Deuxième concert de la semaine : même endroit, même heure, même festival. Cette fois-ci, la première partie est un peu plus fun. Normal, vous me direz : la musique est souvent à l'image de celle de la tête d'affiche. C'est une sorte d'électro pop avec un zeste de soul. Le chanteur est un drôle de petit bonhomme et si ce n'est pas inoubliable (là encore beaucoup de sons semblent enregistrés), ça reste plutôt plaisant à l'oreille. Pas sûr que ça suffira pour que dans quelques années, on retienne encore le nom de ce Cola Boyy. Pour MGMT, la donne n'est évidemment pas la même, n'en déplaisent à leur nombreux détracteurs. Le duo new-yorkais a montré depuis longtemps qu'il n'était pas qu'une simple hype passagère. Les voilà avec un quatrième disque qui est sans doute leur plus immédiat et accessible. En live, c'est un show incroyablement rodé. Le chanteur débarque avec un maquillage façon "Aladdin Sane". J'avais entendu que sur scène, ils manquaient de charisme et que le son était souvent déplorable, si bien que j'ai été agréablement surpris. Bien sûr, la communication avec le public reste limitée, mais vu le spectacle proposé, on n'en demande pas plus. Quasiment tout le dernier disque y passe, notamment l'excellent "Little Dark Age" pour débuter. Deux nouveaux morceaux suivis d'un extrait de leur premier, l'inépuisable "Oracular Spectacular" qui les a rendu célèbres, voilà le rythme de la soirée. Rien du troisième "MGMT", l'incompris. Quasiment rien de "Congratulations", leur deuxième album, injustement mal-aimé. Ils joueront seulement le morceau de bravoure, "Siberian Breaks", véritable épopée pop de plus de dix minutes. Bien sûr, il y a "Time to Pretend". Bien sûr, il y a "Kids" pour une longue version à l'ambiance club, le temps d'un passage assez technoïde. Le show visuel un peu barré est à l'image habituelle de leurs clips, même si moins outrancier. Bref, MGMT est à la hauteur de sa réputation, une formidable machine à tubes électro-pop. À ce jeu-là, ils ont peu d'équivalents actuellement.
" It’s the end of the world as we know it and i feel fine " nous chantait déjà REM en 1987. Les années passent et ce sentiment s'élargit. Devant une actualité toujours déprimante, nous sommes de plus en plus nombreux à préférer l'indifférence, pour nous protéger, rester "en vie". C’est sur ce constat défaitiste et aussi sur une même accointance pour les guitares tranchantes que Peter Buck et Luke Haines ont décidé d’écrire des disques à 4 mains. Pour ceux qui ne savent pas qui sont ces deux individus, le premier n’est rien d’autre que l’ancien guitariste de REM, le second est l’ancien chanteur de The Auteurs. Tous deux sont responsables d’une palanquée de mes classiques personnels. " Going down to the river... to blow my mind " est déjà leur troisième album commun. J’avais quelque peu fait l’impasse sur les deux premiers, à tort. En tout cas, ce nouveau présente une liste de titres impeccables dans la droite lignée des premiers disques de The Auteu...
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