14 novembre 2011

Alain Bashung - La Nuit Je Mens (1998)

Alain Bashung est mort depuis plus de deux ans et pourtant, il bouge encore. Un nouvel album vient même de sortir. Un hommage à son "maître", Serge Gainsbourg, pour un des ses meilleurs disques, "L'homme à la tête de chou" revisité. Les deux hommes avaient déjà travaillé ensemble au début des années 80 sur "Play Blessures". L'album pas désagréable en soi n'apporte pas grand chose au statut de ces deux artistes majeurs de la chanson française. Il permet juste de donner envie de réécouter la discographie des deux protagonistes. Celle de Bashung a pris une autre dimension avec "La Nuit Je Mens" - c'est aussi sur le tournage du clip qu'il rencontrera sa dernière femme, Chloé Mons -, en 1998. "Fantaisie Militaire" lui a donné une reconnaissance unanime - plusieurs Victoires de la musique - de la profession comme du grand public. Il faut dire que le disque a de quoi impressionner, mélangeant les textes sombres (obscurs?) et universels de son acolyte Jean Fauque et la musique plus ouverte que jamais de Bashung. Pour l'aider, l'artiste a convoqué quantité de musiciens renommés : Les Valentins, Adrian Utley guitariste de Portishead, Rodolphe Burger, etc. Un des nombreux talents de Bashung aura été de très bien savoir s'entourer, particulièrement à la fin de sa carrière. "La Nuit Je Mens", même si j'aurais aussi pu citer "Aucun Express", l'autre morceau de bravoure du disque, est une formidable plongée dans l'inconscient, avec des paroles aux interprétations multiples. Une chanson de rêves, fantasmée, dont l'écho résonnera longtemps encore. Dans nos nuits, Alain Bashung est toujours présent...

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fait l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
A la station balnéaire
tu t'es pas fait prier
J'etais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau

[Refrain] :
La nuit je mens
Je prends des trains
a travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains.

J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
J'ai fait la saison
dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
d'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre a chercher a te plaire
dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs

[Refrain]



J'ai dans les bottes
des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour a des murènes
J'ai fais l'amour
J'ai fait le mort
T'etais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains a travers la plaine
La nuit je mens Je m'en lave les mains.
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Ou subsiste encore ton écho
Ou subsiste encore ton écho.

la nuit je mens...

2 commentaires:

  1. En 1989, il savait déjà bien s'entourer.
    Sur Novice, 7ème album cuir et métal, on retrouve Colin Newman, Blixa Bargeld, Phil Manzanera, Dave Ball, Simon Rogers ...
    Un disque de rock français ? Oui !
    Réécouté récemment, il reste percutant, étrange et mutant, profond. La prod est bien "indu", d'un modernisme aujourd'hui décalé, ou peut-être pas tant que ça.
    Alcaline demeure un morceau vertigineux, pour moi l'un de ses plus émouvant.

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