Il est des groupes qu’on rencontre fortuitement. Celui-là en fait partie. Nous étions la semaine passée en vacances dans le sud de l’Angleterre, notamment du côté de Brighton. Comme à chaque fois que je voyage je regarde si pendant mon périple il n’y aurait pas des concerts intéressants. Début août, je n’y crois pas trop. Un festival peut être ? Mais ils sont souvent tous complets depuis belle lurette dans la perfide albion. J’avais repéré avec déception celui programmant Nick Cave à Brighton, sa ville d’adoption. C’était le 31 juillet et quelques jours seulement avant notre venue sur ces mêmes lieux. Surtout que l’Australien, hôte de la soirée avait eu la bonne idée d’inviter les toujours merveilleux Flaming Lips, Cate Le Bon ou The English Teacher. Bref, ça sentait la soirée d’exception. Déception accentuée par le fait qu’il restait encore des places presque jusqu’au dernier moment, que le sieur Nick Cave improvisa à la façon Beatles un set surprise et gratuit sur le toit de Resident Records, célèbre disquaire local le matin même et enfin que Kylie Minogue partageait avec lui la scène le soir le temps de l’inoubliable "Where The Wild Roses Grow".
Mais j’avais déniché un plan B qui gagna en intérêt au fil des écoutes. "The Sweet Goodbye" est le premier album de Opus Kink et c’est une vraie réussite. Il mélange le post-punk et le jazz tout en gardant une belle puissance mélodique. Bref, une sacré gageure. Opus Kink avait aussi l’avantage d’être une formation du cru. Ils jouaient le 6 août au Concorde 2, à 30 minutes a pied de notre hôtel, le long de la digue de Brighton. Mais finalement, j’y ai renoncé : trop de contraintes dans l’organisation de notre journée et puis ce n’est pas le genre de musique qui plait particulièrement à nos ados. Il aurait fallu les planter pour la soirée : pas top pour des vacances en famille, d’autant que Opus Kink seront de passage en décembre à Paris pour le même prix. En tout cas, si je les ai pas encore vus, ce voyage m’aura permis de faire une bien belle découverte musicale (et aussi "Jubilee Street" même si ça n'a rien à voir), loin d'être qu’un simple faire valoir à défaut de mieux.


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