Petite pause sur ce blog pour cause de vacances et retour avec, pour moi, l’un des disques les plus attendus de l’année. En effet, j’ai pris mes billets pour les aller voir pour la première fois lors du festival We Love Green qui aura lieu en juin prochain, tout près de chez moi. "The Mountain" est le neuvième album de Gorillaz, le meilleur depuis "Plastic Bleach", ou au moins depuis "Song Machine". Là où la plupart de leurs disques, à force de partir dans tous les sens, mariant quantités d’influences disparates, avaient souvent tendance à tourner en rond, celui-ci se montre nettement plus homogène avec une tonalité indienne prédominante et des thèmes recentrés autour de la mort. Il faut dire que la paire Jamie Hewett - l’homme derrière l’aspect graphique - et Damon Albarn - l’homme derrière la musique - ont tous deux perdus leur père récemment. Ils ont aussi tous deux été subjugués par un voyage en Inde. Le premier morceau éponyme purement instrumental fait pourtant penser à une musique d’ambiance, telle qu’on pourrait l’entendre dans un salon de massage ou de soins.
La suite, bien sûr, nous mènera bien plus loin, nous faisant croiser quantités d’invités, comme à l’habitude. Les plus notables : les Sparks, Kara Jackson, Idles, le rappeur argentin Trueno, Mark E. Smith - oui, Gorillaz fait même ressusciter les morts ! - ou Omar Souleyman. On retrouve aussi régulièrement le phrasé de Black Thought, ancien membre de The Roots, le sitar d’Anoushka Shankar et la guitare de Johnny Marr. Et bien sûr la voix de Damon Albarn, peut-être plus qu’à l’accoutumée. Non, "The Mountain" n’est pas une reprise de Jean Ferrat, même si, à sa façon, elle est aussi bien belle.


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