Accéder au contenu principal

Public Service Broadcasting - Every Valley

Ce groupe est devenu en quelques années, deux disques, surtout le premier, le formidable "Inform - Educate - Entertain" et une poignée de concerts mémorables, un de mes préférés. Alors quand ils sortent un nouvel album, c'est forcément un événement. "Every Valley" qui vient trouver sa thématique dans la fin de l'industrie du charbon au Pays de Galles, est une fois de plus une réussite, plus encore que le décevant "The Race For The Space" sur le sujet trop évident et un peu éculé de la conquête de l'espace. On nage bien sûr comme d'habitude entre les extraits de films et la musique post-rock voire krautrock. Pour faire plus local, le groupe a invité pléthore de gloires galloises, notamment le leader des Manic Street Preachers. Mais la musique de Public Service Broadcasting est encore plus belle lorsqu'elle se passe de chant. Seule, Tracyanne Campell, la chanteuse des écossais de Camera Obscura s'en tire admirablement sur "Progress", parce qu'elle épouse la mélodie. Les deux titres "All out" aux guitares un peu bourrines et "Turn no more" avec la voix lourdaude de Bradfield font un peu tâche au final, par leur manque de finesse. Dommage, car mis à part ça, c'est un sans faute, jusqu'au clin d'œil à Bowie sur "You+Me" où l'intro est volontairement pompée sur celle de "Five Years". On entend aussi sur ce même titre, du gallois ainsi que pour la première fois la voix de Willgoose. 
Pas sûr qu'on l'y reprendra de sitôt lui qui préfère se cacher derrière sa musique et l'histoire qu'il veut nous raconter. Public Service Broadcasting réussit encore l'exploit d'allier les deux de manière intelligente et réfléchie pour en faire un tout cohérent, riche et documenté. Toujours aussi passionnant.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Philippe Cohen Solal & Mike Lindsay - Outsider

Henry Darger était ce qu'on appelle un artiste "outsider". Il a oeuvré toute sa vie dans l'ombre. Ses travaux n'ont été découverts qu'à sa mort, en 1973. C'est avant tout " Vivian girls ", un récit épique de plus de 15 000 pages racontant une histoire de princesses, d'esclavage, de guerres, peuplée de tout un tas de personnages imaginaires, tantôt morbides, tantôt enfantins. Elle est accompagné d'aquarelles, collages, dessins en tous genres et inspirée par l'univers des comics. Depuis sa mort, son oeuvre fait l'objet d'un culte grandissant. On l'a retrouvée exposée dans de nombreux musées d'art moderne, à Chicago, sa ville natale, New-York ou Paris. Cette fois-ci, c'est le compositeur français Philippe Cohen Solal, fondateur de Gotan Project, touché par cet artiste maudit, qui a décidé de faire un album complet autour de son univers.  Il a pour cela fait appel à quelques amis : Mike Lindsay, leader des folkeux an

Et toi, t'as écouté quoi en 2020 ?

Nous y voici donc, le calendrier des sorties de l'année 2020 avec les disques chroniqués ici-même. 50 disques pour une année 2020 qui, si elle n'a pas été franchement emballante d'un point de vue événements a réussi à tenir malgré tout le cap niveau musical avec quelques beaux disques. Je vous laisse partager en commentaires vos coups de coeur personnels si ça vous dit. Il me restera ensuite à clôturer définitivement l'année avec ma compilation millésimée et mon top 10 des albums, pris bien sûr dans cette sélection. JANVIER 8   : Electric Soft Parade - Stages 10 : Alexandra Savior - The Archer 17 : of Montreal - UR FUN 24 : Andy Shauf - The Neon Skyline        Tristen - Les identités remarquables 31 : Dan Deacon - Mystic Familiar        Superbravo - Sentinelle        Destroyer - Have We Met FEVRIER 7   : Isobel Campbell - There is no other... 14 : Octave Noire - Monolithe 21 : Spinning Coin - Hyacinth 28 : Grimm Grimm - Ginormous MARS : 6   : The Saxopho

The Avalanches - We Will Always Love You

Après la sortie du dernier disque de Gorillaz rempli à ras bord de musiques en tous genres et d'invités de marque, voici The Avalanches qui placent peut-être encore la barre au-dessus, si cela est possible. Jugez plutôt : MGMT, Johnny Marr, Vashti Bunyan, Mick Jones, Neneh Cherry, Kurt Vile, Karen O, Wayne Coyne ou Rivers Cuomo. On est donc dans la surenchère de sons, de collaborations, d'albums pleins comme un oeuf. Bienvenue dans la culture du zapping, sauf qu'ici, il y a - et c'est ça qui est assez incroyable - une vraie homogénéité malgré les styles si différents des invités. Chacun est venu se fondre dans la grande orgie pop orchestrée par le duo Australien. Contrairement au Gorillaz, on peut ici tout aimer ou presque. Si je n'étais pas forcément convaincu par les quelques singles annonciateurs, l'écoute entière de l'album m'a conquis. C'est le miracle de ce groupe : comme " Since I Left You " paru il y a déjà vingt ans, ce " We