13 avril 2012

Haddon Hall : Quand David inventa Bowie de Néjib

Petit détour par la bibliothèque aujourd'hui avec, pour la première fois, une bande dessinée. Une bande dessinée sur le rock, qui raconte de surcroît, une vraie histoire, ce n'est pas très courant. Cette histoire, c'est celle de David Bowie, avant qu'il ne devienne réellement célèbre, c'est-à-dire à l'époque charnière de la fin des années 60 et du début des années 70, au moment de l'enregistrement de "The Man Who Sold The World". Malgré ses nombreux défauts et le fait que la sublime chanson titre occulte un peu le reste, ce disque marque la naissance artistique du chanteur. Dès l'année suivante, il publiera son premier chef d'oeuvre, "Hunky Dory". La suite appartient à l'histoire du rock et tout le monde la connaît (ou devrait la connaître). Intéressant donc d'avoir voulu mettre en image cette période qui se cantonne ici à un lieu : Haddon Hall, vaste demeure victorienne de la banlieue de Londres que Bowie partage avec femme (et futur enfant, Duncan), frère schizophrène et amis musiciens (Marc Bolan, Mick Ronson, Tony Visconti, Syd Barrett, etc).
(Bowie devant Haddon Hall en 1970)
Si les inconditionnels n'apprendront sans doute pas grand chose, je ne savais pas, par exemple, que "Life On Mars" avait été écrite suite au refus de la maison de disques de choisir la traduction de Bowie pour la reprise anglaise du "Comme d'habitude" d'un des célèbres psychopathes de la variété française à double prénom. Cette chanson était donc sensée être sa manière à lui, de dire qu'il était capable de faire bien mieux que l'original. Ce qui n'est évidemment pas à démontrer... Quant à l'auteur, Néjib, c'est un néophyte. On ne connait rien de lui, à part bien sûr le fait d'être un fan de Bowie - ce qui, vous en conviendrez, est déjà un bon début. Il a ouvert un blog très intéressant dédié à sa bande dessinée, où il met en parallèle certaines de ses planches avec vidéos et photos d'époques correspondantes. C'est ce que je reproduis ci-dessous, histoire de vous en donner un bref aperçu. Les couleurs chaudes omniprésentes permettent de replonger agréablement dans les temps malheureusement révolus du Swinging London.

Syd Barrett, considéré par Bowie lui-même comme le maître de la pop britannique :


Bowie connaît enfin le succès quand "Space Oddity" est choisie comme bande sonore de l'événement historique des premiers pas de l'homme sur la lune sur la BBC :


"Zane! Zane! Zane! Ouvre le chien": des paroles surréalistes présentes à la fin de "All the Madmen" dont l'explication viendrait d'un drôle de rituel entre les deux frères Jones (David et Terry) :

All the madmen by David Bowie on Grooveshark

1 commentaire:

  1. Bon, c'est pas bien avec ce post de me remettre le nez dans une de mes plus constantes fixettes, : la Bowie-tite ! Mais j'avais entendu parler de l'existence récente de cette B.D, ainsi que de l'anecdote "Comme d'habitude" ...

    Par contre, cette histoire de rituel absurde entre David et son frère, vraiment zarbi !! Ça donne envie de réécouter "The Bewlay Brothers", tiens, entre autres.
    Pfff, c'est malin, tiens, me v'là en rechute !! ;)

    RépondreSupprimer