. On connait un peu moins le second. Pourtant, c’est lui qui fut à l’origine du renouveau artistique de deux chanteurs attachants et en perte de vitesse, au bout du rouleau : d’une part, Daniel Darc, l’ex Taxi Girl avec le bien nommé " Crève coeur " en 2004, grand disque de chanson d’ici, et d’autre part, Pete Doherty, l’ex Libertines qui peinait à se renouveler avec un album élégant, à la classe délicieusement désuète. Les deux se seraient mis d’accord à l’écoute du " Psaume 23 " repris par Darc sur l’album susnommé. Houe...

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