Accéder au contenu principal

King Creosote - Astronaut meets Appleman

En voilà un dont la productivité dépasse carrément l'entendement. Imaginez plus de trente albums en à peine vingt ans de carrière ! Et jusqu'à présent pas un seul post ni même une seule mention de son nom chez la musique à papa ! Il est grand temps de corriger cette criante injustice avec ce nouvel album, merveille de pop précieuse et mélodieuse. Il faut dire que Kenny Anderson - frère du fondateur des Beta Band - l'homme qui se cache derrière King Creosote a eu le temps de peaufiner son affaire. On y entend quantité d'instruments jusqu'à une cornemuse - Ecosse oblige - dont l'apparition en plein milieu du magnifique "Surface" parait quelque peu incongrue. Pour le reste, une simple écoute au casque nous permet d'entendre rapidement la supériorité de ces arrangements sur le commun de la pop actuelle. 
Le style me rappelle les excellents The Leisure Society et on touche ici à l'excellence comme pour leur "Into Murky Water" de 2011. Mais qui s'intéresse au son ? A la musique de King Creosote ? Et si on arrêtait d'essayer de "vivre avec son époque" quand celle-ci n'a cure d'albums aussi beaux et subtils que celui-là ?

Clip de "You Just Want" :

Commentaires

  1. Ah je connaissais pas du tout, et c'est très bon ! C'est le genre d'artiste dont on lit le nom ici ou là mais pour lesquels on ne prend pas le temps d'aller écouter ou de creuser plus. Donc merci de m'avoir fait sauter le pas !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De rien. Moi aussi, il va falloir que j'essaie de rattraper un peu mon retard, parce que le gars a déjà fait une palanquée de disques...

      Supprimer
  2. Un jour, j'ai entendu "a Prairie Tale" (sur l'album From Scotland with Love, 2014) Depuis je suis fan de ce véritable orfèvre pop. Des arrangements somptueux et toujours sobres: parfait pour vous détendre après une dure journée (: J'attend sa venue avec impatience pour voir ça en concert!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Par contre, je ne crois pas qu'il ait de concerts prévus prochainement par chez nous...

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Drugdealer - Raw Honey

Weyes Blood encore et toujours. On la retrouve cette fois en compagnie du groupe Drugdealer - elle était déjà là sur le premier album du groupe, "The end of the comedy" - pour le très beau "Honey", bien dans l'esprit de ce qu'elle fait en solo. Il faut dire que la musique de Drugdealer est très proche de celle de Weyes Blood, c'est-à-dire douce, mélodique, admirablement désuète et kitsch (l'école californienne de Ariel Pink et consorts). En plus de l'évidente influence des Beatles("If you don't know now, you never will") , "Raw Honey" flirte même avec le jazz-rock FM des années 70. "Fools" ressemble par exemple à du Steely Dan.  Sauf que c'est toujours fait de manière décontractée, sans démonstration de virtuosité. Il faut dire que Michael Collins, l'auteur-compositeur de Drugdealer n'est arrivé à la musique qu'il y a dix ans seulement, en autodidacte. Voilà donc un agréable disque de saison, à …

O - à terre !

En voyant la liste des catégories pour les prochaines Victoires de la musique, je me suis dit tout de suite qu'il en manquait au moins une. Quid de la pop française ? Alors que celle-ci s'est rarement portée aussi bien ? Mais ce n'est plus à prouver que ces cérémonies restent au final très consensuelles, se contentant de valider les goûts de l'époque sans voir plus loin, et rechercher l'intemporel. Pourquoi passer ainsi sous silence la bonne santé de la pop d'ici en ignorant si ouvertement le talent de Chevalrex, Thousand, Barbara Carlotti ou Olivier Marguerit alias O ? Ce dernier est d'ailleurs peut-être le lien entre tous, car bien souvent caché derrière tous les derniers disques de pop français qui comptent. Il a aussi officié au sein des indispensables Syd Matters dont on attend toujours une suite au chef d'oeuvre "Brotherocean".  O revient donc avec un deuxième album, encore plus réussi que le premier - le déjà remarqué et remarquable &q…

Exposition Electro - de Kraftwerk à Daft Punk - samedi 13 juillet 2019

De Kraftwerk à Daft Punk : tout un programme ! Comment résumer la musique électronique ? Question difficile à laquelle la nouvelle exposition de la Philharmonie de Paris ne répond pas vraiment. Mais le propre de tout mouvement est d'être en perpétuelle évolution. Il y a un avant en terme de techniques, d'instruments, ici assez bien raconté avec quelques antiquités électroniques, datant pour certaines de plus d'un siècle. On peut aussi y entendre Jean-Michel Jarre plus gros rassembleur de l'histoire avec des concerts de plus d'un million de spectateurs, parler de son incroyable matériel, la musique devenant une science, résultat de savants calculs incompréhensibles du commun des mortels. Il n'y a par contre pas d'avant et après en terme d'évolution musicale, il y a juste des influences multiples et diffuses, des styles divers et variés. Des villes qui ont créé des vocations comme Detroit (la techno), Chicago (la house) ou Berlin. Des artistes majeurs co…